I. Les offices rattachés aux bureaux de placement publie
de
Chambres de métiers, à d?s instituts scientifiques ou à diverses œuvres philanthropiques ou religieuses.
A. — Chambres de métiers.
Les Chambres de métiers ont été créées en Allemagne par une loi du 26 juillet 1897 qui définit leurs attributions : intervention auprès de l’autorité centrale pour tout ce qui concerne la situation et l’activité des métiers ; collaboration avec le gouvernement et action sur le pouvoir législatif pour la défense des intérêts des métiers, la formation des corporations, l’élaboration des lois, etc. ; mission de régler l’apprentissage, de créer et soutenir toutes les organisations avant pour but le développement de l'éducation technique ; organisation des expositions, etc:
C’est en application de cette loi que fut fondée la Chambre des métiers d'Alsace et de Lorraine avec l’office d'orientation de Strasbourg?. Mais l'Allemagne a adopté au lendemain de la guerre une série de mesures législatives unifiant l'orientation en dehors du cadre des chambres de métiers.
La France, au contraire, n’a opposé aucune obligation sur ce point. Aussi les ch: mbres de métiers qui se sont créées dans les anhées précédant la guerre, et depuis lors, ont-elles pu ouvrir des cabinets d'orientation souvent florissants. Fréquemment elles ont collaboré avec les offices départementaux de placement. Au surplus leur
1, Mile Clément, thèse citée, titre IT, chap. Ier,
D'ACLESUDrA MDulo:
3, M. Touzaa signale cette collaboration, à des degrés différents à Bordeaux, Angoulême, Angers, Le Mans, Laval, Troyes et Strasbourg, Alencon seule avait refusé le concours de l'office départemental,
L Rapport sur le rôle des offices départementaux de placement dans l’orientalion professionnelle de la jeunesse, 31 décembre 1921, p. 48.
Cendrier 4
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activité ne se limite pas à l'orientation de la jeunesse *.
Ces chambres ont connu une grande faveur, quand il s’est agi de rénover l’apprentissage et d'organiser l’orientation : mais les tentatives faites pour les rendre obligatoires ont échoué?. Elles sont restées des associations librement constituées, à forme paritaire. Selon les lieux, c’est la chambre de commerce, le conseil municipal, etc. qui a pris l'initiative de leur formation. Leurs formes et leurs compositions diffèrent, mais elles s'efforcent toutes de représenter les principaux intérêts du travail *.
Des chambres de métiers on peut rapprocher les comités de patronage des apprentis. Celui de Bellegarde (Ain), l’un des plus actifs, a adopté avec quelques variantes le programme de la Chambre de métiers de Bordeaux :.