‹ Oreillons et DiabèteChapitre 12 sur 24 · THÉRAPEUTIQUE · texte numérisé non relu

THÉRAPEUTIQUE

Prophylaxie. - |. — En présence d'une infection ourlienne chez l'adulte, et surtout chez l'enfant, la recherche dans les urines du Glucose aussi bien que de l’Albumine devra être faits systématiquement. L

On devra également étudier avec soin les antécédents héréditaires de tout enfant ayant les oreillons : si le Diabète a été constaté chez l’un des ascendants, des précautions devront être prises en vue de dépister une Glycosurie naissante ou de la traiter si elle existe déjà. ;

Sile Diabète est constaté, des examens d’urines rapprochés et répétés, devront être faits pendant longtemps en vue de prévenir l’éclosion possible d’un Diabète caractérisé et en vue d’un traitement.

II. — Tout enfant Diabétique sera surveillé particulièrement et éloigné des sources de contamination. Lorsqu'une maladie infectieuse sera déclarée, on devra redoubler de soins, et apporter une grande attention à la Diététique.

L'insuline, depuis sa découverte, a rendu cette tâche plus facile, et a contribué à transformer le pronostic du Diabète grave.

Parmi les cas soumis à la médication par l’Insuline, ceux qui

concernent les enfants sont particulièrement démonstratifs. La

275%) as

PUS: je

gravité habituelle du Diabète [nfantile, son évolution progressive presque continuellement fatale, la fréquence avec laquelle il se complique d’acétonurie, et de coma, sa résistance à la plupart des traitements, les difficultés qu'il y a à plier les enfants à un régime strict, les conséquences fâcheuses du Diabète sur la croissance, et l’hypotrophie qu'il détermine, alors même qu’il n’est pas rapidement consomptif, tout concorde pour faire souhaïter aux Pédiatres une arme capable de modifier efficacement l'évolution de ce Diabète.

Or, il semble bien, d'après les observations publiées, d’après les cas actuellement traités en France, que l’Insuline est capable de transformer l’allure du Diabète Sucré Infantile, et est appelée à devenir non seulement le traitement de ses accidents, mais celui de toutes ses formes franchement évolutives.

Ne nous en tenant qu'aux cas que nous avons exposés plus haut et qui sont en très petit nombre par rapport aux cas du Diabète grave de l'Enfance, traités avec succès par l’Insuline nous pouvons certifier l'efficacité de ce médicament. Les exemples témoignent de l’action remarquable de l’Insuline dans le Diabète Infantile. À eux seuls, ils montrent les effets qu’on peut en attendre, on peut les préciser comme suit :

I L’Insuline fait. tomber la Glucosurie rapidement. — Cette action est d'abord temporaire, mais lorsque la médication est prolongée un certain temps, elle paraît, tout au moins dans certains cas, pouvoir durer relativement longtemps et permettre au malade de rester quelques semaines avec une glycosurie

modérée même sans aucune piqüre d’Insuline.

M ri ee

Ile L'Insuline fait disparaître presque immédiatement l'Acétonu-

rie, — C’est un des effets les plus frappants de cette médication.

Ile L'Insuline permet le relèvement du poids et la reprise de l'état général. — Le Psychisme de l’enfant est de ce fait très heureusement modifié. Ces effets tiennent en grande partie au régime alimentaire que permet l’Insuline. La tolérance la plus | grande pour les Hydrates de Carbone et pour l’ensemble de la nourriture, permet d'augmenter la ration alimentaire, et de la proportionner aux besoins d’un enfant en croissance.

IV° L’Insuline fait disparaître la polyphagie et la polydipsie. — Ce qui se conçoit, étant donné la diminution et la disparition du glucose.

Vo L’Insuline est le traitement héroïque du COMA, et permet de tirer du Coma déclaré des enfants atteints de Diabète grave.

Il va de soi que le régime alimentaire doit rester le complément indispensable de ce traitement.

S'il peut être relativement élargi, il doit toujours être surveillé, car, comme le disent si justeinent Allen et Shérille, une nourriture excessive rend difficile la suppression de la glycosurie.

Mais, plus encore que chez l'adulte, le régime alimentaire de l'enfant ne doit pas porter sur une suppression trop rigoureuse des Hydrates de Carbone. Il faut toujours redouter l’Acidose qui précède le coma, et, comme le Professeur Agrégé Lereboullet nous dirons que « Le régime doit être plus anti-acidosique qué anti-diabétique ».

Au régime alimentaire indispensable, on joindra donc l’Insu-

RESTE Len

line, qui permettra d’ailleurs d'élargir ce régime et de le propor-

tionner aux besoins alimentaires de l’enfant.

L'exemple de notre petite malade Fernande, chez qui le traitement insulinique a été institué à plusieurs reprises, est un

exemple probant du succès de cette thérapeutique.

À plusieurs reprises, l’Insuline a permis de faire cesser un coma inquiétant: une première fois, au début, le Docteur Le Roy appelé d'urgence pratiquait des injections d'insuline. Mais un traitement irrégulier et insuffisant ne permit pas d'éviter un deuxième coma, qui japparut chez la malade à la suite d’abcès multiples.

Cette fois, un traitement insulinique énergique par piqûres bi-quotidiennes d'Endopancrine, eut vite fait de transformer l’état de Fernande, et l'amélioration fit des progrès extrêmement rapides.

Quelques mois plus tard, à la suite d’une grippe compliquée d’otite et de mastoïdite, l’Insuline aida à combattre efficacement le coma et la trépanation de la mastoïde fut possible, après une injection d'Endopancrine et de Glucose.

Il va de soi qu’un régime alimentaire strict accompagnait le traitement insulinique.

Mais grâce aux piqüres bi-quotidiennes d'Endopancrine, il nous a été permis d'augmenter la ration journalière d'Hydrates de Carbone, et de ce fait l'état de la malade a subi une très nota-

ble amélioration.

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