ORDRE DE LA CROIX ÉTOILÉE
“Dans la nuit du 16 février 1668, un incendie éclata dansle château impérial de Vienne, et le feu se propagea avec une telle rapidité, que l'impératrice Éléonore de Gonzague n'eut que le temps de quitter sa chambrequi s’écroula aussitôt, Parmi les objets perdus, celui qui exeitait
les plus vifs regrets de limpératrice était une petite cassette én bois, ornée de cristal et d’émail, enveloppée d’un sac de soie, et qui contenait une croix d’or renfermant un fragment de la croix de Jésus-Christ. Cette relique, dont la maison d'Autriche était depuis longtemps en possession, et que les empereurs Maximilien et Ferdinand If portèrent constamment sur eux, avait été donnée à la veuve de ce dernier prince par son successeur Léopold 1°.Le 6 février, la croix d'or fut retrouvée intacte, et le fait fut constaté par un procès-verbal de l’évêque.
Cet événement donna à l’impératrice l'idée de fonder un ordre de dames, non-seulement pour en élerniser la mémoire, mais encore pour amener les membres de l'ordre à se vouer à l’adoration de la eroix, à une vie vertueuse, à des actes pieux et charitables. Approuvés par un bref du pape Clément IX, du 27 juillet 1668, les statuts de l'ordre furent sanctionnés par l'empereur Léopold, le 9 septembre.
La noblesse est une condition nécessaire d'admission. Le nombre des membres est illimité; les nominations appartiennent à la grande maitresse, qui est toujours une princesse de la maison d'Autriche.
L'ordre célèbre sa fête le 5 maï et le 14 septembre, jours de l’invention et de l'exaltation de la sainte croix.
Les officiers sont : un trésorier, un secrétaire, un examinateur des preuves de noblesse, un chancelier et un huissier.
Les Dames de la Croix Étoilée portent, attachée à un ruban noir, la décoration n° 22, planche V, sur le sein gauche.