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AU LEVER DU SOLEIL

Montez, montez a Dieu, douces voix de la terre,

Et bénissez le nom de l'Etre universel;

Que la plaine et les monts, les flots et la lumière

Proclament le seul éternel!

0 mer, en bondissant, dis son nom aux rivages; Venls, enseignez ce nom à la cime des bois; Et vous, foudres, parlez; dites le, noirs orages;

0 nature , élève ta voix !

Elève ta voix, dès l'aurore, Que tout s'anime pour bénir, Et que le soir entende encore L'hymne qui ne doit pas finir y Toute voix est une prière Qui chante la gloire de Dieu; L'accord de la nature entière Jusques a lui , de sphère en sphère , Remonte l'échelle de feu.

Les astres dans leurs cours révèlent sa puissance*. Le murmure des mers est un hymne éternel, Cantique universel qui toujours recommence

Depuis la terre jusqu'au ciel.

Lorsqu'une voix finit, une autre voix s'élève, La nuit chante sa gloire en mots mystérieux, Le jour dit sa splendeur, et les monts a la grève

Ce nom qui fait trembler les cieux.

Oui, le sein des fleurs est une urne

D'où s'exhale un pieux encens,

L'oiseau dans son hymne nocturne

Au ciel adresse ses accents;

Les chants, le parfum, le murmure,

Tout ce qui vit, palpite, ou sent,

Flots d'êtres créés sans mesure,

Bruissement de la nature,

Est un hommage au Tout-Puissant.

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