VILLES LIBRES ET HANSÉATIQUES
uand le besoin de secouer le joug de Napoléon, la passion de l'indé- JOUuS ,
pendance et de la nationalité allemande éclatèrent dans toute l'étendue de la Germanie, les villes hanséatiques, ruinées et opprimées par leur incorporation à l'empire, et Francfort, dépouillée de sa vieille liberté, se levèrent avec un véritable enthousiasme et se présentèrent à la grande bataille.
Hambourg, Brème et Lubeck ne reculèrent devant aucun sacrifice pour lever la légion hanséatique ; Francfort envoya ses volontaires sous les
drapeaux germaniques. Les deux corps rivalisèrent de bravoure avec
leurs frères d'armes, et, après la paix de Paris, ils formèrent le cadre du contingent des villes libres.
. Pour perpétuer la mémoire de cet élan national et de combats glorieux, les trois cités instituèrent pour les braves de leur légion une médaille de guerre, n° 5, pl. LXXXV. Francfort en décréta une pareille pour les campagnes de 1815 et 1814, et une autre, n° 4, pour la campagne de 1815. |
Hambourg, par décret du 9 mars 1815; Brème, par édit du 31 du même mois, et Lubeck, par édit du 7 juin suivant, instituèrent une CROIX D'HONNEUR COMMÉMORATIVE DE LA GUERRE DE LA DÉLIVRANCE DE 1814.
Henri XII, prince de Reuss-Greitz, fonda, en qualité de gouverneur de Francfort-sur-Mein, une croix de fer à huit pointes, bordée d’or. Le chiffre du fondateur se montre en lettres d’or dans l’ovale de l’avers, bordé d'or. De l'autre côté, sur les trois bras supérieurs de la croix, on voit, en or, les lettres initiales des noms de François E*, Alexandre [°° et
Frédéric-Guillaume TT, et, sur le bras inférieur, le millésime 1814. Dans le médaillon ovale du centre, en lettres d'or, l'inscription : DeurscnLann.
Le ruban est tiercé d'orange, jaune et noir ; la raie jaune bordée de deux étroites raies blanches. |