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ACCIDENTS ET COMPLICATIONS

à droite ou à gauche et le retourner le bec en bas, abaissant fortement la poignée entre les jambes ou, au contraire, la relevant si le bas-fond est très déprimé. A vrai dire, ce n'est pas là une complication opératoire, cette disposition rend, au contraire, l'opération plus facile ; les fragments du calcul retombent toujours au même point déclive, où Ton a déjà trouvé la pierre. Quand un des lobes de la prostate fait une saillie isolée dans la vessie, on en est quitte pour opérer en arrière, ou en dehors de la saillie, plus habituellement du côté opposé, car c'est là que tombent généralement les fragments.

Vui. •an. — Le lithotriteur renversé, la luranche femelle appuyant contre la paroi postérieure, le chirurgien va chercher un calcul situé dans le bas-fond, contre la paroi postérieure.

Les déformations physiologiques de la vessie sont, au contraire, plus gênantes. Ce sont des contraciions du muscle vésical. Elles sont parlielles ou totales. Elles peuvent provoquer l'expulsion, entre le lithotriteur et le canal, du liquide injecté au début de Topération, ce qui oblige d*opérer à sec et gêne beaucoup les manœuvres.

On peut cependant continuer Popération et opérer avec un minimum de liquide. Thompson avait même préconisé la lithotritie à sec. L'important est de n'agir que quand la contraction vésicale a pris fin. Partielles, les contractions créent de petites logettes où le calcul peut tomber. Cette dernière disposition a fait croire longtemps à la formation de calculs dans les cellules de la vessie, à des calculs enchàtonnés ; aussi les chirurgiens peu accoutumés aux

ilTIlOTRITIE

pratiques de la chirurgie urinaire, onl-ils rapporté une série d'observations où ils disent avoir broyé des calculs contenus dans des cellules vésicalcs. Kn rêaiité, il s'agit le plus souvent de faits mal observés, et les cellules vésicales ne sont pas autre chose que des contractions partielles d'une vessie autour d*une pierre. La cbloroformisation fait cesser bon nombre de ces contractions partielles; cependant il en est qui persistent malgré tout; aussi, pour atteindre un calcu! logé dans une de ces fausses cellules, sans pincer la vessie, les diflicultés sont-elles parfois insurmontables, et mieux vaut, dans certains cas, remettre le broiement de la pierre à une séance ultérieure-

Guyon, dont l'expérience en matière de lithotritie est très grande^ n*hésite pas à 8*élever contre la croyance à la possibilité de faire toutes les lithatrities en une séance, II faut, dans certains cas. savoir s'arrêter ; grâce à son débarras relatif, la vessie devient plus facile, et dans une deuxième séance on ne trouve plus ces déformations dues aux contractions de Torgane,

Le voiame de la pierre peut faire obstacle au broiement de façon purement mécanique, en raison de la dureté plus grande que donne le volume aux calculs d'acide urique ou d'oxalate de chaux. Il modifie aussi la situation de la pierre, qui peut se trouver au-dessus du col, prenant point d'appui sur les parois de la vessie. Lorsque l'explorateur métallique fait constater Texistence d'une pierre volumineuse, il est utile de prendre un n° 2 fenêtre à mors longs ou même un n* 3, Lors de calcul urique de 5 centimètres ou audessus, il est bon d'être prêt à faire la taille immédiatement si elle est nécessaire.

Il noua reste enfin, pour en terminer avec les complications qui surviennent au cours du broiement, à mentionner un accident heureusement rare, mais des plus embarrassants. C'est le cas où la vessie pénètre entre les mors de rinstrument et Tenserre en même temps. On ne peut ni fermer le litliolriteur, ni le dégager. Il faut, pour y remédier, tenir rinstrument par sa poignée et» sans chercher le moins du monde à le fermer, abandonnant complètement la roue, Tattirer doucement vers le col. Lorsqu'il y a pris appui, le rapprochement des deux branches s'opère de lui-même, on est dégagé.

3" Pendant févacuation des débris ealculeux, — Enfin, on peut observer des complications au moment de Tévacuation des débris calculeux.

U enclavement dun débris de pierre dan^ un œil de la sonde évacuairice est un accident sans gravité: il suffit de remettre le mandrin et de refouler le calcul dans la vessie ou d'écraser le fragment dans la sonde évacuatrice, La simple pression de la main suffit le plus souvent; lorsqu'elle est insuflisaritei ou donne sur son manche quelques petits coups de marteau.

La sonde peut, au cours de Topération, se retirer et s'arrêter au niveau de la prostate, ou bien au contraire, trop poussée, se coller contre la paroi vésicale, qui en bouche les orifices. M sera toujours facile de remédier à ces petits incidents, en replaçant la sonde en bonne position. Seul, le grand vo-

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