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L'Allemagne a subi une évolution identique

2, La plupart des grandes entreprises font passer un examen médical aux ouvriers nouvellement embauchés, C'est un examen de sélection. :

3. L'Institut national de psychologie industrielle, en collaboration avee le conseil de comté el le conseil consultatif local, a examiné 600 enfants dans un district de Londres. D'autres essais ont été faits à Cambridge. Ch. E. Clift, loc. cit. p. 605. é

4. La multiplication des cliniques scolaires sur {ous les points du terri- Loire permet depuis quelques années d'établir plus aisément et plus rigoureusement la fiche médicale de chaque candidat, et de juger de son état physique au moment où il se présente.

». Comme l'inspection médicale des écoles est loin d'être généralisée, la plupart des offices se sont assurés le concours d’un médecin pour examiner les sujets lors de leur visite.

6. Quelques offices le pratiquent cependant, mais dans des cas très limités.

7. Certains offices allemands pratiquent régulièrement l'examen médical. D'autres, qui paraissent être la majorité, l’ignorent,

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tituts de psychologie appliquée, ont les mêmes tendances, tandis que la Belgique ! donne la préférence au médecin. Certains pays, comme la Tchécoslovaquie, accordent une égale importance aux deux examens.

L'orientation est faite en vue du placement, En France, la main-d'œuvre est normalement insuffisante, il y a surtout un problème de qualité. On veut favoriser l’apprentissage afin de développer le rendemént national. En Angleterre, on se débat avec le spectre du chômage. Comme celui-ci a un coefficient triple chez les adultes que chez les jeunes gens, il s’agit de trouver si possible un emploi qui assure une situation dans l'avenir.

L'Allemagne ?, comme la plupart des pays, a annexé les services d’orientation aux bureaux de placement publics, mais leur a donné un caractère plus officiel que partout ailleurs, les rendant en quelque sorte obligatoires. En Autriche, le contact avec l'Office de placement est tel qu’il n’y a, le plus souvent, aucune séparation entre les deux organismes. Cette méthode donne lieu quelques mécomptes, car lorientation est impossible st elle n’a pas la confiance des orientés.

Un bureau de placement qui conseille sera facilement accusé de s'attacher exclusivement aux intérêts des patrons, et il lui sera difficile de se disculper. Les bureaux de placement américains, qui ont des liens étroits avec l'orientation professionnelle, ont subi de la sorte des critiques émanées des milieux les plus divers. On leur a reproché d’avoir une politique à courtes vues et de se

1, Pays où la science de l’enfant est très développée. 2, L'Allemagne, les Etats-Unis, ele. sont dans une situation analogue à celle de l'Angleterre, au point de vue du chômage.

désintéresser de ceux qui recourent à eux, c’est-à-dire de s'occuper beaucoup plus de placement que d’orientation *.

Mais pour certains pessimistes, l’orientation doit se garder d’être trop ambitieuse : « Son rôle le plus important est moins de rendre une sorte de sentence tendant à diriger l’enfant vers tel métier que le guider vers le lieu où il pourra le mieux faire à ce métier un apprentissage aussi complet que possible.

» Au total, en matière d'orientation professionnelle, il est diflicile d'être utile et facile d'être nuisible...

» Dans l’état actuel de la question, le bon sens doit encore être le guide le plus écouté. Qui veut faire de l’orientation professionnelle doit surtout être apte à s’orienter soi-même, au milieu des multiples difficultés qui proviennent de ce qu’il s’adresse à un être en pleine évolution physiologique «et psychologique, auquel il faut trouver une place dans un milieu qui est lui-même en transformation constante ?. »

Ces difficultés sont graves. Leur solution aurait pu être proposée selon des méthodes très différentes. Cependant « tous ceux qui suivent d’un peu près les réalisations qui se sont opérées dans le domaine de l’orientation professionnelle s'accordent à reconnaître que les efforts tentés dans les divers pays d'Europe et d’Amérique ont été parallèles ; qu’il est bien difficile, à l'heure actuelle, de parler de méthode allemande, de méthode française ou de méthode américaine, et ils concluent qu’on peut, aujourd’hui, avancer qu’il existe une méthode d'orientation professionnelle. : c’est une méthode de col-

l. Joh &Brewer, The vocational quidance movement, p. 109 sqq. ?. Ch. Quillard, cité par L'orientation professionnelle, mars 1993, D'AL9*

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laboration qui fait appel aux enfants et aux familles, aux instituteurs et aux médecins, aux groupements professionnels patronaux et ouvriers, aux œuvres s'intéressant à une bonne « formation » de l’adolescence et, finalement, aux Offices de placement de la main-d'œuvre, »

1. J. Fontègne, Une visite aux offices d'orientation professionnelle de Vienne et de Munich, Bull. I. N. O. P., janvier 1929, p. 25-26.

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