‹ Organisation de l'Orientation ProfessionnelleChapitre 46 sur 98 · Cf. supra, p. 63 et passim · texte numérisé non relu

Cf. supra, p. 63 et passim

D. Landesberufsamt.

), 1°r février 1923. L. O. P., décembre 1923, p. 13.

7. « Préparation au choix d’une carrière, par une éducation rationnelle des sens, un enseignement sérieux des travaux manuels, le développement du sens de la collectivité ou sens social, l'organisation d'entretiens relatifs aux méliers, une bonne éducation physique ».

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2° L’aide directe apportée aux offices d'orientation professionnelle, en leur faisant connaître les aptitudes physiques, les dispositions intellectuelles des enfants, la situation économique des parents.

3° L’observation des jeunes apprentis en ce qui concerne leur formation professionnelle.

La plupart des textes analogues, qui, d’ailleurs, n’ont pas encore trouvé une application régulière, demandent à l’école de se cantonner, en matière d’orientation, dans une sorte d'activité préparatoire.

Ils souhaitent « un enseignement tendant à développer le goût pour les professions, à faire apprécier le travail pour lui-même, et comme générateur de progrès de l’économie nationale et humaine. Il ne s’agit pas là d’un enseignement spécial, mais de préceptes à mettre en valeur toutes les fois que l’occasion s’en présente dans Île cours des leçons ordinaires t. »

Dans le même sens, un vœu du Conseil supérieur de l'Enseignement technique en France a demandé en 1924 :

& Que l'Administration de l'instruction publique, d'accord avec les autres ministères intéressés, et notamment avec le Ministère de l’agriculture, étudie les moyens propres à orienter, dès l’école primaire, et plus particulièrement dans les cours supérieurs, cours complémentaires, cours d’adultes, la jeunesse vers les professions les plus habituellement pratiquées dans chaque région ; que, par une certaine élasticité des programmes, par le choix des devoirs, des épreuves d'examen, par des

1. R. I. T., avril 1925, p. 564. Tous ces textes demandent en outre aux écoles d'établir ces fiches scolaires et de fournir des renseignements sur les enfants.

directions pratiques, les enfants et les jeunes gens soient plus spécialement orientés vers une profession et que, dans la mesure où cela paraîtra possible, mention en soit faite dans les divers certificats qui sont délivrés *.. »

En même temps, pour assurer la collaboration de l’école aux travaux d'orientation professionnelle individuelle, le Sous-Secrétaire d'Etat de l’enseignement technique, « après avoir pris l’avis de la commission d’orientation professionnelle, a suggéré l'emploi de la fiche scolaire d'orientation professionnelle, sur laquelle linstituteur note les observations qu’il a été amené à faire sur le travail et la conduite de lenfant, les résultats qu’il a obtenus dans certaines matières, les aptitudes ou inaptitudes bien marquées qu'il a pu constater, les remarques faites en gymnastique ou en travail manuel? ».

En outre, il a demandé au ministre de l'instruction publique de mettre au point « un livret scolaire d’orientation professionnelle où lPinstituteur consignerait les observations de toutes sortes qu’il a faites sur l’activité physique de lenfant, son développement intellectuel et son comportement moral. Une commission spéciale a été chargée d'établir ce livret * et tout permet d'espérer qu’il sera bientôt mis à l'essai, tout au moins partiellement ».

Le livret scolaire d'orientation professionnelle est une institution qui a pris un brillant développement en Autriche. Une ordonnance ministérielle du 15 mai 1922

LA CO PR mars ta 4 2 ARs 2. R. 1. T., mars 1926. Le préapprentissage et l'orientation professionnelle en France, p. 3£0-391.

3. Un décret paru au Journal officiel du 23 janvier 1993 institue auprès du ministère de l’Instruction publique el des Beaux-Arts une commission de douze membres chargée d'établir un projet de livret scolaire d’orienta- Lion professionnelle pour l’enseignement primaire.

4. R. 1. T., loc. cit., p. 391. En 1930-31 une vaste expérience est tentée pour introduire ce livret dans les écoles du département du Rhône,

prévoit que l’école « doit établir pour chaque élève une sorte de livret scolaire qui ne se contentera pas de donner son rang pour telle ou telle discipline, mais visera à fournir un aperçu sur son développement physique et mental: »

Ce livret est dû à la collaboration des diverses catégories du personnel enseignant ?. Il suit l'enfant à travers les huit années de scolarité obligatoire «et l'accompagne lorsqu'il change d’école. Il porte aussi les appréciations et les signatures des maîtres des huit classes et des directeurs.

Le Ministère de l’instruction publique a envoyé, à ce sujet, des instructions intéressantes aux instituteurs, leur signalant la différence entre l'observation et l’expérimentation, les nombreuses possibilités d’observation qu'offre l’enseignement, et la manière la plus logique de remplir telle ou telle rubrique, une importance toute spéciale devant être accordée à ce qui, chez l’enfant, contribue le plus au rendement : aptitudes, application, goût ou circonstances familiales *.

Le livret autrichien a l'importance d’un véritable dossier sur chaque enfant. Celui de Vienne ne comporte pas

moins de soixante-treize questions, sans compter les

1. J. Fontègne, Une Re aux offices d A de professionnelle de Vienne et de Munich, Bull. I. OMRManvienmlo29 En 109

Cette or donnance ee en outre que |’ se :

a) doit apporter son aide aux parents qui viennent la consulter au sujet des études que peuvent continuer leurs enfants;

b) doit être une auxiliaire précieuse pour l'orientation de la jeunesse vers les métiers industriels, commerciaux et agricoles.

2, L'Autriche possède des écoles primaires élémentaires (Volkschule) qui reçoivent les enfants de six à onze ans, des écoles primaires supérieures (Bürgerschule) qui les reçoivent de onze à quatorze ans et des écoles secondaires (Mitielschule) qui les reçoivent à partir de quatorze ans. La fréquentation des deux premiers degrés scolaires est obligatoire.

3. Le livret introduit provisoirement en 1922-23 et 1923-24 semble avoir obtenu droit de cité. La réforme scolaire de 1926 l'a rendu plus important.

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subdivisions !. À chacune d'elles, il est répondu huit fois.

Aussi est-ce un modèle peu suivi. La notice scolaire munichoise, par exemple, se contente de six rubriques, conçues en termes assez généraux ?.

On estime d'ordinaire que l’instituteur doit renseigner :

a) Sur la valeur des connaissances de enfant, tant en quantité qu’en qualité ;

b) Sur les aptitudes ou inaptitudes spéciales qu’au cours de la scolarité il a pu, soit dans les jeux, soit par des méthodes de psychologie expérimentale auxquelles il s'intéresse particulièrement, constater chez lenfant*.

En outre, la fiche scolaire comporte, là où l'inspection médicale est organisée, des renseignements plus ou moins développés sur la valeur physique de lenfant. M. Fontègne pense qu’on peut demander au médecin inspecteur:

1° De consigner, sur le livret médical de lenfant, les phases du développement de ce dernier, les anomalies et « anormalités » qu’il a pu constater, les arrêts qui ont pu se manifester, etc. ;

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