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TRAITEMENT DE LA TUBKRCLLOSE DU TESTICULE

§ 1^. — Traîtomcnt de la tulierciilo.^e du testicule.

L^ traitement de la tuberculose testiculaire comporte deux ordres d'indications, celles d*i traitement iocaî et celles du traitement fjénérai.

Traiteïûent général. — Il trolTre rien de spécial : il doit consister en une hygiène sévère, Taéralion, la vie aux bords de la mer, dans des climats d'altitude, des cures aux stations chlorurées salines, la suralimentation, Tafa- Borplion dliuile de foie de morue, etc.

Traitement local, — 11 est d'ordre chirurgical. Si, en même temp« que la tuberculose testiculaire, il existe des lésions tuberculeuses graves en d'autres organes, des lésions pulmonaires avancées ou même des lésions sur un autre point de Tappareil gènito-urinaire, prostate, vessie, reins, il faut être sobre d'interventions chirurgicales et se borner à de petites manœuvres opératoires ; ouverture des abcès collectés, débridement des fistules avec clapiers, etc.

Au contraire si Ton ne trouve pas d'autre lésion tuberculeuse ailleurs, il faut agir chîrurgicalement, enlever les noyaux tuberculeux limités et durs^ inciser et curetter les abcès tuberculeux, les fistules et les tamponner à la gaze io do formée.

Lorsque les lésions tuberculeuses sont plus étendues^ ces interventions sont insuffisantes.

Autrefois, selon la pratique de Verneuilj on détruisait tous les points tuberculeux de Fépididyme mis à nu, avec la pointe d'un thermocautère* Aujourd'hui, nous croyons qu il faut abandonner cette pratique et faire Fablation de répididyme ou épididtfmeclomie^ qui est indiquée toutes les fois que le testi* cule est resté indemne, ce qui est fréquent.

L'épididymectomie a, sur la caslratiouj f avantage de conserver le testicule et de donner au malade Ja satisfaction morale de posséder sa glande génitele.

Certes la fonction excrétrice est supprimée ; mais elle Tétait déjà du fait de la présence de noyaux tuberculeux dans Tépididyme. De plus, on arrivera peut-être à rétablir la circulation spermatiqne en pratiquant les anastomoses dont nous avons parlé^* Enlinj on conserve la sécrétion interne de la glande ; fopéré, s*il est infécond, n'est pas impuissant ; ce n est pas un eunuque.

La casiralion nous semble devoir être réservée aux suppurations interminables, avec trajets multiples, avec envahissement concomitant du testicule. Cet envahissement du testicule est^ du reste, loin d'être constant dans la tuber-

1 Voir pïus haut, p, 343,

culose, dite à tort testiculaire, car elle est surtout épîdidymaire. Sur 134 cas de tuberculose pour lesquels on avait fait la castration dans la clinique de Bruns où elle est pratiquée systématiquement, Haas note que 72 fois le testicule était sain*. Il y a donc lieu de tenter la conservation de Torgane toutes les fois qu^elle est possible. Cette conservation est d'autant plus indiquée que, dans au moins le quart des cas, même après une opération radicale précoce, une castration, le deuxième testicule se prend secondairement.

§ 12. — Traitement de la syphilis du testicule.

Le diagnostic de la syphilis testiculaire doit être fait de bonne heure et le traitement général institué le plus tôt possible sous peine de voir le testicule se scléroser, s'atrophier, se réduire à une petite nodosité, le haricocèle de Ricord, en même temps que la spermatogénèse cesse et que l'impuissance apparaît.

Ce traitement doit être mixte, iodure de potassium et mercure combinés. Il faut le continuer jusqu'à ce que la glande ait repris son volume et sa consistance.

Localement le traitement est nul ; lors d'hyd recèle on peut par une ponction évacuer le liquide, ce qui permet de mieux palper Torgane, mais il ne faut pas faire ensuite d'injection modificatrice, le traitement général suffit.

§ 13. — Traitement du fong^as du testicule.

Sous le nom de fongus du lesliculcy on décrit des tumeurs bourgeonnantes, d'apparence charnue, développées à son niveau. Il en existe deux variétés :

1« Le fongus superficiel qui résulte du bourgeonnement de la face externe de Talbuginée faisant saillie entre les lèvres d'une plaie ou dénudée soit par suite de la chute d'eschare, après une infiltration d'urine, soit par suite de l'ulcération d'une lésion syphilitique ou tuberculeuse.

2** Le fongus profond qui résulte de l'apparition à l'extérieur de bourgeons développés dans une cavité primitivement intra-testiculaire.

Le fongus syphilitique, ordinairement superficiel, correspond à l'ulcération d'une gomme de l'albuginée; il guérit généralement par le traitement interne.

• Ernst Haas, Ueber die Rcsuliatc der Castration bel Hodentuberkulose. Beiir. z. klin. Chir., Tubingen, lyoi, t. XXX, p. 345.

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