‹ Ordres de chevalerie et marques d'honneurChapitre 200 sur 272 · MÉDAILLE POUR FIDÈLE SERVICE EN CAMPAGNE · texte numérisé non relu

MÉDAILLE POUR FIDÈLE SERVICE EN CAMPAGNE

Guillaume, par la grâce de Dieu, roi de Wurtemberg,

Ayant résolu de fonder, comme signe commémoratif des services rendus au roi et à la patrie pendant la guerre, une médaille militaire, nous avons ordonné et ordonnons :

Arr. 1%. La médaille militaire sera en bronze pour tous les grades ; elle montre, à la face, un W couronné et entouré d'une guirlande de laurier ; au revers, un bouclier porté sur deux glaives avec cette inseription : Pour fidèle service pendant …… campagne. (PI. LXXX VIT, n°9.)

Arr. 2. Elle se portera sur le sein gauche, à un ruban rayé rouge et noir, et large d’un pouce. Le ruban ne sera Jamais porté sans la médaille.

Arr. 3. Quiconque aura assisté à une campagne sous les drapeaux de Wurtemberg aura droit à la médaille. Sera réputé avoir fait une campagne, tout officier, employé militaire, sous-officier, soldat, musicien ou domestique obligé, qui aura mis le pied sur le théâtre de la guerre, ou du moins aura franchi les frontières ennemies. Sont tenues pour campagnes simples, celles de 1793, 1794, 1795, 1796, 1799, 1800, 1805, 1806, 1807, 1809, 1812, 1815 en Saxe, et 1813-1514 en France, 1815.

Quiconque, après une campagne, ou, son congé obtenu, aura commis dans la vie civile une action déshonorante, ne pourra recevoir la médaille militaire.

Arr. 4. Les demandes seront adressées : 1° au ministre de la querre, par les officiers pensionnés et employés militaires ; par les militaires qui, au moment de leur congé, avaient ou ont obtenu le rang d'officier ; par tous les serviteurs, fonctionnaires ou employés au ministère de la guerre ou dans une des administrations qui en dépendent ; 2° par la voie hiérarchique, par tous les militaires et employés militaires en activité ; au grand bailliage, par tous les anciens militaires non repris au n° 1.

Le grand bailli, assisté de quatre vétérans, inscrira les demandes, en veillant à l'observation des dispositions de l'art. 1”, et, après avoir con-

sulté les autorités locales, il adressera son rapport au ministre de la guerre.

ART. D. Une commission spéciale, au département de la guerre, sera chargée de l'examen des demandes, et, sur le rapport du ministre, Nous prononcerons.

Arr. 6. Avec la médaille, le décoré recevra un brevet dépêché au ministère de la guerre.

Arr. 7. La distribution des médailles se fera toujours d’une manière solennelle : aux militaires en activité, en présence des troupes rassemblées, par le commandant ; aux militaires congédiés, par les autorités locales.

Arr. 8. La liste des décorés hors de service sera conservée dans Ja maison commune de leur résidence. Pour les militaires en activité, leurs titres seront inscrits sur les matricules.

Arr. 9. Toute punition qui empêche la concession de la médaille en entraine la déchéance, laquelle doit être prononcée par l'autorité judiclaire.

ART. 10. Dans ce cas, la médaille sera renvoyée au ministère de a guerre, et l'autorité locale avertie, pour que le nom du condamné soît rayé de la liste des décorés. |

ArT. 11. Au décès d'un décoré, la médaille demeure la propriété de la famille.

Donné à Stuttgart, le 1° janvier 1840.

Mépaizze pu MÉRITE MILITAIRE.

Par l'ordonnance du 23 septembre 1818, qui moditia l'ordre du Mérite militaire, le roi Guillaume fonda aussi une médaille de Mérite, en or ou en argent, qui se porte au ruban de l'ordre, passé à la boutonnière. Elle était destinée aux sous-officiers et soldats, pour des actes de bravoure en campagne. Jusqu'ici aucune distribution n'a eu lieu.

Mépaizze pu MÉRITE vis.

Lors de la fusion des ordres de l’Aigle d’or et du Mérite civil, le roi Guillaume institua aussi une médaille d’or ou d'argent, pour récompens ser les services des bourgeois et paysans.

Le roi Frédéric fonda, le 8 février et le 16 août 1814, les médailless

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