STÉRILISATION DES INSTRUMENTS * Ç
Y aspirateur, la seringue de Guyon, à piston de cuir (fig. 10), on prendra une solution de nitrate d^argent à 1 p. 500. La môme solution de nitrate d'argent pourra servir à désinfecter les seringues en verre à piston de caoutchouc(fig.i 1).
Fig. 11. — Seringue d'AIbarr.'in à piston de cnoutchouc (stérilisablc par ébuUition).
L avantage de ces derniers pistons est qu'ils supportent rébuUition et que, formés d'un morceau de caoutchouc comprimé entre deux disques métalliques, ils sont susceptibles de prendre des dimensions variables en rapport avec le degré de la compression à laquelle le disque de caoutchouc est soumis .
3** CHOIX d'un LUBRIFIANT
Pour faciliter Tintroduction des instruments, on a conseillé des lubrifiants divers : un des plus employés est Thuile phéniquée (à 1 pour 40) ou même plus simplement Thuile stérilisée ; on a encore conseillé un mélange d'huile d'eucalyptus et d'huile d'olive (1 pour 16), l'huile de ricin, Thuile de vaseline, une pommade spéciale (Guyon) :
Glycérine \
Eau ' ad 33
Savon >
Phénol i
I^a glycérine a été fréquemment utilisée ; elle est supérieure à Thuile dans certains cas, pour remploi ducystoscope par exemple, parce qu'elle est soluble dans l'eau et ne laisse pas de gouttes à la surface du miroir.
Quel que soit l'agent employé, il est important de ne pas plonger indéfiniment des séries de sondes dans le même flacon, mais de ne prendre dans un tube qu'une petite quantité de la substance lubrifiante, de manière à changer fréquemment le liquide et ne pas tremper successivement dans le môme une série de sondes. Dans notre service nous utilisons l'huile phéniquée à 1 p. 100, que nous stérilisons à 170^ à l'étuve sèche dans de petits flacons à catgut ou dans des tubes à essai bouchés avec de l'ouate. La quantité d'huile contenue dans chaque flacon étant minime, on n'y plonge qu'un très petit nombre de soodes ou de bougies et l'on jette l'huile qui s'y trouvq
lO
contenue. La dépense est très minime, et Ton ne risque pas de plonger un instrument dsms un liquide contaminé.
§ 2. — Antif^cpf^ie du malade.
Avant toute intervention sur Tappareil urinaire, il faut désinfecter le malade, alors même qu'il s'agit d'un malade non infecté. Cette désinfection préalable à toute intervention est aussi nécessaire que celle de la peau avant les opérations de chirurgie générale. La rainure balano-préputiale est Thabitat
.ZPan'Sôe FiG. 12. — Lavage de l'urèthre antérieur avec la seringue.
ordinaire du Bacterium coli dont Timportance dansTinfection urineuse est bien établie ; Turèthre lui-môme contient normalement de nombreux microbes.
Aussi est-il nécessaire, avant toute intervention, de nettoyer la rainure balanopréputiale au savon, puis avec une solution antiseptique de sublimé à 1 p. l.OCH)