‹ Organes génito-urinaires de l'hommeChapitre 11 sur 103 · CATHETKRISME EXPLORATEUR DE LA VESSIE · texte numérisé non relu

CATHETKRISME EXPLORATEUR DE LA VESSIE

ment en levier. Le mouvement d'abaissement n*est autorisé que lorsque Tinstrument demande à avancer sans changer de direction.

Troisième temps : Traversée de la région membraneuse et engagement dans la région prostatique. — Au moment où l'instrument avance et commence à s'abaisser, le chirurgien lâche complètement la verge. Il applique la main

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FiG. 20. — II s'engage dans la région membraneuse, puis dans la région prostatique, pendant que la main gauche abaisse fortement la racine de la verge en déprimant les tissus prépubiens.

gauche, devenue libre, sur la région pubienne, la déprime avec force, abaisse en masse les parties molles prépubiennes et avec elles le ligament suspenseur de la verge. La main droite se contente de soutenir le manche de l'explorateur et de le suivre dans le mouvement général d'abaissement des parties.

Quatrième temps : Traversée de la région prostatique. — Dans l'urèthre normal ce temps se confond avec le précédent, et la traversée prostatique s'effectue sans que le chirurgien en ait conscience. Mais quand la prostate est augmentée on la sent au passage ; il est même quelquefois nécessaire d'imprimer avec la main droite des mouvements de reptation à l'instrument pour lui faire

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franchir la prostate. On reconnaît qu'on est dans la vessie à ce que l'instrument jouit d'une liberté complète et peut être tourné dans les différents sens. Les mouvements sont toujours possibles, tout au moins dans le diamètre transversal, même lors de vessies rétractées.

Si l'on est arrêté par un obstacle dans la région prostatique^ il faut, avec le doigt introduit dans le rectum, soulever le bec de l'instrument pour le faire passer par-dessus l'obstacle. Il y a des prostates longues et grosses que l'explorateur moyen ne peut franchir; c'est pour ces cas qu'a été construit l'explorateur à bec long n® 4; avec celui-ci on franchit souvent des prostates qui arrêtaient les explorateurs plus petits. Si le malade s'énerve et si son canal saigne, il faut mettre à demeure une sonde béquille de petit calibre et attendre au lendemain.

Une erreur consiste à être dans la prostate et à croire que Von est dans la vessie. C'est là une faute que Ton doit éviter, en recueillant avec soin les sensations au cours du cathétérisme. Une autre erreur qui peut conduire à des désastres est celle qui consiste à croire quon est dans la prostate alors quon est dans la vessie. Là encore, l'opérateur n'a pas noté ses sensations au cours du cathétérisme et cette faute le mènera à une autre faute, il conduira son cathéter plus loin et fera si bien qu'il le poussera à travers la paroi vésicale dans l'abdomen. C'est ce qui est arrivé à un praticien dont Guy on relate l'histoire, qui, chez un anurique, ponctionna une ascite par cette voie en trouant la face postérieure de la vessie.

Résultats de l'exploration de la vessie. — A létat normal^ l'exploration delà vessie ne doit provoquer tout au plus qu'un besoin d'uriner et ne donner au chirurgien que la sensation d'une étoffe souple et veloutée ; seule la région du col donne une sensation de résistance et d'épaisseur des parties. A Vétat pathologique, dans la cystite, le contact des parois vésicales est au contraire douloureux. Dans l'hypertrophie prostatique faisant saillie dans la vessie, on peut avec le bec sentir une résistance au niveau du col vésicalet l'on accroche la saillie en faisant tourner l'instrument. On reconnaît Texistence d'un basfond vésical par ce fait qu'on peut élever le manche de l'instrument pendant que son extrémité s'abaisse au-dessous et en arrière du col.

Enfin l'explorateur métallique, qui n'est le plus souvent d'aucune utilité pour le diagnostic des tumeurs, est l'instrument de choix pour le diagnostic des calculs.

Pour toutes ces explorations intravésicales, il faut procéder de la manière suivante : on vide la vessie de son contenu, puis on y injecte une petite quantité d'eau boriquée en solution saturée, 100 à 125 grammes environ, s'arrétant même au cours de l'injection et se contentant d'une quantité moindre de liquide, si l'on sent une petite résistance à la progression du piston de la seringue ou si le malade accuse une envie d'uriner. Il est important, pour faire une exploration dans de bonnes conditions, d'avoir une vessie au repos, et

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