‹ Organisation de l'industrieChapitre 26 sur 29 · SN · texte numérisé non relu

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APPENDICL. 373

Une réparliliou de noire badget des receltes en ces Irois calégories, de manière à faire ressortir la différence qui existe entre notre mode général d'impositions et celui des Anglais, serait , nous n'en doutons pas, un document des plus intéressants pour les lecteurs de ce livre; mais il faudrait, pour l'établir d'une manière parfaitement exacte, pouvoir diviser les totaux ofûciels de certains chapitres, et par conséquent en avoir le détail a sa disposition. Nous citerons, par exemple, l'enregislreraenl,qui, avec les hypothèques, n'a pas rendu en 18S1 moins de 219 millions, et qui doit certes se répartir autant sur la propriété que sur le commerce cl la production.

On peut néanmoins se rendre compte d'une différence remarquable cl fâcheuse entre l'assiette de notre impôt et celle de l'impôt anglais, en considérant que le total de nos contributions pesant sur la consommation, savoir le produit des douanes, des droits sur les sucres, le sel, le tabac, etc., etc., ne se monte pour 18."il qu'à environ 518 millions, f'esl-a-dire à moins du quart des recettes totales, qui s'élèvent à 1 milliard 582 millions ; tandis que les impôts sur la consommation en Angleterre atteignent le chiffre de 22 millions de livres sur une recette totale de 32 millions, c'est-à-dire près de la moitié.

La majeure portion de nos taxes frappe la propriété; ainsi lesimpôis foncier, personnel et mobilier, des portes et fenêtres, donnent un total chez nous de près de 400 millions : en y ajoutant reoregislremeut et les domaines, on arrive au chiffre de 650 millions, près de la moitié des recettes totales; taudis que Ton piut voir, daus le tableau ci-dessus, que le même rapport en Angleterre n'est guère que d'un quart (^),

L'aperçu que j'ai donné, dans le chapitre VI, de l'abaissement du prix de revient du sucre par le concours des machines perfectionnées vient d'être pleinement conlirmé par les témoignages publiés dans le rapport de la commission des sucres et des cafés.

Cent trente-huit domaines à la Jamaïque, dont la production constatée en 1852 était de 23,928 hogsheads (1), en ont rendu, dans les deux années 1846 et 1847, la première ayant élé mauvaise, 57,000. La moyenne actuelle est donc de 28,505. La moyenne annuelle de la production du rhum, calculée sur les années 1846 et 1847, était del5,5oS'/j puncheons (2) ; tandis que, lors de la dernière année de l'esclavage , elle n'atteignait que 10,008 puncheons.

Si l'on examine soigneusement les rendements délaillés insérés dans

(1) Le liogslicad de sucic Je la Jamaïque est une i[uaiililù vari;'lile à p«'ii P''"-'^ doulile df b harrique de iii>s coluiiies, qui pèse 450 à SriO kil.

{fi) Le piiiulii'on de rhum est à peu piès <i;;d à noire pipi- rl'alrool de fi liecl<ililr»'s.

374 APPENDTCE.

le rapport, on y apercevra im décroisseraent progressif du prix de revient du sucre depuis l'époque où les raachines perfectionnées ont été introduites dans cette fabrication. Cela ressort surtout d'une manière frappante des chiffres qui indiquent le coût de production pour 18i7,la récolle ayant été si abondante, qu'on n'aurait puy sufûre sans les nouveaux appareils, malgré Faccroissement notable du nombre des travailleurs. Il en résulte naturellement que, sur les habitations où les machines à vapeur et les chaudières à cuire dans le vide ont été montées , les prix ont été singulièrement bas ; ils ont été, sur quatre domaines différents , de 9 s. 7 d. (1), 8 s. 9 d. (2), 6 s. 6 d. ^/^ (5) et 4 s. 4 d. (4) par cwt. Lorsqu'au contraire cet engagement rationnel de capital n'a pas eu lieu, le coût du sucre, comme cela est démontré par quelques-uns des témoignages, a été plus considérable que les années précédentes.

Le rapport conclut en donnant les prix de revient pour 138 habitations, qui sont en moyenne, pour 1846 et 1847, de 1 1. 2 s. 7 '/, d. parcwt (3). Le coût moyen de 1847, sur 71 domaines, n'est que 18 s. 10 * ^ d. (G), tandis que les 48 habitations les mieux aménagées n'ont plus un prix de revient que de lo s. par cwt (7). Ce n'est pas trop se hasarder en calculant sur l'adoption et l'amélioration progressive des machines (y compris les charrues), que de prédire qu'en définitive le sucre sera produit aux Antilles à aussi bas prix que dans l'Inde, et que le coût n'en dépassera pas 10 s. par cwt (8). Mais il est évident que la concurrence, et non pas la protection, doit amener ces résultats, qui enrichiront beaucoup le planteur en lui assurant un marché ferme et considérable.

Cette perspective n'a rien non plus d'alarmant pour les créanciers hypothécaires, pourvu que les moyens de transport maintenant suffisants soient accrus pour l'avenir.

(i) 23 fr. 90 c. p. 100 kil. — (i) 2i fr. ïOc. p. 100 kil.— (5) 16 fr. 40 c. p. 1001;il. — (l) 10 fr. 80 c. p. 100 kil. — (3) 56 fr. 50 c. p. 100 kil. — (fi^ 47 fr. 20 c. p. 100 kil. — (7) 37 fr. .10 c. p. 100 kil. — (S'i 25 fr. p. 100 kil. I". T.

r.Ull.E.\l'.

APPENDICE

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