‹ Organisation Corporative et AssuranceChapitre 31 sur 64 · CONCLUSION · texte numérisé non relu

CONCLUSION

En France, la crainte de la nationalisation, spectre brandi à chaque infortune subie par la profession, à chaque mouvement de tendance politique, a, mieux que toutes les théories, provoqué une réaction de défense commune et de solidarité professionnelle. La Direction des Assurances, au lieu de préconiser la solution étatique, l’a, au contraire, proscrite tout en utilisant la crainte qu’elle inspirait comme un moyen de coordination, et un facteur d’ordre et de raison. Par l'intermédiaire de ses représentants immédiats, l'Etat a su inspirer au lieu d’ordonner, suggérer au lieu de proscrire. Telle est l’action d’un homme dont la compétence et l'esprit de compréhension ont eu sur le sort de l'Assurance un rôle décisif.

A tout bien compter, l'avenir corporatif de la profession nous paraît assez rassurant ; des résultats concrets ont été obtenus : l'instrument mis entre les mains des responsables de l'avenir de l'Assurance est de nature à combler les espoirs que sa création à fait naître. Directeurs, employés, agents et courtiers peuvent envisager avec confiance les progrès de l’avenir, s’ils ont le souci des intérêts de leur profession, la puissance et la stabilité de celle-ci

étant le gage le plus sûr du bien-être et de la sécurité de ceux-là. Il y a plus. Considérée comme un exemple, l’expérience réalisée dans le cadre de la profession de l’Assurance nous paraît l'indice le plus rassurant de l'esprit qui présidera aux constructions futures de la nouvelle législation française, œuvre de raison et de mesure.

Vu : Le Président, Vu : Le Doyen, GAÉTAN PIROU GEORGES RIPERT

Vu et permis d'imprimer :

Le Recteur, GILBERT GIDEL PERS °

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