LE COMMANDANT CUSSAC
accompagné seulement de vingt sapeurs , il défendit Saint-Salvador contre deux mille Turcs, y affronta les plus grands dangers et fut assez heureux pour arracher son capitaine , grièvement blessé , à une mort inévitable ; à celles du 11 brumaire et du 1" pluviôse, où il (H presque seul vingt prisonniers russes et s'empara de plusieurs pièces de canon , lui décerne à titre do récompense un sabre d’honneur, 11 jouira des prérogatives attachées à ladite récompense par l’arrêté du 4 nivôse an VIII.
* Donné a Paris le 29 germinal an XI de la République. »
Le ministre de la guerre , Le premier consul ,
Signé : BERTIUÉ. Signé : BONAPARTE.
Pour le premier consul :
Le secrétaire d'Etat ,
Signé : Hugues Maret.
Ce valeureux guerrier, retiré à La Planque , commune d’Espalion , vivait encore , en 1850 , âgé de 82 ans.
Le commandant CUSSAC.
Le nom de ce brave officier est inscrit glorieusement sur les champs de bataille de l’Empire. Nous allons présenter ici ses états de service qui suffiront malgré leur laconisme pour donner une juste idée de son mérite militaire.
Cussac (Joseph-Henri, Rouvellat de), né le 21 février 1787, k La Selve, s’engagea comme vélite aux chasseurs k pied de la garde impériale, le 30 novembre 1806; fut promu au grade de sous-lieutenant au 10e régiment d’infanterie légère, le 11 avril 1807 ; au grade de lieutenant , le 20 août 1809, et enfin k celui de capitaine dans le même corps , le 28 janvier 1813.
Il passa avec son grade au 5e régiment d’infanterie de la garde royale , le 21 août 1825 ; fut breveté chef de bataillon, le 11 août 1830; employé la même année en cette qualité au 41* régiment de ligne ; puis au 27e; commanda la place de Perpignan en 1834, et celle de Saint-Jean-Pied-de-Port en 1835.