DE V1LLARET, ÉVÊQUE DE CASAL
De V1LLAKET, évêque de Casai.
Villaret (Jean-Chrysostôme), ancien évêque de Casai et chancelier de l’Université, baron de l’Empire , né à Rodez , le 27 janvier 1739 , d’un conseiller au présidial , fit ses études avec succès au séminaire de Saint-Sulpice, prit les ordres, et devint dans la suite grand-vicaire, chanoine et théologal de Rodez.
Lorsque l’on forma , sous le ministère de M. Necker, les états de la Haute-Guienne, il en fut nommé vice-président et eut la principale part à la direction des affaires. En 1789, le clergé deVillefranche le députa aux Etats-généraux, où l’abbé de Villaret siégea toujours au côté droit. Pendant la Révolution , il resta dans sa patrie et vécut ignoré dans une campagne.
Nommé évêque d’Amiens après le Concordat , il fut sacré le 23 mai 1 802 , et gouverna son diocèse avec sagesse. On le chargea , en 1803 , de mettre à exécution la bulle du 1er juin de cette année sur l’organisation des églises du Piémont , et M. Villaret fut transféré à un des sièges conservés, celui d’Alexandrie de la Paille. Mais peu après , Buonaparte ayant voulu faire d’Alexandrie une place très-forte et ayant ordonné la démolition de la cathédrale , le siège épiscopal fut porté il Casai , et M. Villaret en prit le titre. On n’a point oublié dans le Piémont que ce fut sur ses représentations fortes et réitérées que la vente des biens ecclésiastiques fut révoquée.
Il était aumônier de Joseph Bonaparte , et lors de la formation de l’Université , il en fut nommé chancelier , place qui était la première après celle de grand-maître. Il assista au concile de 1811 . Lorsque le Piémont eut été rendu au roi de Sardaigne, M. de Villaret donna sa démission de l’évêché de