‹ Ore mesteChapitre 87 sur 88 · REMERCIMENTS · texte numérisé non relu

REMERCIMENTS

Vous, dont le cœur ami devinant ma tristesse Me berçait par des chants et de gloire et d'amour,

Vous, qui sur ma pâle jeunesse Vouliez faire briller l'horizon d'un beau jour.

Vous tous, qui me vouant une amitié si tendre, Sans me connaître, hélas, aviez pour moi des voeux,

Et tout bas me faisiez entendre D'un concert éloigné l'écho mélodieux,

Oui, pleurant à mes pleurs ou riant à ma joie , Disiez quand je souffrais: a Chante, nous t'entendons.

u L'ange que le Seigneur t'envoie De larmes et de fleurs pour nous t'offre les dons ».

O généreux amis, sur la brise embaumée Alors que m'arrivait votre encens ingénu ,

Je pleurais sur la page aimée Oui renfermait un nom trop souvent inconnu!

Ah! qui que vous soyez! n'importe en quelle plage, Ces vers reconnaissants puissent voler vers vous,

Accueillez ce tardif hommage , Laissez moi vous offrir mes accords les plus doux.

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