TRAITEMENT DES ORCHITES AIGUËS
L*hydrocèle infantile cède à l'injection, avec une seringue de Pravaz, de quelques gouttes d'alcool à 90*" dans la tumeur ou même simplement à Tapplication sur les bourses de quelques compresses imprégnées d'une solution d'acétate d'ammoniaque.
Dans ces divers cas, le traitement est des plus simples ; il est, au contraire, plus complexe dans Thydrocèle en bissac, où à la poche scrotale s'ajoute une poche abdominale.
Il y a alors lieu de faire Texcision du feuillet pariétal de la poche scrotale et le drainage de la poche abdominale.
§ 7. — Traitement de rhématocèle.
Il faut opérer le plus tôt possible les hématocèles. La ponction suivie d'injection modificatrice ne peut plus être discutée, toujours il faut faire rincision.
Celle-ci doit être suivie de l'excision du feuillet pariétal et de la décortication des fausses membranes qui enveloppent le testicule toutes les fois que Topération est possible.
Si le testicule est atrophié, scléreux, perdu dans la séreuse hyperplasiée, si sa recherche est trop difficile ou si encore il existe du pus dans la cavité de rhématocèle, le mieux est de faire la castration.
§ 8. — Traitement des kystes de Tépididyme et da cordon.
Le traitement des kystes de Tépididyme et de ceux du cordon est des plus simples. On incise, couche par couche, les plans fibreux qui reco.uvrent le kyste jusqu'à ce qu'on arrive sur le feuillet séreux transparent et Ton décolle celui-ci, ce qui se fait facilement et sans écoulement sanguin pour peu qu'on reste bien à son contact. Si, au cours de cette libération la poche se crève, on la laisse se vider, on engage dans sa cavité l'index gauche et l'on décolle le feuillet séreux qui coifTe l'index exactement comme on le ferait d'un sac herniaire dans une cure radicale.
§ 9. — Traitement des orchites aigtiës.
Le traitement des orchi-épididymites aiguës consiste dans le repos au lit, les bourses élevées. On réalise cette élévation des bourses, soit en plaçant au-
dessous d'elles, entre les cuisses, un gros tampon d'ouate enveloppé dans une compresse, soit en lés soutenant avec une planchette ou un morceau de carton échancré à la façon des anciens plats à barbe ; les angles de Téchancrure s'engagent de chaque côté des bourses, les parties latérales de la planchette reposent sur les cuisses.
Si les douleurs restent vives, on fait une injection de morphine ou Ton applique quelques sangsues. Celles-ci ne doivent pas être placées sur le scrotum, dont la peau fine pourrait s'ulcérer au niveau de la piqûre, mais sur la région inguinale, au-devant du cordon. Un autre moyen de calmer les douleurs consiste à faire ingérer 2 à 6 grammes de salicylato de soude. Dans lu cas où la vaginale est distendue par un épanchement considérable, une ponction évacuatrice amène un soulagement manifeste.
Dès que la poussée inflammatoire aiguë est terminée, on comprimo les bourses avec un suspensoir ouaté. II est bon que ce suspensoir soulève fortement le scrotum ; à ce point de vue les suspensoirs, pourvus à leur partie postéro-inférieure de deux petites sangles élastiques, sont utiles.
Exceptionnellement, les orchites aiguës arrivent à suppuration ; dans ce cas il ne faut pas hésiter à inciser le testicule, à évacuer l'abcès, à laver la cavité avec une solution de sublimé, puis à réunir presque complètement les parties avec du catgut, laissant un petit draina
§ 10. — Traitement des vagrinalitcs.
Le traitement des vaginalites difTère suivant qu'on se trouve en présence d'une vaginalite aiguë ou d'une vaginalite chronique.
i** Vaginalites aiguës
Un grand nombre de vaginalites aiguës guérissent par le simple traitement médical (immobilisation, élévation des parties, applications de compresses chaudes, etc.). Telles sont les vaginalites qui accompagnent répididyraite blcnnorrhagique et dont le traitement n*est autre que celui de Torchite concomitante.
11 en est do même de la plupart des vaginalites qui accompagnent les épidîdymites d*origine uréthrale, en dehors de la blennorrhagie. Lorsque cepen-
* Enwix Payr, Ucbor conservativo Operalioncn am Hoden und Nebenhoden (Scctions-rhnill des Ilodons bci aculer Orchilis). Archiv f. klin, Chir, Berlin, igoi, t. LXII, p. loo'..
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dant la vanfitialîto persiste, quB la lièvre ati lieu de tomber rapidement continue, que le scroLum roii^^it et s*œdématie, il y a lien de craindre Ir suppuration » d'ouvrir et de drainer la tunique vagiuale. Cette incision est de môme nécessaire dans un certain nombre des vagtiialites qui suivent la fièvre lyplioïde.
2' Vaginaijtes crnïOMQri:s
Les vaginalites chroniques se manifestent soit par Fexistenced'un épancbcment séreux^ hydrocèle, soit par celle d'un épanchement sanguin, liémaLocèle. Leur traitement n*est autre que celui de ces deux affections*.
§ il. — Traitement de l'éléplianlîa^iî^ tlu Bcrotuiii.
It^éléplianliasis du scrotum qui, par sa masse, gène les mouvements, qui empêche le coït et qui occasionne de vives douleurs au moment des poussées indammatoires, a, dans un grand nombre de cas, été traité chirurgicalement.
Traitement préopératoire. — Pendant les deux jours qui précèdent Topération, le malade est tenu au lit, la masse scrotale élevée, de manière qu elle puisse se vider du sang et de la lymphe qu'elle contient. Par suite de ces manœuvres, la tumeur devient molle et l'opérateur peut s*assurer de la position du lesticule, quelquefois ectopié, et de Foxislence de hernies qui sont assez fréquemment associées à 1 eléphantiasis.
Opération. — L'ablation doit être large. Pour la pratiquer Saboia conseille de faire deux incisions obliques qui vont des anneaux inguinaux à Fangle péno-scrotal, et se rejoignent au niveau de celui-ci» De l'extrémité externe et supérieure de ces incisions partent deux incisions semi-lunaires à convexité externe, qui se rejoignent sur le raphé périnéaî près de Tanus.
L'incision ainsi tracée coupe la peau et le tissu cellulaire dont les mailles sont remplies de sérosité. Le cliirurgien cherche dans la masse gélatineuse les testicules qui y sont cachés, les isole, sectionnant, s'il y a lieu, les restes hypertrophiés du gubernaculum testis qui les rattache à la partie posléroinférieure du scrotum ; il les enveloppe dans une compresse de gaze stérilisée ei les confie à un aide (Ûg. 3^20).
La tumeur éléphantiasique est alors disséquée au bistouri et séparée des
* Voir ijlué hiiuU p- 35u
Fin, S'ij. — Opénilion liMTiiini^c (Sadoîa;.
La mobilité du tégument de la partie interne des cuisses permet d'obtenir la réunion des pivrlies, suivant une ligne de sutures en Y et d*inclure ainsi les testicules dans une sorte de scrotum de chien, k peau un peu serrée (fig, 327 1
La guérison est, eu général, rapide et sans incidents.
-ii.J^ irJlii