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ORDRE DE L'ÉPÉE OÙ LE CORDON JAUNE

On attribue à Gustave Wasa la création de cet ordre, destiné à récompenser dans l'armée le courage héroïque, les longs et utiles services, à

servir de monument de bravoure. Ce qu'il y a de vrai, c’est que les premiers statuts ont été dressés par Frédéric I (28 avril 1748), confirmés, avec quelques légères modifications, par le successeur de ce roi, arrêtés (28 novembre 1798) dans leur forme actuelle par Gustave IV, et grossis de quelques articles additionnels le 9 juillet 1814.

L'ordre n'avait d'abord quetrois classes ; il se compose maintenant de

2% Commandeurs grands-croix, classe ajoutée en 1772 par Gustave: 24 Commandeurs ;

Chevaliers grands-croix de première classe ;

Chevaliers grands-croix de deuxième classe ;

Chevaliers.

Les princes de la maison royale sont commandeurs de naissance. Pour obtenir ce grade, il faut avoir au moins le rang de général.

La grand'eroix ne se donne qu'en temps de guerre, pour avoir reme porté une victoire sur mer ou sur terre. Le roi lui-même ne peut lobtenir qu'au Jugement de l’armée, et le cas s'est présenté en 1789 pour Gustave LIT.

Les chevaliers grands-croix de première classe doivent avoir au moins le rang de général-major, avoir commandé devant l'ennemi en bataille | rangée où pendant un siége une division ou un corps de cette forces avoir été employé devant l'ennemi en qualité de général de division:

Les chevaliers de deuxième classe doivent avoir le rang de colonek avoir commandé devant l'ennemi au moins comme chefs de bataillon, ou dans une charge analogue.

Pour être nommé chevalier, il faut avoir, en temps de paix, servrau moins vingt années et être capitaine. Une campagne vaut deux années de paix.

La réception des chevaliers a lieu dans les appartements du roi, sans aucunes cérémonies religieuses, en présence des grands-croix de l'ordre, des chevaliers des Séraphins et de tous les autres commandeurs : du reste, on observe le même cérémonial que pour la réception dans l'ordre des Séraphins. Le serment d’un chevalier lui impose l'obligation « de » défendre les doctrines évangéliques luthériennes au risque de sa vieet » de sés biens, de servir fidèlement le roi et l'État, et de s'opposer avet » courage aux ennemis du royaume. » Lorsqu'un étranger est élu grands

croix, les insignes lui sont envoyés, et il fait parvenir aux archives de l'ordre un aperçu de ses services.

L'ordre jouit de revenus que le chapitre distribue en pensions, auxquelles arrivent, d'après leur rang d'ancienneté, les commandeurs et les chevaliers, grands-croix ou non.

Un commandeur paye, à sa réception, 12 risdales 12 schellings pour ümbre, et 2 risdales à la chancellerie.

Les chevaliers grands-eroix payent 29 risdales banco ou 5 ducats d'or.

Les chevaliers payent 2 risdales 24 schellings pour frais de timbre, et 2 risdales pour frais de chancellerie.

La décoration est une croix d’or, octogone, en sautoir, émaillée de blane, couronnée d'or. (PI. LXXIX, n° 5.) Dans le centre des angles, une couronne d'or ; au haut, deux épées croisées, enveloppées de leur baudrier. Au centre de la face, un écusson d’azur à trois couronnes d'or, ayant en cœur un glaive d'or, droit; au revers, le même glaive, portant sur la pointe une guirlande de laurier, accosté des mots : Pro patria.

La première classe la porte à un large ruban jaune à bords bleus, passé en écharpe de droite à gauche; elle y ajoute, brodée en argent sur le côté gauche de l'habit, la plaque n° 4, qui représente l’avers de la croix, sans les épées.

La deuxième classe la porte en sautoir, mais un peu plus petite, à un ruban un peu plus étroit, et la plaque est remplacée par un glaive d’argent, ou brodé en argent, sur la gauche de la poitrine. Celui qui est monté de la troisième classe à la seconde se reconnait à deux glaives croisés sur la poitrine.

Le décoré de la seconde classe qui entre dans l'ordre des Séraphins, ou devient commandeur d'un autre ordre, porte le glaive au-dessous de la plaque des Séraphins.

La troisième classe porte, suspendue à un ruban plus étroit, passé autour du cou, la grand'eroix, mais qui n’a les épées croisées qu'entre les deux croisillons supérieurs.

La quatrième classe porte la même croix à la boutonnière, suspendue à un ruban plus étroit.

Le costume de cérémonie, bleu elair à bords blancs, est l’ancien costume national. Lorsqu'on en est revêtu, la décoration pend à la chaine

représentée n° 6, composée de onze épées avec leur baudrier, et de onze heaumes bleus sur un écu d'argent.

Les deux hérauts portent à un cordon de soie bleue et jaune un écu ovale, aux armes de Suède, ayant en cœur un glaive nu, et surmonté de la devise : Pro patria. Leur costume ressemble à celui des deux pre mières classes, sauf que le manteau est remplacé par un camail bordé de cordons et de franges d'or. Sur la poitrine et le dos ils portent un glaive brodé en or, et sur les épaules la devise : Pro patria.

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