CHAPITRE 111 CATHÉTÉRISME THÉRAPEUTIQUE
SOMMAIRE
Cathétérisme évacuateur (bougie, sonde rouge, sonde forme bougie, béquille, manœuvre du mandrin). — Sonde à demeure (moyens d'éviter les accidents qu'on lui impute, technique). — Cathétérisme modificateur (dilatation des rétrécissements avec des bougies, avec des Béniqué).
Dans le chapitre précédent, nous avons étudié le cathétérisme comme moyen d'exploration ; il nous reste à l'envisager comme' moyen thérapeutique, soit pour évacuer une vessie en rétention, soit pour modifier les parois du canal de Turèthre.
§ 1. — Cathétérisme évacuateur.
Le cathétérisme évacuateur peut être fait avec divers instruments.
Une bougie fine peut, dans certaines conditions, être évacuatrice ; introduite dans des rétrécissements trop étroits pour laisser passer une sonde, elle détermine par simple contact une dilatation du canal et, si elle a été prise suffisamment petite, elle permet à Turine de filtrer entre elle et les parois du canal ; au bout de 1 ou 2 heures, une notable quantité d'urine s'écoule, et, au bout de 24 heures, la vessie est vidée complètement.
D'une manière générale, c'est toutefois à une sonde qu'il faut avoir recours pour évacuer le contenu de la vessie. La sonde rouge en caoutchouc vulcanisé flexible, dite sonde de Nélaton, en raison de sa souplesse, ne blessera jamais Turèthre, même en des mains inexpérimentées ; elle est, pour cette rai-
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son, rinstruraent de choix (fig. 21). Elle a cependant des inconvénients : ses parois sont épaisses et sa lumière est petite ; elle perd rapidement sa souplesse et devient alors cassante ; de plus, elle peut blesser le canal en se repliant avec
Fig. ai. — Sonde rouge d'un bon modèle (lumière large, pavillon évasé, absence de cul-
de-sac au delà de l'œil terminal).
une trop grande facilité et, si elle butte contre le cul-de-sac du bulbe ou contre la prostate, elle se coude complètement et revient sur elle-même. Aussi eston fréquemment obligé de recourir à un autre modèle de sonde, à la sonde en gomme.
La sonde demi-rigide en gomme, dont la charpente en soie tissée a été recouverte d'un mélange siccatif, déposé couche par couche, est construite suivant des types très différents. La sonde forme bougie est complètement
t'iG. 22. — Sonde forme bougie.
droite et terminée par une extrémité effilée munie d'un renflement olivaire. Son extrémité est fermée, mais à une petite distance, sur la tige, latéralement.
FiCm. 23. — Sonde formo'bougie (en coupe).
(fig. 22-23) s'ouvre un œil. C'est un modèle de sonde évacuatrice qui rend des services dans certains rétrécissements peu serrés.
CATHETERISME ÉVACUATEUR 29
La sonde dite béquille est la plus employée ; elle présente à son extrémité un coude formant la béquille ; il existe un œil sur la béquille et un œil sur la tige (Og. 24). Suivant toujours avec l'extrémité de son bec la paroi supérieure, véri-
FiG. 24. — Sonde béquille.
table paroi chirurgicale du canal, elle franchitles obstacles multipliés sur la paroi inférieure. Avec elle on peut réaliser extemporanément la sonde bicoudée qu'on trouve encore dans le vieil arsenal chirurgical. Il suffit pour cela d'introduire, dans sa cavité, un mandrin métallique coudé. Ce mandrin doit faire corps avec la sonde, ce que Ton obtient en adaptant à la tige du mandrin un ajutage conique qui, entrant à frottement dans la sonde, Tempéche de vaciller et de reculer. Cet ajutage est mobile dans le mandrin Guyon et fixé sur la tige par une vis de pression. La mobilité de cette pièce a Tavantage de permettre de fixer le mandrin à une profondeur que l'on détermine et qui varie suivant la position qu'on désire lui donner dans la sonde et suivant la longueur de celle-ci. Grâce à la présence de cette portion conique sur la tige du mandrin, on est sûr de ne pas voir, comme avec les mandrins en fil de fer simple, le bout du mandrin faire saillie à travers un œil de la sonde et léser les parois uréthrales.
Enfoncé jusqu'à lextrémité de la sonde béquille, le mandrin coudé la trans-
FiG. 25. — Sonde béquille avec mandrin Guyon.
forme en un instrument rigide à coudure simple avec lequel on peut manœuvrer dans le cul-de-sac du bulbe comme avec l'explorateur métallique (voir plus haut, p. 20).
Le mandrin courbe peut aussi rendre des services en permettant d'éviter un cul-de-sac bulbaire ou un obstacle prostatique (fig. 25).
Signalons enfin, pour en terminer avec les instruments d'évacuation, les tubes évacuateurs de la lithotritie, et la sonde à bout coupé, sonde droite perforée à son extrémité et pourvue d'un œil latéral, sonde dont nous étudierons le placement à propos de Turéthrotomie interne (fig. 26).
[^a sonde métallique^ qu'on trouve encore dans les trousses et dont on se
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servait couramment il y a une quinzaine d'anuées, est complètement délaissée aujourd'hui.
Aucun de ces divers modèles ne convient indistinctement à tous les cas ; il
FiG. 26. — Sonde à bout coupé.
faut y pour choisir le bon instrument^ commencer par examiner le canal avec un explorateur à boule, par faire un diagnostic et ne choisir qu'ensuite la sonde évacuatrice.
Si l'obstacle siège dans Turèthre antérieur, c'est la sonde droite en forme de bougie que Ton prend. Il suffit pour l'introduire de la pousser doucement avec la main droite, pendant que la gauche tend la verge de manière à déplisser la muqueuse uréthrale. Si la sonde butte contre une bride, il ne faut pas la pousser, mais au contraire, la ramener à soi d'un demi-centimètre, puis réavancer de nouveau.
Si l'obstacle] est prostatique, l'instrument à choisir n'est pas toujours le
Vui. A-j. — Sondos béquilles à angles variés.
même. Lorsqu'il n'y a pas d'obstacle sur la paroi inférieure du canal, ce qui est le cas dans la rétention des prostatitcs aiguës ou dans certaines hypertrophies de forme régulière, on peut employer la sonde droite, en particulier, la sonde molle en caoutchouc rouge. Si la traversée prostatique est longue, mais sans obstacle]marqué,on peut encore se servir d'une sonde droite ou d'une béquille peu coudée. Au contraire, si, avec l'explorateur à boule, on a senti un lobe latéral, si Ton a eu la sensation d'un obstacle à contourner, on ne peut plus se servir d'une sonde droite, mais on peut encore utiliser lu sonde ronge
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molle, se rappelant qu'une sonde de gros calibre passe souvent plus facilement qu'une petite, parce qu'elle écarte plus facilement les lobes hypertrophiés. La sonde béquille permet aussi quelquefois de franchir ces obstacles latéraux, grâce à de petits mouvements de reptation de l'instrument. Mais il faut que son bec soit allongé, à angle très obtus.
Quand il existe une hypertrophie du lobe moyen, quand l'explorateur à boule butte contre la paroi inférieure, ni sonde molle, ni sonde droite ne passeront, car, suivant cette paroi inférieure, elles butteront, comme l'explorateur, contre Tobstacle. C'est à la sonde béquille fortement coudée, à talon nettement accentué, quoique bien émoussé, qu il faut recourir ; son bec doit être très court : car, s'il était long il ne serait pas libre, et risquerait de s'arc-bouter contre la paroi supérieure du canal et de s'enclaver.
Il est en6n des cas où la béquille, si coudée qu'elle soit (fig. 27), ne peut passer. Il faut alors, avec le mandrin métallique, transformer la sonde béquille en sonde bicoudée ou même simplement augmenter sa courbure en plaçant dans son intérieur un mandrin courbe. Quelle que soit la forme du mandrin employé, on ne doit l'enfoncer que juste au delà du premier œil de la sonde, celui qui est à l'extrémité de la tige ; son extrémité doit être cachée dans la partie de la béquille dépourvue d'orifice.
Si cette sonde bicoudée ne pénètre pas, on n'est pas pour cela désarmé. On prend une sonde béquille qu'on garnit d'un mandrin ; mais au lieu de chercher à porter tout l'ensemble (sonde et mandrin) dans la vessie comme on le fait dans le cathétérisme avec la sonde bicoudée, on s'arrête après avoir franchi la région membraneuse ; et, avant d'avoir pris contact avec l'obstacle prostatique, on commence à ramener doucement le mandrin à soi. Par cette manœuvre, l'extrémité de la sonde se redresse lentement ; on continue à la pousser alors de la main gauche, pendant que la droite retire le mandrin ; la sonde avance en même temps que son extrémité s'élève ; dès que l'on sent l'instrument libre, on tire le mandrin avec plus de rapidité et de force tandis que l'on achève, avec la main gauche, de pousser la sonde dans la vessie (fig. 28). Le seul point délicat de cette manœuvre consiste à trouver le moment où il faut retirer le mandrin. Si la sonde munie du mandrin est trop engagée, le relèvement de la sonde n'a d'autre résultat que de la faire pénétrer dans la prostate. Il faut donc procéder par tâtonnements à partir du moment où l'on a dépassé la région membraneuse.
C'est, nous le répétons, au sortir de la région membraneuse, alors qu'on n'a pas encore affleuré l'obstacle, qu'il faut commencer la manœuvre du mandrin. La sonde étant bien maintenue sur la ligne médiane, la main droite tire doucement sur le mandrin, pendant que la gauche imprime à la sonde un mouvement de propulsion très modéré. On sent tout de suite si l'instrument est libre ; s'il ne demande qu'à avancer, on tire le mandrin avec plus de rapidité et de force^ tandis qu'avec la main gauche on achève de pousser la sonde dans la vessie. Une sensation de liberté complète, en même temps que l'issue de l'urine
CATHETERISME THERAPEUTIQUE
indiquent que ropération est terminée. Si Ton échoue, il faut recommencer, retirant complètement la sonde et replaçant le mandrin pour modifier la bicoudure, en lui donnant un peu plus de longueur, ce qui surélève le bec de Tinstrument. Il suffit souvent, du reste, de ramener la sonde en arrière pour la dégager et permettre une manœuvre qui n'avait échoué que parce que la sonde était enfoncée trop avant dans la prostate.
Dans les cas de fausses routes ou même dans les simples dépressions du cul-de-sac bulbaire, l'obstacle au cathétérisme étant, comme dans l'hypertrophie prostatique, situé sur la paroi inférieure, on aura recours aux mômes manœuvres pour traverser le canal ; on suivra avec une sonde coudée sa paroi
FiG, 28. — Manœuvre du mandrin.
supérieure, tendant la verge et l'attirant contre le ventre pour pénétrer dans la région membraneuse. La sonde doit rester parallèle à la ligne blanche jusqu'au moment où l'abaissement peut se faire facilement, jusqu'à ce que son bec soit engagé dans la région membraneuse et ne demande qu'à avancer.
Telles sont les diverses manœuvres qui permettent de pratiquer le cathétérisme évacuateur. Quelles en sont les indications générales? Elles peuvent se résumer en ces mots : on le pratiquera toutes les fois que la vessie ne se videra pas complètement de son contenu : qu'il s'agisse dune rétention aiguë chez un blennorrhagique atteint d'une légère prostatite, qu'il s'agisse dune rétention aiguë chez un rétréci, ou d'une quelconque de ces rétentions si variées qu'on observe chez les prostatiques (rétentions simples, complètes, avec ou sans distension, etc.).
Il est une précaution générale à observer : c'est de ne pas évacuer d'un seul coup la vessie dans une grande distension vésicale, si l'on voit l'urine se teinter légèrement de rouge. L'urine deviendrait de plus en plus sanglante, et il se produirait un écoulement de sang pur. 11 faut, à la moindre apparition du
sanp^, arrêter Tévacuation et remplacer, au besoin, Turine évacuée par une quantité presqu'égale d'eau boriquée.
Dans tous les cas, en particulier lorsque la rétention s'accompagne d'une grande distension, il faut observer avec la plus grande minutie tputes les précautions d'antisepsie et d'asepsie.
S 2. — Sonde à demeure.
Dans bon nombre de cas, il faut laisser la sonde évacuatrice à demeure. Ce procédé de la sonde à demeure constitue une véritable méthode thérapeutique il modifie parle contact prolongé de la sonde les parois de Turèthre; il permet de vider la vessie d'une façon continue, il fait l'office d'un drainage permanent dans les vessies infectées, qui peuvent, jusqu'à un certain point, être comparées à des abcès ; il suffît quelquefois pour amener chez certains malades infectés l'abaissement de la température. Les accidents qu'on lui impute, en particulier les ulcérations de la vessie et de l'urèthre, sont dus à ce que la sonde a été mal placée, soit que son extrémité, s'engageant trop avant dans la vessie, presse constamment un point de sa paroi, soit que, la verge étant laissée pendante, il se fasse au niveau de sa racine entre la portion profonde, fixe, curviligne de Turèthre et la portion libre pendante, un angle au sommet duquel la paroi uréthrale est constamment comprimée par la sonde.
11 y a donc une série de précautions à prendre dans la fixation d'une sonde à demeure.
Son extrémité vésicale ne doit ôtre constituée que par la partie située au delà de Toeil. Pour s'assurer de cette situation, après avoir introduit la sonde dans la vessie, on la ramène doucement à soi jusqu'à ce que l'écoulement du liquide cesse ; puis on la repousse peu à peu jusqu'à ce que cet écoulement se rétablisse. On laisse la vessie se vider et on attend pour fixer la sonde que se soit établi un écoulement goutte à goutte régulier correspondant à l'excrétion des uretères. La sonde est ainsi mise en bonne place. Il faut l'y maintenir.
Le mode de fixation qui nous a paru le meilleur est celui que conseille Guyon :
Prenant du coton à repriser en quatre doubles, trempé dans une solution de sublimé faible et formant deux câbles de 50 centimètres environ, on fixe la partie moyenne de l'un d'eux sur la sonde au niveau du méat. Ses deux chefs sont ensuite réunis par un nœud qui correspond à la base du gland, puis ils se séparent : l'un passe en avant, l'autre en arrière du pénis, pour être noués ensemble de nouveau sur le côté opposé de la base du gland. Cet
MÉD* OPÉn*. — HARTMANN. 'i
CATHETERISME THERAPEUTIQUE
indiquent que l'opération est terminée. Si Ton échoue, il faut recommencer, retirant complètement la sonde et replaçant le mandrin pour modifier labicoudure, en lui donnant un peu plus de longueur, ce qui surélève le bec de Tinstrument. Il suffit souvent, du reste, de ramener la sonde en arrière pour la dégager et permettre une manœuvre qui n'avait échoué que parce que la sonde était enfoncée trop avant dans la prostate.
Dans les cas de fausses routes ou même dans les simples dépressions du cul-de-sac bulbaire^ l'obstacle au cathétérisme étant, comme dans l'hypertrophie prostatique, situé sur la paroi inférieure, on aura recours aux mêmes manœuvres pour traverser le canal ; on suivra avec une sonde coudée sa paroi
FiG. '28. — Manœuvre du mandrin.
supérieure, tendant la verge et l'attirant contre le ventre pour pénétrer dans la région membraneuse. La sonde doit rester parallèle à la ligne blanche jusqu'au moment où l'abaissement peut se faire facilement, jusqu'à ce que son bec soit engagé dans la région membraneuse et ne demande qu'à avancer.
Telles sont les diverses manœuvres qui permettent de pratiquer le cathétérisme évacuateur. Quelles en sont les indications générales? Elles peuvent se résumer en ces mots : on le pratiquera toutes les fois que la vessie ne se videra pas complètement de son contenu : qu'il s'agisse dune rétention aiguë chez un blennorrhagique atteint d'une légère prostatite, qu'il s'agisse d'une rétention aiguë chez un rétréci, ou d'une quelconque de ces rétentions si variées qu'on observe chez les prostatiques (rétentions simples, complètes, avec ou sans distension, etc.).
Il est une précaution générale à observer : c'est de ne pas évacuer d'un seul coup la vessie dans une grande distension vésicale, si l'on voit l'urine se teinter légèrement de rouge. L'urine deviendrait de plus en plus sanglante, et il se produirait un écoulement de sang pur. H faut, à la moindre apparition du
san^, arrêter l'évacuation et remplacer, au besoin, Turine évacuée par une quantité presqu'égale d'eau boriquée.
Dans tous les cas, en particulier lorsque la rétention s'accompagne d'une grande distension, il faut observer avec la plus grande minutie tputes les précautions d'antisepsie et d'asepsie.
§ 2. -- Sonde à demeure.
Dans bon nombre de cas, il faut laisser la sonde évacuatrice à demeure. Ce procédé de la sonde à demeure constitue une véritable méthode thérapeutique il modifie par le contact prolongé de la sonde les parois de Turèthre ; il permet de vider la vessie d'une façon continue, il fait roflice d'un drainage permanent dans les vessies infectées, qui peuvent, jusqu'à un certain point, être comparées à des abcès ; il suffit quelquefois pour amener chez certains malades infectés l'abaissement de la température. Les accidents qu'on lui impute, en particulier les ulcérations de la vessie et de l'urèthre, sont dus à ce que la sonde a été mal placée, soit que son extrémité, s'engageant trop avant dans la vessie, presse constamment an point de sa paroi, soit que, la verge étant laissée pendante, il se fasse au niveau de sa racine entre la portion profonde, fixe, curviligne de Turèthre et la portion libre pendante, un angle au sommet duquel la paroi uréthrale est constamment comprimée par la sonde.
Il y a donc une série de précautions à prendre dans la fixation d'une sonde à demeure.
Son extrémité vésicale ne doit être constituée que par la partie située au delà de l'œil. Pour s'assurer de cette situation, après avoir introduit la sonde dans la vessie, on la ramène doucement à soi jusqu'à ce que l'écoulement du liquide cesse ; puis on la repousse peu à peu jusqu'à ce que cet écoulement se rétablisse. On laisse la vessie se vider et on attend pour fixer la sonde que se soit établi un écoulement goutte à goutte régulier correspondant à l'excrétion des uretères. La sonde est ainsi mise en bonne place. Il faut l'y maintenir.
Le mode de fixation qui nous a paru le meilleur est celui que conseille Guyon :
Prenant du colon à repriser en quatre doubles, trempé dans une solution de sublimé faible et formant deux câbles de 50 centimètres environ, on fixe la partie moyenne de l'un d'eux sur la sonde au niveau du méat. Ses deux chefs sont ensuite réunis par un nœud qui correspond à la base du gland, puis ils se séparent : l'un passe en avant, l'autre en arrière du pénis, pour être noués ensemble de nouveau sur le côté opposé de la base du gland. Cet
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indiquent que Topération est terminée. Si Ton échoue, il faut recommencer, retirant complètement la sonde et replaçant le mandrin pour modifier labicoudure, en lui donnant un peu plus de longueur, ce qui surélève le bec de l'instrument. Il suffit souvent, du reste, de ramener la sonde en arrière pour la dégager et permettre une manœuvre qui n'avait échoué que parce que la sonde était enfoncée trop avant dans la prostate.
Dans les cas de fausses routes ou même dans les simples dépressions du cui'de-sac bulbaire, l'obstacle au cathétérisme étant, comme dans l'hypertrophie prostatique, situé sur la paroi inférieure, on aura recours aux mêmes manœuvres pour traverser le canal ; on suivra avec une sonde coudée sa paroi
FiG. '28. — Manœuvre du mandrin.
supérieure, tendant la verge et l'attirant contre le ventre pour pénétrer dans la région membraneuse. La sonde doit rester parallèle à la ligne blanche jusqu'au moment où l'abaissement peut se faire facilement, jusqu'à ce que son bec soit engagé dans la région membraneuse et ne demande quà avancer.
Telles sont les diverses manœuvres qui permettent de pratiquer le cathétérisme évacuateur. Quelles en sont les indications générales? Elles peuvent se résumer en ces mots : on le pratiquera toutes les fois que la vessie ne se videra pas complètement de son contenu : qu'il s'agisse d'une rétention aiguë chez un blennorrhagique atteint d'une légère prostatite, qu'il s'agisse dune rétention aiguë chez un rétréci, ou d'une quelconque de ces rétentions si variées qu'on observe chez les prostatiques (rétentions simples, complètes, avec ou sans distension, etc.).
Il est une précaution générale à observer : c'est de ne pas évacuer d'un seul coup la vessie dans une grande distension vésicale, si l'on voit Turine se teinter légèrement de rouge. L'urine deviendrait de plus en plus sanglante, et il se produirait un écoulement de sang pur. H faut, à la moindre apparition du
sanpT, arrêter l'évacuation et remplacer, au besoin, Turine évacuée par une quantité presqu'égale d'eau boriquée.
Dans tous les cas, en particulier lorsque la rétention s'accompagne d'une grande distension, il faut observer avec la plus grande minutie tputes les précautions d'antisepsie et d'asepsie.
§ 2. -- Sonde à demeure.
Dans bon nombre de cas, il faut laisser la sonde évacuatrice à demeure. Ce procédé de la sonde à demeure constitue une véritable méthode thérapeutique il modifie par le contact prolongé de la sonde les parois de Turéthre ; il permet de vider la vessie d'une façon continue, il fait Toffice d'un drainage permanent dans les vessies infectées, qui peuvent, jusqu'à un certain point, être comparées à des abcès; il suffit quelquefois pour amener chez certains malades infectés l'abaissement de la température. Les accidents qu'on lui impute, en particulier les ulcérations de la vessie et de Turèthre, sont dus à ce que la sonde a été mal placée, soit que son extrémité, s'engageant trop avant dans la vessie, presse constamment an point de sa paroi, soit que, la verge étant laissée pendante, il se fasse au niveau de sa racine entre la portion profonde, fixe, curviligne de l'urèthre et la portion libre pendante, un angle au sommet duquel la paroi uréthrale est constamment comprimée par la sonde.
Il y a donc une série de précautions à prendre dans la fixation d'une sonde à demeure.
Son extrémité vésicale ne doit être constituée que par la partie située au delà de l'œil. Pour s'assurer de cette situation, après avoir introduit la sonde dans la vessie, on la ramène doucement à soi jusqu'à ce que l'écoulement du liquide cesse ; puis on la repousse peu à peu jusqu'à ce que cet écoulement se rétablisse. On laisse la vessie se vider et on attend pour fixer la sonde que se soit établi un écoulement goutte à goutte régulier correspondant à Texcrétion des uretères. La sonde est ainsi mise en bonne place. Il faut l'y maintenir.
Le mode de fixation qui nous a paru le meilleur est celui que conseille Guyon :
Prenant du colon à repriser en quatre doubles, trempé dans une solution de sublimé faible et formant deux câbles de 50 centimètres environ, on fixe la partie moyenne de l'un d'eux sur la sonde au niveau du méat. Ses deux chefs sont ensuite réunis par un nœud qui correspond à la base du gland, puis ils se séparent : l'un passe en avant, l'autre en arrière du pénis, pour être noués ensemble de nouveau sur le côté opposé de la base du gland. Cet
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indiquent que Topération est terminée. Si Ton échoue, il faut recommencer, retirant complètement la sonde et replaçant le mandrin pour modifier la bicoudure, en lui donnant un peu plus de longueur, ce qui surélève le bec de Tinstrument. Il suffit souvent, du reste, de ramener la sonde en arrière pour la dégager et permettre une manœuvre qui n*avait échoué que parce que la sonde était enfoncée trop avant dans la prostate.
Dans les cas de fausses routes ou même dans les simples dépressions du cui-de-sac bulbaire, Tobstacle au cathétérisme étant, comme dans l'hypertrophie prostatique, situé sur la paroi inférieure, on aura recours aux mêmes manœuvres pour traverser le canal ; on suivra avec une sonde coudée sa paroi
FiG. '28. — Manœuvre du mandrin.
supérieure, tendant la verge et l'attirant contre le ventre pour pénétrer dans la région membraneuse. La sonde doit rester parallèle à la ligne blanche jusqu'au moment où l'abaissement peut se faire facilement, jusqu'à ce que son bec soit engagé dans la région membraneuse et ne demande qu'à avancer.
Telles sont les diverses manœuvres qui permettent de pratiquer le cathélérisme évacuateur. Quelles en sont les indications générales? Elles peuvent se résumer en ces mots : on le pratiquera toutes les fois que la vessie ne se videra pas complètement de son contenu : qu'il s'agisse d'une rétention aiguë chez un blennorrhagique atteint d'une légère prostatite, qu'il s'agisse d'une rétention aiguë chez un rétréci, ou d'une quelconque de ces rétentions si variées qu'on observe chez les prostatiques (rétentions simples, complètes, avec ou sans distension, etc.).
Il est une précaution générale à observer : c'est de ne pas évacuer d'un seul coup la vessie dans une grande distension vésicale, si l'on voit l'urine se teinter légèrement de rouge. L'urine deviendrait de plus en plus sanglante, et il se produirait un écoulement de sang pur. 11 faut, à la moindre apparition du
sanjç, arrêter l'évacuation et remplacer, au besoin, Turine évacuée par une quantité presqu'égale d'eau boriquée.
Dans tous les cas, en particulier lorsque la rétention s'accompagne d'une grande distension, il faut observer avec la plus grande minutie tputes les précautions d'antisepsie et d'asepsie.
§ 2. -- Sonde à demeure.
Dans bon nombre de cas, il faut laisser la sonde évacuatrice à demeure. Ce procédé de la sonde à demeure constitue une véritable méthode thérapeutique il modifie par le contact prolongé de la sonde les parois de Turèthre ; il permet de vider la vessie d'une façon continue, il fait roiïice d'un drainage permanent dans les vessies infectées, qui peuvent, jusqu'à un certain point, être comparées à des abcès; il suffit quelquefois pour amener chez certains malades infectés l'abaissement de la température. Les accidents qu'on lui impute, en particulier les ulcérations de la vessie et de Turèthre, sont dus à ce que la sonde a été mal placée, soit que son extrémité, s'engageant trop avant dans la vessie, presse constamment un point de sa paroi, soit que, la verge étant laissée pendante, il se fasse au niveau de sa racine entre la portion profonde, fixe, curviligne de Turèthre et la portion libre pendante, un angle au sommet duquel la paroi uréthrale est constamment comprimée par la sonde.
Il y a donc une série de précautions à prendre dans la fixation d'une sonde à demeure.
Son extrémité vésicale ne doit être constituée que par la partie située au delà de l'œil. Pour s'assurer de cette situation, après avoir introduit la sonde dans la vessie, on la ramène doucement à soi jusqu'à ce que l'écoulement du liquide cesse ; puis on la repousse peu à peu jusqu'à ce que cet écoulement se rétablisse. On laisse la vessie se vider et on attend pour fixer la sonde que se soit établi un écoulement goutte à goutte régulier correspondant à l'excrétion des uretères. La sonde est ainsi mise en bonne place. Il faut l'y maintenir.
Le mode de fixation qui nous a paru le meilleur est celui que conseille Guyon :
Prenant du colon à repriser en quatre doubles, trempé dans une solution de sublimé faible et formant deux câbles de 50 centimètres environ, on fixe la partie moyenne de l'un d'eux sur la sonde au niveau du méat. Ses deux chefs sont ensuite réunis par un nœud qui correspond à la base du gland, puis ils se séparent : l'un passe en avant, l'autre en arrière du pénis, pour être noués ensemble de nouveau sur le côté opposé de la base du gland. Cet
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indiquent que Topération est terminée. Si Ton échoue, il faut recommencer, retirant complètement la sonde et replaçant le mandrin pour modifier la bicoudure, en lui donnant un peu plus de longueur, ce qui surélève le bec de l'instrument. Il suffit souvent, du reste, de ramener la sonde en arrière pour la dégager et permettre une manœuvre qui n'avait échoué que parce que la sonde était enfoncée trop avant dans la prostate.
Dans les cas de fausses routes ou même dans les simples dépressions du cul-de-sac bulbaire, l'obstacle au cathétérisme étant, comme dans l'hypertrophie prostatique, situé sur la paroi inférieure, on aura recours aux mêmes manœuvres pour traverser le canal ; on suivra avec une sonde coudée sa paroi
FiG. '28. — Manœuvre du in<in(lrin.
supérieure, tendant la verge et l'attirant contre le ventre pour pénétrer dans la région membraneuse. La sonde doit rester parallèle à la ligne blanche jusqu'au moment où l'abaissement peut se faire facilement, jusqu'à ce que son bec soit engagé dans la région membraneuse et ne demande qu'à avancer.
Telles sont les diverses manœuvres qui permettent de pratiquer le cathélérisme évacuateur. Quelles en sont les indications générales? Elles peuvent se résumer en ces mots : on le pratiquera toutes les fois que la vessie ne se videra pas complètement de son contenu : qu'il s'agisse d'une rétention aiguë chez un blennorrhagique atteint d'une légère prostatite, qu'il s'agisse d'une rétention aiguë chez un rétréci, ou d'une quelconque de ces rétentions si variées qu'on observe chez les prostatiques (rétentions simples, complètes, avec ou sans distension, etc.).
Il est une précaution générale à observer : c'est de ne pas évacuer d'un seul coup la vessie dans une grande distension vésicale, si l'on voit Turine se teinter légèrement de rouge. L'urine deviendrait de plus en plus sanglante, et il se produirait un écoulement de sang pur. Il faut, à la moindre apparition du
sanpf, arrêter l'évacuation et remplacer, au besoin, Turine évacuée par une quantité presqu'égale d'eau boriquée.
Dans tous les cas, en particulier lorsque la rétention s'accompagne d'une grande distension, il faut observer avec la plus grande minutie tputes les précautions d'antisepsie et d'asepsie.
§ â. -- Sonde à demeure.
Dans bon nombre de cas, il faut laisser la sonde évacuatrice à demeure. Ce procédé de la sonde à demeure constitue une véritable méthode thérapeutique il modifie parle contact prolongé de la sonde les parois de Turèthre; il permet de vider la vessie d'une façon continue, il fait roflice d'un drainage permanent dans les vessies infectées, qui peuvent, jusqu'à un certain point, être comparées à des abcès; il suffît quelquefois pour amener chez certains malades infectés l'abaissement de la température. Les accidents qu'on lui impute, en particulier les ulcérations de la vessie et de Turèthre, sont dus à ce que la sonde a été mal placée, soit que son extrémité, s'engageant trop avant dans la vessie, presse constamment un point de sa paroi, soit que, la verge étant laissée pendante, il se fasse au niveau de sa racine entre la portion profonde, fixe, curviligne de Turèthre et la portion libre pendante, un angle au sommet duquel la paroi uréthrale est constamment comprimée par la sonde.
Il y a donc une série de précautions h prendre dans la fixation d'une sonde à demeure.
Son extrémité vésicale ne doit ùtre constituée que par la partie située au delà de l'œil. Pour s'assurer de cette situation, après avoir introduit la sonde dans la vessie, on la ramène doucement à soi jusqu'à ce que l'écoulement du liquide cesse ; puis on la repousse peu à peu jusqu'à ce que cet écoulement se rétablisse. On laisse la vessie se vider et on attend pour fixer la sonde que se soit établi un écoulement goutte à goutte régulier correspondant à l'excrétion des uretères. La sonde est ainsi mise en bonne place. Il faut Ty maintenir.
Le mode de fixation qui nous a paru le meilleur est celui que conseille Guyon :
Prenant du coton à repriser en quatre doubles, trempé dans une solution de sublimé faible et formant deux câbles de 50 centimètres environ, on fixe la partie moyenne de l'un d'eux sur la sonde au niveau du méat. Ses deux chefs sont ensuite réunis par un nœud qui correspond à la base du gland, puis ils se séparent : l'un passe en avant, l'autre en arrière du pénis, pour être noués ensemble de nouveau sur le côté opposé de la base du gland. Cet
MKD» OPÉn». — lUnTMANN. A
CATHKTKinSME THEHAPEUTIQUE
indiquent que Topération est terminée. Si Ton échoue, il faut recommencer, retirant complètement la sonde et repla<;ant le mandrin pour modifier la bicoudure, en lui donnant un peu plus de longueur, ce qui surélève le bec de l'instrument. Il suffit souvent, du reste, de ramener la sonde en arrière pour la dégager et permettre une manœuvre qui n'avait échoué que parce que la sonde était enfoncée trop avant dans la prostate.
Dans les cas de fausses roules ou môme dans les simples dépressions du cul'de-sac bulhaire, l'obstacle au cathétérisme étant, comme dans l'hypertrophie prostatique, situé sur la paroi inférieure, on aura recours aux mêmes manœuvres pour traverser le canal ; on suivra avec une sonde coudée sa paroi
ri(i. '28. — Manfcuvrc du mandrin.
supérieure, tendant la verge et l'attirant contre le ventre pour pénétrer dans la région membraneuse. La sonde doit rester parallèle à la ligne blanche jusqu'au moment où l'abaissement peut se faire facilement, jusqu'à ce (juc son bec soit engagé dans la région membraneuse et ne demande (juà avancer.
Telles sont les diverses manœuvres qui permettent de pratiquer le cathétérisme évacuateur. Quelles en sont les indicalions générales? Klles peuvent se résumer en ces mots : on le pratiquera toutes les fois que la vessie ne se videra pas complèlemenl de son contenu : qu'il s'agisse dune rétention aiguf* chez un blennorrhagique atteint d'une légère proslalitc, qu'il s'agisse d une rétention aiguë chez un rétréci, ou d'une quelconque de ces rétentions si varices qu'on observe chez les prostatiques (rétentions simples, complètes, avec ou sans distension, etc.).
Il est une précaution générale à observer : c'est de ne pas évacuer d'un seul coup la vessie dans une grande distension vésicale, si l'on voit l'urine se teinter légèrement de rouge. L'urine deviendrait de plus en plus sanglante, et il se produirait un écoulement de sang pur. Il faut, à la moindre apparition du
sanpT, arrêter Tévacuation et remplacer, au besoin, Turine évacuée par une quantité presqu'égale d'eau boriquée.
Dans tous les cas, en particulier lorsque la rétention s'accompagne d'une grande distension, il faut observer avec la plus grande minutie tputes les précautions d'antisepsie et d'asepsie.
§ â. -- Sonde à demeure.
Dans bon nombre de cas, il faut laisser la sonde évacuatrice à demeure. Ce procédé de la sonde à demeure constitue une véritable méthode thérapeutique il modifie par le contact prolongé de la sonde les parois de Turèthre ; il permet de vider la vessie d'une façon continue, il fait TofTice d'un drainage permanent dans les vessies infectées, qui peuvent, jusqu'à un certain point, être comparées à des abcès; il suffit quelquefois pour amener chez certains malades infectés l'abaissement de la température. Les accidents qu'on lui impute, en particulier les ulcérations de la vessie et de l'urèthre, sont dus à ce que la sonde a été mal placée, soit que son extrémité, s'engageant trop avant dans la vessie, presse constamment un point de sa paroi, soit que, la verge étant laissée pendante, il se fasse au niveau de sa racine entre la portion profonde, fixe, curviligne de Turèthre et la portion libre pendante, un angle au sommet duquel la paroi uréthrale est constamment comprimée par la sonde.
Il y a donc une série de précautions à prendre dans la fixation d'une sonde à demeure.
Son extrémité vésicale ne doit être constituée que par la partie située au delà de l'œil. Pour s'assurer de cette situation, après avoir introduit la sonde dans la vessie, on la ramène doucement à soi jusqu'à ce que l'écoulement du liquide cesse ; puis on la repousse peu à peu jusqu'à ce que cet écoulement se rétablisse. On laisse la vessie se vider et on attend pour fixer la sonde que se soit établi un écoulement goutte à goutte régulier correspondant à l'excrétion des uretères. La sonde est ainsi mise en bonne place. Il faut Ty maintenir.
Le mode de fixation qui nous a paru le meilleur est celui que conseille Guyon :
Prenant du colon à repriser en quatre doubles, trempé dans une solution de sublimé faible et formant deux câbles de 50 centimètres environ, on fixe la partie moyenne de l'un d'eux sur la sonde au niveau du méat. Ses deux chefs sont ensuite réunis par un nœud qui correspond à la base du gland, puis ils se séparent : l'un passe en avant, l'autre en arrière du pénis, pour être noués ensemble de nouveau sur le côté opposé de la base du gland. Cet
MKD» OPÉn'. — HAnTMAX^. -^
CATIIKTKRISME TlIKRAPKl'TigUE
anneau doit être suffisamment large pour permettre à la verge d'entrer en érection. De là le fil est conduit vers les poils du pubis et fixé à une touffe
suffisamment épaisse et aussi rapprochée que possible de la racine de la verge.
Le deuxième fil est placé symétriquement au premier et solidarisé avec l'autre, à droite et à gauche de la base du gland (Gg. 29).
Lorsque la sonde ne doit pas couler constamment, on la ferme avec un fausset, l'ouvrant, suivant les indications, toutes les deux ou trois heures.
Le plus souvent elle doit permettre une évacuation continue de Turine. On adapte alors à son extrémité une rallonge constituée par un tube de caoutchouc, dont l'extrémité vient plonger dans un urinai. Le mieux compris est l'urinai antiseptique de Duchastelet (fig. 30). 11 se compose d'un gros boyau en verre, situé à sa partie supérieure, recevant la sonde, et d'un réservoir central également en verre, où s'accumule l'urine qui s échappe peu à peu du boyau supérieur.
Pour se servir de cet urinai, on commence
par remplir le fond du boyau avec une
solution de sublimé à 1 p. 1.000, on y
place la rallonge de la sonde^ et, afin
que le milieu reste antiseptique, alors
même qu'une urine infectée viendrait
se substituer à la solution de sublimé,
on met dans le fond du boyau une pastille antiseptique ne se dissolvant que
très lentement. Fk;. 3<i. — Urinai <lc Duchastelet
Fig.
- Fixation dune à demeure.
*(»nde
Sublimé 50 grammes
Chlorhydrate d'ammoniaque 50 —
Mucilage de gomme arabique 15 —
Amidon ^0 —
pour 200 pastilles (Guyon).
La hauteur de l'urinai fait que la sonde s'y engage sans s'abaisser et que par suite la verge n'est pas brusquement coudée à sa racine comme lorsqu'elle pend entre les jambes. L'urine, arrivée dans le boyau, se déverse ensuite par
trop-plein dans le réservoir central, dont la capacité est considérable, 1 litre, ce qui fait qu'on n'a pas à le vider très souvent (fig. 31).
FiG. 3i. — La sonde, llxi'c ooinnie sur lig. '2% est prolongée par un lul)C de raoïilohouc qui plonge dans le boyau de Turinal. La verge est ainsi maintenue horizontale et ne se coude pas à sa racine.
Dans quelques cas spéciaux où l'introduction de la sonde est facile, on a avantage à recourir à des sondes en caoutchouc vulcanisé telles que celle
TiG. 32. — Sonde de Malécot (en forme do T).
de Malécot (fig. 32) ou celle de Pezzer (fig. 33), qui ne nécessitent aucune fixation et sont maintenues en bonne situation par le fait même de leur forme.
iwniiiiinin'Tnnini
Fig. 33. — Sonde de Poz/.er (en forme de paslillo).
Ces sondes peuvent être introduites par voie rétrograde, après une taille hypogastrique, ou d'avant en arrière, à Taide d'un mandrin sur lequel on étire la sonde de manière à lui donner la forme d'une sonde ordinaire, en eiïaçant sa partie évasée (iig. 34).