ORDRE DE SAINT-FERDINAND ET DU MÉRITE
Le roi Ferdinand IV, après sa rentrée à Naples, institua cet ordre, par décret du 1% avril 4800, pour récompenser les Napolitains qui auraient signalé par quelque service important leur fidélité à la personne royale et à la monarchie. Aboli en 180, comme les autres ordres, par Joseph-Napoléon, il se maintint en Sicile, où le roi légitime se retira: Il n’était, à sa création, composé que de deux classes : grands-croix et commandeurs; mais une cédule royale, du 25 juillet 1810, y ajouta une troisième classe : les chevaliers. Les nominations appartiennent au roi grand maitre. Un général en chef, qui remporte une victoire complète, obtient de droit son admission dans la première classe, qui ne contient que vingt-quatre membres. Quiconque a défendu ou pris une ville est de droit commandeur. La petite croix récompense les officiers de tout rang et de toute arme qui se sont distingués par un acte de talent ou de bravoure.
Les grands-croix ont le titre d'Excellence, et le droit de se couvrir devant le roi, comme les grands d'Espagne de première classe; ils ] Jus sent des mêmes entrées que les chambellans de service.
Dans les occasions solennelles, ils prennent place à la droite du trône, suivis des commandeurs et des chevaliers.
Les membres de l'ordre ont le pas sur leurs égaux.
Le ruban est bleu liséré d'orange. La décoration (pl. XXE, n° 4) est semblable pour tous les grades, sauf la grandeur. Les grands-croix la portent suspendue au ruban passé en écharpe de droite à gauche, avec la plaque n° 5 sur le côté gauche de lhabit. Les commandeurs la portent suspendue en sautoir, sans plaque; les chevaliers, à la boutonnière.
Dans les solennités, le costume est... pour les novices : habit, gilet et culottes de drap d'or; bas blancs semés de fleurs de lis d’or; chapeau à la Henri IV, bordé d'or, avec cocarde de soie rouge et trois grandes
plumes, une blanche entre deux rouges. Les chevaliers profés y ajoutent un manteau de soie bleu : semé de fleurs de lis d’or et du chiffre du fon- *
dateur, doublé de soie blanche et d’hermine, retenu à la ceinture par deux longs cordons de soie bleue, rouge et or; l'épée s'attache à un baudrier de soie bleue, bordé de rouge et brodé comme le manteau ; la décoration pendue au collier (pl. XXIIE, n° 15).
Les quatre officiers de l'ordre, qui sont : le grand chancelier, le grand maitre des cérémonies, le grand trésorier et le secrétaire, portent la eroix en sautoir à un ruban de demi-largeur et la plaque, mais celle-ci d'argent.
La cédule prémentionnée de 1810 à joint à l’ordre une médaille d'or (pl. XXII, n° 10) pour les services distingués des sous-officiers, pilotes et maîtres d'équipage; et une médaille d'argent destinée aux soldats. Ces médailles sont attachées au ruban des chevaliers.
Les statuts commandent la défense de la religion catholique et une fidélité inviolable au grand maitre.