CHANT
« Vierge des cieux, Toi que j'adore, « Douce étoile des séraphins, c< Sur l'innocence qui t'implore « Daigne abaisser tes yeux divins ; « Chaste mère des jeunes filles, « Sur elles tu veilles toujours ; u Et comme un lys , dans nos familles « Sous ton ombre croissent nos jours.
(( Je ne viens point dans ma prière, ((Hélas! pour moi demander rien; (( Mais je t'implore pour ma mère, « Car son amour est tout mon bien; ((Conserve moi, Vierge Marie, u Ma mère, ma mère toujours, (( Et pour elle s'il faut ma vie, « Prend-la, mais garde-moi ses jours!
« C'est sa voix si douce et si tendre
« Qui m'apprit à te révérer 5
« Près d'elle je croyais t'entendre;
« En l'aimant je sus t'adorer.
«Elle est ton image fidèle;
a Sur moi fais la veiller toujours;
« J'ai déjà mon ciel auprès d'elle ,
a 0 ma mère , ange de mes jours ! ! »
Et sur son front si pur la douce jeune lille
Sentit deux lèvres se poser; Et son chaste regard, qui sous ses larmes brille,
Rayonna sous ce long baiser:
Ma mère !... et ce doux cri de joie et de tendresse
Eveilla les échos du ciel; Tandis qu'en regardant sa fille avec ivresse
La mère louait l'Eternel.
Du Châtrait do Rivalta, ce 12 août 1843.