‹ Ordres de chevalerie et marques d'honneurChapitre 45 sur 272 · ORDRE DE SAINT-GEORGES DE LA REUNION · texte numérisé non relu

ORDRE DE SAINT-GEORGES DE LA REUNION

Joseph-Napoléon avait institué, le 24 février 1808, l'Orore nes Deux- SIGILES, qui se composait de cinquante dignitaires, cent commandeurs et six cents chevaliers. Chacun prêtait serment de sacrifier sa fortune et sa vie pour la défense de l'État et de la couronne, et recevait une pension prélevée sur les revenus des anciens ordres supprimés.

Réformé en 1815, par le roi Ferdinand IV, il fut définitivement reconstitué, le 1° janvier 1819, sous le nom de Sanr-GEORGES DE LA Réunion, pour célébrer la réunion des États des deux côtés du détroit

en un seul royaume, Il est destiné à récompenser la valeur et les services militaires.

Outre le grand maitre {le roi), le grand connétable (le duc de Calabre) et le grand maréchal, les membres de l'ordre sont divisés en six classes :

1° Grands-croix (décoration pl. XXIE, n° 7, avec la plaque n° 6);

2 Gonaenaqure PTT TE n°8, sans l’image de saint Georges) ;

5° Chevaliers de droit | |

4° Chevaliers de faveur (décoration n° 9);

3° Médaille d'or (pl. XXIIT, n° 14);

6° Médaille d'argent (même modèle).

La décoration est graduellement plus petite, et le cordon plus étroit. Elle est portée en sautoir par les membres des deux premières classes; les chevaliers la suspendent à la boutonnière.

La décoration de grand-croix, de commandeur et de chevalier de droit est regardée comme distinction de valeur, et se donne aux officiers et généraux, comme prix d'exploits guerriers. La médaille d’or récompense la valeur chez les sous-officiers et soldats.

Le grade de chevalier de faveur, et la médaille d'argent, sont des récompenses de mérite, et s'acquièrent par une belle conduite à‘la guerre, par quarante années de service, dont au moins deux campagnes; mais les sous-officiers et soldats ne peuvent prétendre qu’à la médaille.

Les titres des candidats sont examinés dans un chapitre, composé, sur l'appel du grand maitre, d’un président grand-croix, et de dix assesseurs au moins. En temps de guerre, ce chapitre peut être tenu à l'armée, mais uniquement pour juger les actes de bravoure.

Une députation magistrale est chargée de la gestion des affaires ordinaires : elle se compose du grand maréchal, qui en est président, de deux grands-croix et de deux commandeurs, ayant le titre d’assesseurs, de deux chevaliers de droit et de deux chevaliers de faveur, secrétaires. Le président, en cas d'empêchement, est remplacé par le plus ancien 1SSeSSeUr.

Les affaires importantes ou extraordinaires sont traitées dans un grand conseil, composé de douze grands-croix, présidé par le grand connétable, qui, sil le faut, peut être remplacé par le grand maréchal, ou par un grand-eroix désigné par le grand maitre.

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