‹ Ordres de chevalerie et marques d'honneurChapitre 182 sur 272 · ORDRE DE L'ÉTOILE POLAIRE OÙ LE CORDON NOIR · texte numérisé non relu

ORDRE DE L'ÉTOILE POLAIRE OÙ LE CORDON NOIR

Cet ordre, comme les deux précédents, n’a qu'une existence fort douteuse avant Frédéric [* (28 avril 1748). Il est le prix des vertus civiques, du zèle pour la chose publique, des fondations utiles. L'étoile, symbole de l'ordre, avertit les chevaliers qu'ils ne doivent jamais laisser décliner la gloire du nom suédois.

L'ordre, — qui est accessible aussi aux étrangers, — se compose de deux classes, les commandeurs et les chevaliers. Dans la première entrent de droit les princes de la maison royale, dès leur naissance; les cheva hers de l'ordre des Séraphins y entrent dès leur réception. Pour y être admis, il faut avoir obtenu déjà une décoration, et jouir dans le civil d'un rang qui donne droit au prédicat de tro man (amé et féal), ou, dans le clergé, être élevé à l'épiscopat.

Le nombre des membres n'est pas limité ; cependant, Gustave Ia pris une décision qui attribue au clergé huit croix de commandeur t douze de chevalier. Un Suédois ne peut devenir commandeur qu'après avoir obtenu la croix de chevalier.

À la réception, qui est la même que pour les chevaliers de l'Épée, les commandeurs payent 12 thalers 24 schellings pour frais de timbre, et 2 thalers à la chancellerie. La rétribution des chevaliers est de 6 thalens 12 schellings pour timbre, et de 2 thalers à la chancellerie.

La décoration est une croix d'or, octogone, émaillée de blane, anglée

et sommée de couronnes d’or. L’écu du milieu, d'azur, est chargé d'une étoile à cinq rais d'argent, entourée de la légende : Nescit occasum. (PI. LXXX, n° 8.)

Les commandeurs la portent suspendue au cou et piquent sur la poitrine l'étoile d'argent n° 7, avec l'Étoile polaire au centre ‘.

Les chevaliers ont la même croix, mais plus petite, pendante à la boutonnière.

Dans les solennités de l'ordre, la croix est suspendue au collier n° 9, dont les chaïinons représentent l'Étoile polaire et un F double (Frédéric), d'azur. Les commandeurs portent alors le costume national, en velours rouge, et culottes de satin blanc.

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