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MÉDAILLES ET MARQUES D'HONNEUR
MÉDAILLE ET CROIX DE DISTINCTION MILITAIRE, pour les officiers qui dans la Péninsule ou la France ont assisté aux batailles, combats ou siéges de Maida , Roleja, Vimiera; Sahagun, Benevento, etc.; de la Corogne, de Ciudad-Rodrigo, Talavera, Busaco, Barrosa, Albufera, Badajoz, Salamanque, Victoria ; des Pyrénées, de Saint-Sébastien, Nivelle, Nive, Orthez et Toulouse; en Amérique, aux affaires de Fort-Détroit, Chàteauguay, Christler’s-Farm ; ou à ceux qui ont aidé à la prise des iles de la Martinique, Guadeloupe ou Java. La médaille n° 20, pl. XXXVI, est conférée à celui qui s’est distingué à une de ces affaires, dont le nom est gravé au revers; s1l se distingue à une ou deux autres, il ajoute autant de barettes au ruban. La croix n° 21 est donnée à celui qui se distingue à quatre affaires, dont les noms sont inscrits sur les croisillons; et on ajoute au ruban autant de barettes, que l'on a mérité de distributions ultérieures. Le ruban est rouge avec deux bordures bleues, porté en sautoir par les généraux; et par les officiers à la boutonnière.
Mépaizce DE WarerLoo. — Fondée le 11 juillet 1818, elle a été donnée à tous les militaires qui ont assisté à la bataille de Waterloo. (P. XXXVI, n° 22.)
MépaiLce D'HONNEUR (honorary medal). — Elle est décernée pour des services très-éminents, surtout aux amiraux et employés civils de haut rang, qui déjà ont été décorés d’un ordre de mérite. Elle est d’or, du diamètre de deux pouces sept lignes, et représente d'un côté l'image du roi, et de l’autre le motif de la distinction et le nom du décoré. Elle est suspendue au ruban d’un ordre anglais, du Bain habituellement pour un militaire. Pour une plus haute distinction, la médaille, surmontée de la couronne royale, est portée au ruban de la Jarretière.
ORDRE DU MÉRITE DU D° RÉGIMENT D'INFANTERIE, OU DES FUSILIERS DE NOR- THUMBERLAND. — En l'année 1767, on introduisit dans le cinquième régiment d'infanterie, pour exciter l'émulation ou la persévérance dans la bonne conduite, un système de distinctions qui eut sur les soldats et les sous-officiers, l'influence la plus avantageuse.
Ces distinctions consistaient en trois classes de médailles.
La première, accordée à sept années de service irréprochable, était de métal doré; à la face était gravé le symbole du régiment, Saint-George et le Dragon, avec la devise : Quo fata vocant; au revers : V° régiment d'infanterie. Mérite.
La seconde était d'argent, avec la même face, et au revers : Récompense de quatorze années de mérite militaire.
La troisième était semblable à la seconde, mais portait le nom de l'individu qui l'avait gagnée : N. N. pour 21 années de bons et fidèles services, a reçu de ses chefs cet honorable témoignage de son mérite. HI portait, en outre, sur le sein droit un ovale, de la couleur des parements, encadré dans une broderie d'or et d'argent, et portant au centre le mot mérite, en lettres d’or.
Ces médailles étaient conférées par l'officier commandant, devant le bataillon rassemblé; et si le décoré s’en rendait indigne, il en était dépouillé de même.
En 1852, quand ce régiment s’'embarqua pour Gibraltar, l'OrDRE pu MÉRITE provoqua l'attention des autorités militaires. Le colonel fut appelé devant le général en chef, lord Hill, pour rendre compte du règlement et des dépenses. Les explications parurent satisfaisantes, car le roi ap: prouva l'institution, et le colonel reçut (20 juin 1832) avis que la distribution de ces médailles pouvait continuer sur le même pied.
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