PREMIÈRE PARTIE
GÉNÉRALITÉS SUR LA MÉDECINE OPÉRATOIRE ET LA THÉRAPEUTIQUE DE L'APPAREIL URINAIRE
SOMMAIRE
Importance de lanlisepsie et de l'asepsie en chirurji^ie urinaire. — Nettoyage des sondes; asepsie des sondes par la chaleur sèche, la chaleur humide (autoclave, ébullitioni: emploi des antiseptiques, liquides . (nitrate d'argent, biiodure de mercure) ou gazeux (acide sulfureux, formol). — Dt^sinfection des instruments autres que les sondes (explorateurs métalliques, lithotriteurs, aspirateurs, seringues, cystoscopes). — Choix «l'un lubrifiant. — Antisepsie du malade (médicaments internes, désinfection de l'urèthre et <le la vessiC;. — Applications à certaines interventions icathétérisme évacuateur, uréthrotomie interne, lithotritie, traitement des plaies de l'appareil urinaire}.
Importance de Tantisepsie et de l'asepsie en chirurgie urinaire. —
D'une importance capitale chez les malades atteints d'une affection de lappareil urinaire, l'antisepsie et l'asepsie ne sont cependant entrées que tardivement dans cette chirurgie un peu spéciale. Et cependant la mort survient habituellement chez ces malades par le fait du développement d'accidents infectieux. Certes ces accidents n'étaient pas passés inaperçus, mais on les attribuait à des causes diverses. Pendant longtemps on a regardé les grands accès fébriles, qui suivent quelquefois le cathctérisme, comme la manifestation d'accidents réflexes. Les autopsies montraient bien Texistence de
JIÊD* OI'ÉR». — HARTMANN. l
lésions matérielles appréciables, abcès miliaires des reins, suppurations vésicalos, etc., mais comme dans les cas les plus graves, dans ceux qui avaient évolué le plus rapidement, on ne trouvait que des lésions d'ordre congestif, un considérait la congestion comme la cause principale des accidents.
(l'était là une notion courante encore en 1885, comme en témoigne la ttiéne écrite à cette époque par notre collègue Tuffier sur la congestion ihn» le» maladies de Vappareil urinaire. Une interprétation plus exacte des fuitH no devait pas tarder à montrer que, si la congestion favorise quelquefois lo diWoloppement de l'infection, elle n'en est souvent que la manifestation. Pour diminuer la fréquence des accidents, pour abaisser le taux de la lutirtnlité, il est donc nécessaire de bien savoir débarrasser l'appareil uriu»ii*o duH agents infectieux qui peuvent s'y trouver et aussi de le protéger \HMitr<) l'urct^M de nouveaux agents microbiens au cours des manœuvres que mVonwlto lo traitement. De là l'importance extrême de l'antisepsie et de r(iiio|ii>ln dauM cette partie de la chirurgie.
Noun nn parlerons pas ici des méthodes chirurgicales générales d'asepsie \\\ (riiutUnpftics renvoyant pour ce point au volume qui traitera de ces questions. Nmu» immih <M)nUmterons de décrire ce que présente de spécial l'application de vs^m niiUhndoH à la chirurgie un peu particulière de l'appareil urinaire.
A l'pKtunpln du professeur Guyon, qui, dans ces dix dernières années, s'est liodUiMMip oooupé de ces questions, nous étudierons successivement la désinfm^tioii iU^n iniitruments et celle du malade.
vj {, stérilisation des instruments.
1*^ SONDES Il hiMl .
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il" I.Prt iMMixnrviM* il l'iHat stérile jusqu'au moment où Ton va s'en servir.
I" NwttoyiiUd dM «ondeB. — Un premier point est important, c'est de hhh in*Uo!fvr IcM HnndcM. Cn nettoyage préalable doit être un nettoyage méca- Mlipio. HMnliiK»*' A rnlui doH mains du chirurgien. 11 est rendu difficile par ce liill quo la himmIi» rnt creusre d'un canal long, étroit, un peu inégal, dans loqunl piMiv«inl nmU^r du nang, du pus ou du mucus, qui se concrètent, se doHMiNoliout nt adluNn^nl ah)r8 intimement aux parois. 11 l'est encore par ce luit qun luH oorpH g^^H qui ont servi è faciliter l'introduction de la sonde ne se iMlHHiiiit |ian diMiMidro par l'eau.