Bloomfield, Vocalional Guidance of Youth
3. Ce furent successivement les villes de Somerville et Newton (Massachusetts, Berkeley (Californie), Buffalo (New-York), Chicago, De -Kalb (Hinois), Gary (Indiana), Long Beach, Los Angelès (Californie), Milwaukee (Wisconsin), Misharwaka (Indiana), Philadelphie (Pensylvanie), Rochester el Troy (New-York).
4. Zentralestelle für Jugendwohljarhrt, R. I. T., avril 1995, DAS
5, Deulsher Ausschuss für Berujsberatung, ibid,
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rations des villes ; de veiller à ce que les bureaux pratiquant l'orientation professionnelle remplissent bien leurs devoirs ; de recueillir d’une manière systématique la documentation relative à la question ainsi que les résultats des expériences faites dans ce domaine en vue de les rendre utilisables pour l’étude du problème et les applications pratiques ; de constituer enfin un noyau central pour les personnes travaillant dans cette direction ». Les travaux de cette commission servirent de point de départ aux différentes mesures administratives prises par la suite.
On peut encore signaler, à la veille de la guerre, la création de l’Institut Emile Metz (1914), attaché à l’usine métallurgique de Dommeltange (Luxembourg), destiné à assurer à la jeunesse ouvrière de l’usine une instruction professionnelle et générale’. Le but originel était de sélectionner les futurs apprentis, mais, très vite, il évolua vers l’orientation professionnelle et le préapprentissage.
A la même époque, la France voyait se créer les premières Chambres de métiers? qui devaient propager après la guerre le mouvement d'orientation professionnelle. Une commission était instituée au Ministère du travail, « chargée des études relatives à la physiologie du travail, aux conditions de l’existence aux aptitudes professionnelles et à leur fonction dans les familles ouvrières et paysannes® ». Le 20 juillet de la même année, une circulaire du même Ministère signalait aux préfets l'importance de l’adaptation de l’adolescent à la profession qu’il doit exercer.
RAT MT, janvier 19237 p:0133:
Limoges (1911), Angers (1914), etc.
Décret du 17 mars 1913. Mile Clément, thèse citée, p. 128.
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2° La Guerre
La guerre allait arrêter momentanément le développement normal des institutions d'orientation professionnelle. Elle devait cependant être la cause indirecte de l'essor inespéré de celle-ci, aussitôt la paix revenue.
La guerre plaça les belligérants devant des nécessités imprévues, par exemple, celle de constituer rapidement un personnel nombreux de pilotes d'aviation. On fut amené à expérimenter sur une grande échelle les méthodes d'examen psycho-physiologique qui faisaient l’objet de recherches approfondies depuis une vingtaine d’années, mais n'étaient guère jusque-là sorties du laboratoire’. La plus grande épreuve de ce genre fut faite par les Etats-Unis qui durent improviser une armée de toutes pièces. Afin de créer des cadres, ils eurent recours à la méthode des tests et distribuèrent les grades, selon les résultats obtenus. Les résultats furent très satisfaisants, et l’idée se répandit dans le public qu'il était possible de déterminer a priori, dans une certaine mesure, les aptitudes des individus.
En même temps, les idées de solidarité nationale, qui s'étaient développées, obligeaient les pouvoirs publies à assurer l’avenir des nombreux blessés et mutilés. Beaucoup étaient incapables de reprendre leur ancien métier. Avant de leur en choisir un nouveau, il fallait connaître
A partir de 1916, un cabinet d'examen psycho-physiologique fonctionna à se au Grand- Palais. La France, l'Italie et l'Allemagne examinèrent scientifiquement leurs candidats aviateurs. L'Allemagne examinait en outre les équipages des zeppelins et sous-marins, les chauffeurs d'autos et rmême® les stoss truppen (troupes d'assaut),
leurs aptitudes et on eut recours une fois de plus à la psychotechnique *.
La guerre avait désorganisé le monde et elle avait suscité de puissants mouvements d'opinion. [ci la maind'œuvre allait être insuffisante pour réparer les ruines ; là Parrêt brusque des commandes de guerre allait créer une armée de chômeurs. L'avenir reposait sur les jeunes générations ; elles avaient été une des principales victimes de la guerre. Les maîtres avaient manqué et l’apprentissage n’existait plus. Les jeunes gens, trop jeunes pour être mobilisés, avaient trouvé sans peine un travail rémunérateur, mais ils n'avaient pas de métier. Cependant, les lois sociales étaient à l’ordre du jour, et le nationalisme partout exaspéré exigeait un prompt rétablissement de la prospérité publique, pour assurer l’indépendance de la nation. C’est pourquoi, on voulait que chacun fût à sa place pour donner le meilleur rendement possible ?.
Ainsi a-t-on vu l'orientation professionnelle prendre un subit essor dans tous les grands Etats, au cours des années qui ont suivi la guerre. Mais les années mêmes de guerre n'avaient pas été totalement perdues. En 1915, était créée la « Société du patronage de la jeunesse industrielle » de la ville de Varsovie. Son premier but était de protéger les familles des réservistes, mais bientôt elle changea de caractère et, sous la direction d’un ingé-
1. Une « Conférence interalliée pour l'étude de la rééducation professionnelle el des questions qui intéressent les invalides de la guerre » fut réunie à Paris en mai 1917.
2. En outre, la plupart des Etats ont décidé d'adopter leurs nombreux orphelins de guerre. Dans bien des cas, l’orientation professionnelle des Pupilles de la Nation a été la première amorce d’une orientation étendue à tous les enfants.
3. Jadwiga Zawirska, Etat actuel de l'orientation professionnelle en Polo: qyne. Service social, Bruxelles, n° 10, octobre 1929,
Mr =
nieur, M. Hausryld, devint le premier centre polonais d'orientation professionnelle appuyé sur les études psy chotechniques *.
L'année suivante, la municipalité de Munich réorganise son service d'orientation professionnelle ?, Un office autonome est créé qu’administrent deux instituteurs. Une nouvelle modification devait se produire à la suite de l'ordonnance ministérielle du 14 septembre 1916, obligeant les communes de plus de dix-mille habitants : avoir un office de placement public et paritaire : la section d'orientation professionnelle sera annexée au dit office.
En 1917, le service des éti.diants allemands et l'œuvre de secours universitaire fondent l'Office central allemand d'orientation professionnell pour les universitaires ÿ.
L’Angleterre se préoccupe de l'avenir professionnel de sa jeunesse et charge une commission ministérielle d’étudier le problème de l’ensei nement des jeunes gens du point de vue de leur emploi après la guerre #. Celle-ci publie en août 1916 un rap \ort provisoire * signalant Ja valeur de l'œuvre accomplie par les bureaux de la maïnd'œuvre juvénile, ou par l: Ministère du commerce, et insistant sur la nécessité äe les multiplier rapidement dans le pays entier. Une soixantaine de bourgs comtés et
1. Ayant pris contact avec les laboratoires de l’Europe occidentale, le premier institut psychotechnique à Varsovie s’est pourvu en peu de temps d’une série de tests, en partie importés de l'étranger et en partie préparés sur place.
2. Fontègne, L'Orientation professionnelle à Munich, Bull. I. N. O. P..
mars 1929, p. 69.
3. Déjà, avant la guerre, certaines universités possédaient des bureaux de renseignements ayant pour objet l'orientation professionnelle et le placement des étudiants : en particulier Leipzig et Berlin, L. O. P., octobre 1923. L'orientation professionnelle des travailleurs intellectuels, p. 17.
4. Departmental Committee on Juvenile Education in Relation to Employment after the War. Ch. E. Clift, loc. cit. p. 597. |