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CATHÉTÉRISME EXPLORATEUR DE LA VESSIE

(le ne pas réveiller sa coiitractilité. La quantité de liquide injectée doit donc être inférieure à celle qui déterminerait une entrée en contraction de la vessie. Il est de toute nécessité de faire préalablement à l'injection une évacuation complète, car une vessie déjà distendue par Turine serait trop spacieuse, et le calcul y serait difficile à rencontrer; si elle ne renfermait au contraire qu'une minime quantité d'urine, le calcul, logé dans un de ses replis, pourrait échapper à la tige de l'explorateur : il faut une vessie en réplélion moyenne. Cette évacuation préalable a un autre avantage : elle permet de faire un lavage et d'intervenir sur une vessie à peu près nettoyée. La vessie est donc remplie de liquide, de 100 grammes environ. Ou retire la sonde à soi en continuant à injecter du liquide ; le liquide, sortant par Tœil de la sonde, s'échappe entre celle-ci et la paroi du canal : Turèthre se trouve ainsi nettoyé par un jet rétrograde de liquide.

On introduit alors l'explorateur, comme nous Tavons indiqué, et Ton commence l'exploration; maintenant l'instrument le bec en l'air, on Tenfonce progressivement jusqu'à ce qu'il arrive au contact de la paroi postérieure de la vessie. A ce moment, on tourne le bec à droite et Ton ramène l'instrument à soi en imprimant à son bec de petits mouvements de rotation oscillante, de manière à tapoter la paroi vésicale et à percuter successivement les divers points d'arrière en avant. Cette petite manœuvre a pour but de découvrir les calculs cachés dans des replis de la paroi vésicale et qui ne seraient pas révélés par le simple déplacement de l'explorateur ramené directement : elle donne plus sûrement la sensation de choc.

Lorsqu'on arrive au col, l'explorateur a tendance à se retourner le bec en haut. On le ramène contre la paroi postérieure, on tourne le bec à gauche et Ton recommence de ce côté l'exploration que Ton a tout d'abord faite à droite. Enfin, on explore la paroi postéro-inférieure. 11 faut procéder de même à l'exploration de la partie supérieure de la vessie, car un calcul peut s'y loger dans une loge formée par un anneau musculaire de la paroi, phénomène qu'on observe surtout dans les vessies enflammées.

En opérant ainsi méthodiquement il est rare qu'on laisse un calcul méconnu. La constatation de la pierre est cependant quelquefois rendue difficile par suite de conditions spéciales. Un calcul poreux et léger, flottant, peut fuir devant l'instrument ; le même fait peut arriver dans des vessies à parois trop dépressibles (femmes ou enfants) ; enfin, la présence d'une trop grande quantité de liquide rend difficile la rencontre du calcul (nous savons qu'on peut toujours éviter cette cause d'erreur en injectant une quantité connue de liquide). L'existence d'un bas- fond normal facilite au contraire la recherchede la pierre, qui va toujours s'y loger. Aussi l'exploration du calcul et la lithotritie sont-elles plus faciles chez l'homme que chez la femme et chez l'enfant. Chez ces derniers, le bas-fond n'existant pas, il faut le créer pour faire une lithotritie, et, pour cela, il faut creuser sur

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