‹ Ordres de chevalerie et marques d'honneurChapitre 175 sur 272 · MÉDAILLE POUR LES FIDÈLES GUERRIERS · texte numérisé non relu

MÉDAILLE POUR LES FIDÈLES GUERRIERS

Fondée par le grand-duc Charles-Auguste. Le règlement, du 4 décembre 1845, contient les dispositions suivantes :

[. Il sera institué une commission qui désignera les militaires dignes de la médaille.

IL. Cette commission sera composée du général-major d'Egloffstein, comme président; du grand maitre des eaux et forêts de Seebach, comme

chef du corps des chasseurs et des volontaires de 1813; des plus anciens capitaine, premier lieutenant, second lieutenant, et deux des meilleurs sergents-MmaJors des deux bataillons (ces derniers nommés par le présis dent et les trois officiers); enfin, d’un secrétaire pour tenir les écritures. «

HT. N'auront droit à cette marque d'honneur que les militaires qui, dans les guerres depuis 1809, se sont fait remarquer par leur bravoure et leur fidélité, ainsi que l'exige leur devoir, sans s'être rendus coupables d'un erime ou d’une faute majeure.

IV. Un certificat signé par le président, et spécifiant les motifs dela récompense, sera délivré à chaque décoré.

V. Après le décès d’un décoré, la commission veillera à ce que sa mes daille soit restituée par les héritiers.

VI. La commission a le droit de retirer la médaille à tout individu dont la mauvaise conduite est notoire, et elle Me fait un rapport à ce sujet:

VIL. En cas de doute, le président a voix prépondérante, ou Me des mandera l'expression de Ma volonté.

| (Signé) CHarLes-Aucusrs.

En vertu d'un ordre du 17 décembre 1816 :

1. Quiconque encourt, comme peine criminelle, l'emprisonnement dans une maison de correction, devient pour toujours indigne de porter la médaille. : "0

2. Quiconque (excepté pour les contraventions de police) a été con= damné à la prison, perd pour un an le droit de porter la médaille, non compris le temps de sa détention.

Enfin, par un ordre du 20 décembre suivant, la médaille des militaires décédés doit être suspendue dans l'église du lieu de leur naissance.

Mépaizces pu MÉRITE civis.

Le grand-duc Charles-Auguste, pendant son séjour à Paris en 1815; fit frapper une médaille à son effigie, portant sur le revers les mots“ Carolus Augustus, magnus dux Saxoniæ, où Mitescunt aspera sæela: Elle fut distribuée en or, argent ou bronze, comme médaille du Mérite civil, et, avec permission expresse, se porte au ruban de l’ordre du Faucon.

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Une médaille plus petite, à l'effigie du même prince, et portant au revers les mots : Doctarum frontium prœæmia, fut aussi frappée à Paris et distribuée par le grand-duc aux savants distingués.

On distribua aussi une médaille moindre encore, dont le revers portait : Meratis nobilis, attachée au ruban de l'ordre du Faucon.

Ces médailles demeurent la propriété des héritiers, mais elles ne peuvent devenir un objet de commerce. Si la famille veut s'en défaire,

elle doit les échanger, contre la valeur du métal, au secrétariat de l'ordre.

(Décision du 50 juin 1850.)

Depuis 1829, la dernière médaille en or ou en argent, avec l'inscription entourée d’une couronne de chêne, est accordée par le grand-duc actuel, et s'attache à un ruban aux couleurs nationales.

Il distribue encore des médailles en or, argent ou bronze à son effigie, avec l'inscription : Dem Verdienste, gravée sur le revers, dans une couronne de chêne. Elles se portent à la boutonnière, suspendues à un ruban aux couleurs nationales.

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