‹ Ordres de chevalerie et marques d'honneurChapitre 163 sur 272 · ORDRE DE LA COURONNE DE RUE · texte numérisé non relu

ORDRE DE LA COURONNE DE RUE

Napoléon venait d'élever la Saxe à la dignité de royaume, et le nouveau monarque ne tarda pas à satisfaire le désir bien naturel d'avoir aussi son ordre royal. Ce désir, d’ailleurs , était encore aiguisé par l'empereur, dont l’image ornait la décoration primitive ; enfin, en instituant la Couronne de Rue (20 juillet 1807), Frédéric-Auguste annonçait vouloir laisser à ses successeurs un souvenir du temps où l’action de la Providence avait été si favorable au maintien de la Saxe et de sa dynastie, et leur donner en même temps le moyen d'accorder une brillante récompense aux citoyens qui auront bien mérité de la patrie.

Le roi est le grand maitre de l'ordre; ses fils et ses neveux naissent chevaliers.

Au roi est réservé le droit exclusif d'admettre dans l'ordre les prmces de sa maison, les princes étrangers aussi bien que les grands dignitaires étrangers.

Le bijou (pl. LXXIHT, n° 2) montre d'un côté le chiffre F. À., sommé de la Couronne royale, et, de l'autre, la devise de l'ordre : Provuentiæ memor. Il se porte suspendu à un large ruban vert moiré, passé de l'épaule droite à la hanche gauche.

Au centre de la plaque, étoile d'argent à huit rais, qui s'attache brodée sur la gauche de l'habit, se trouve un médaillon, cireonserit par la Couronne de Rue, sur champ d'argent, lequel renferme la devise sur champ d'or. (N° 1).

» Les statuts ne sont pas encore dressés.

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