‹ Ordres de chevalerie et marques d'honneurChapitre 84 sur 272 · ORDRE DU LION D'OR · texte numérisé non relu

ORDRE DU LION D'OR

L'ordre du Lion d’or, fondé le 14 août 1790, fut destiné, par son fondateur , le landgrave Frédéric If, à rehausser l'éclat de sa cour, et à récompenser les mérites distingués. Il ne formait qu'une classe, sous le patronage de sainte Élisabeth de Hongrie, une des ancêtres du landgrave.

L’électeur Guillaume [°° fut amené, par les vicissitudes des temps, et le désir de faire participer à cette récompense tous ceux de ses serviteurs et sujets qui se seraient distingués par leur dévouement, leur fidélité, leurs talents et leurs capacités, à donner plus d'extension aux statuts, et rendit, le 1° janvier 1818, un décret de la teneur suivante :

Le nom d'ordre électoral du Lion d’or est maintenu. L’électeur régnant est le chef et grand maitre de l'ordre; 1l doit non-seulement saisir cette dignité, mais autant que possible 1l doit veiller à en conserver le lustre, en accroître la considération.

Les membres sont partagés en quatre classes : grands-croix, commandeurs de première et de seconde classe, chevaliers; 1ls peuvent appartenir au militaire comme au civil; leur nombre est illimité.

Tous les princes de la maison régnante sont grands-croix de naissance ; mais ils ne prennent les insignes que lorsqu'ils ont atteint l’âge de discrétion.

Dans l'électorat, la grand’croix est réservée aux sujets du prenuer rang ; la croix de commandeur de première classe aux sujets de second rang; celle de commandeur de seconde classe, aux sujets de troisième rang. La croix de chevalier n’est attribuée à aueun rang particulier.

Aucun serviteur de l'État n'obtient la croix de commandeur qu'après

avoir eu celle de chevalier.

Les choix et les nominations appartiennent exclusivement au grand maitre; personne cependant ne peut entrer dans l'ordre qu'après avoir servi un certain nombre d'années la maison électorale avec un zèleet une fidélité à toute épreuve. L’on ne fait aucune acception de religion.

Les affaires de l'ordre sont gérées par une commission qui, dans des cas donnés, a le droit de proposer des choix à l'agrément du souverain.

Jusqu'en 1807, le blason des nouveaux membres était solennellement suspendu dans la salle du chapitre; maïs un incendie ayant détruit cette partie du château, et le reste ayant été démoli, cette coutume a été interrompue.

Les membres de l’ordre sont autorisés à entourer leurs armoiries des insignes et de la devise de l’ordre.

Dans les assemblées, ou les jours d'installation, les princes, entre eux rangés par ordre d'ancienneté, ont le pas sur les autres membres. Les autres classes marquent leur rang d’après la date de leur réception. Si deux membres ont été admis le même jour, celui des deux qui a le pres mier reçu les insignes de la main du grand maître a la préséance.

Les chapitres sont convoqués par le grand maitre.

Vu l'honorable distinction que l’ordre assure à ses membres, on a le droit d'attendre que chacun mène une conduite sans tache, et montre envers le grand maître une fidélité sincère, une soumission et une obéis= sance invariables, contribue de tout son pouvoir au bonheur du princetet de l'État:iet, comme la vertu, l'honneur, la fidélité, la discrétion, la biens faisance, sont les bases de l’ordre, chacun exercera sa générosité, surtout envers les pauvres dignes de secours et de compassion, maintiendra le droit et la justice, et aidera de paroles et d'actions les innocents qui souffrent et sont opprimés.

Si, contre toute attente, un membre se rendait indigne de l’ordre par des actes contraires à l'honneur et au devoir, alors, la condamnation étant prononcée par le chapitre, la commission redemandera les insignes; fera effacer des matricules les armoiries de ce membre, qui ne pourra jamais recouvrer sa dignité.

Les héritiers d’un membre décédé sont tenus de renvoyer les insignes et les statuts à la commission, dans les trois mois du décès. Ses armoïs

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