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LK RETOUR

Ne croyant pas au mal, traitant de mensongère

L'envie, aux iniques penchants.

Toi dont le cœur si pur, toujours blanc et candide.

Comme celui de ton enfant, Beau vase enveloppé dans un voile splendide

Qui de l'air impur le défend ; Seule tu ne sais pas, ô chaste jeune femme ,

L'éclat brillant qui suit ton nom ; Et lorsqu'autour de toi la gloire te proclame

Et te couronne d'un rayon, Tu baisses les regards, et tremblante, confuse,

Fuyant le bruit et la clarté, De son pudique voile enveloppant la muse,

Tu viens chercher l'obscurité.

Mais tes chants ont trahi la retraite sacrée ,

Où tu veux fuir tous les regards ; Et malgré toi, de gloire et de vœux entourée,

On t'applaudit de toutes parts. Planant bien au dessus de ce monde de fange,

Tu te révèles à nos yeux Comme le frôlement que fait une aile d'ange

Quand il voltige dans les cieux.

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