ACCIDENTS ET COMPLICATIONS IQS
orifices de la sonde n'accrochent la paroi de l'urèthre. 11 peut arriver que rintroduction à fond du mandrin soit empêchée par la présence d'un petit calcul encastré dans le bout terminal de la sonde ; on pousse alors fortement le mandrin : son extrémité, terminée par une série d'aspérités, écrase facilement le calcul ; en cas de besoin on peut, au moyen du marteau, frapper sur la tête du mandrin pour arriver au même but.
Vérification, — Il est bon de vérifier immédiatement l'état de la vessie ; si Ton sait qu'il reste des fragments assez gros, on prend le lithotriteur à mors fenêtres et on opère en suivant les même9 règles que pour le premier broiement. Lorsqu'on suppose qu'il ne reste plus grand'chose, on prend un lithotriteur à mors plats n® i ou n® % avec lequel on explore successivement tous les points de la paroi de la vessie, risquant moins de la saisir qu*avec le lithotriteur à mors fenêtres.
Soins consécutifs. — L'opération terminée, on place une sonde à demeure qui sert à faire des lavages et qu'on laisse pendant 48 heures ou plus si la vessie est très malade, s'il s'agit d'un protastique vidant mal la vessie, s'il y a eu à la suite du passage des instruments une écaillure de Furèthre ou s'il y a de la fièvre. L'écoulement sanguin très modéré s'arrête presque immédiatement ; les quelques douleurs consécutives sont calmées par des applications chaudes sur le ventre, un petit lavement laudanisé ou, au besoin, une injection de morphine.
Le malade peut se lever, d'ordinaire, vers le 3* ou le 4* jour. Huit à dix jours après la lithotritie il faut, avec un lithotriteur à mors plats ou avec le cystoscope, vérifier de nouveau la vessie et, s'il y a lieu, broyer, sans anesthésie cette fois, le ou les fragments qui auraient échappé aux manœuvres lors de l'opération.
Accidents et complications. — Dans quelques cas on a à lutter contre des incidents qui naissent au cours de l'intervention et qui obligent à modifier la technique idéale que nous venons d'indiquer.
i® Pendant rintroduction du lithotriteur, — On peut être gêné pour l'introduction de l'instrument. Je ne reviens pas sur les rétrécissements de l'urèthre, qui occasionneraient semblable gêne ; nous avons déjà parlé du traitement préliminaire pour dilater le canal. Mais, au cours de l'introduction du lithotriteur le malade peut faire des efforts de vomissements qui s'accompagnent de contractions du diaphragme uro-génital et empêchent la pénétration de l'instrument. En pareil cas il ne faut pas mettre de force. Ce serait sans succès, et l'on s'exposerait à des délabrements dans le périnée, qui est, pour ainsi dire, fermé par l'effort musculaire.
En patientant un peu et en attendant que l'anesthésie soit plus complète, on passe facilement.
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