LE DOCTEUR MURAT
depuis quelques années , était devenue menaçante , prit un caractère alarmant pendant le rigoureux hiver de 4829. Tous les secours de l’art furent inutiles , et cet homme vénérable termina sa carrière au mois de mars , âgé de 79 ans.
Le docteur Murat avait été reçu membre , presque au début de sa carrière , des sociétés savantes les plus célèbres. Il fut admis dans la ■société médicale de Paris, le 2 avril 4797; dans celle de Montpellier, le 46 février 4802; dans celles de Toulouse et de Lyon , en 4807, et , enfin, associé à l’Académie royale de médecine de Paris , le 30 décembre 4 820.
Il avait remporté , le 25 mars 4804 , la première couronne académique sur une question proposée par la société médicale de Marseille, relativement aux fièvres malignes, ce qui lui valut une lettre flatteuse du docteur Fodéré.
La croix de la Légion-d’Honneur, qu’il obtint le 49 mai 1823, fut la dernière et tardive distinction accordée à une vie si utilement remplie.
Le docteur Murat possédait des connaissances aussi étendues que variées dans toutes les branches des connaissances humaines , et il ne pouvait en être autrement d’un homme doué d’une vive intelligence , d’une mémoire heureuse et qui était sans cesse plongé dans l’étude.
Sa bibliothèque était une des plus vastes et des plus riches du département.
Il a laissé de volumineux manuscrits où sont consignées les précieuses observations qu’il avait faites sur l’application de son art durant le cours de sa longue vie.
Terminons par un trait qui honore sa mémoire. C’est qu’il traita toujours gratuitement et avec un zèle soutenu , nonseulement les pauvres , mais encore tous les habitants de sa localité.
M. Brassat-Saint-Parthem , chevalier de la Légion-d’Honneur, ancien maire d’Aubin , ancien membre du conseil-général, est le neveu et le successeur de cet homme distingué.