Voici sur quelles bases reposait cet office
« 19 Nomination d'un directeur de l’orientation professionnelle, devant consacrer tout son temps à conseiller sur le choix d’une carrière industrielle les adolescents qui achèvent leurs études dans les écoles de Boston.
20 Collaboration, en cette matière, du directeur avec les autorités scolaires.
3° Elaboration par les instituteurs, réunis en conférence, d’un plan commun d'activité pour l’examen et l'orientation professionnelle des élèves.
4° Organisation par le directeur, en collaboration avec les autorités scolaires de conférences sur l'orientation professionnelle, destinées aux élèves achevant leurs études.
5° Organisation de cours spéciaux pour initier les instituteurs, ainsi que de conférences périodiques pour discuter les méthodes employées et les ré-
- sultats obtenus.
6° Enregistrement du nombre des élèves ayant demandé à être orientés, - des raisons motivant le choix de leur profession et des résultats obtenus. Utilisation de ces informations pour la préparation des rapports annuels ‘présentés à la commission scolaire de Boston. » (J. M. Brewer, T'he vocational quidance movement, p. 23.) 4, L'Orientation professionnelle (dorénavant L. O. P.), juin 1923, p. 22,
cement des apprentis et de surveillance de l’apprentissage ». Cette section si modeste devait se développer sous la pressions des circonstances et, sans plan préconçu, se transformer en office complet d’orientation professionnelle, pour former en 1911 | « Office intercommunal pour l'orientation professionnelle des jeunes gens et des jeunes filles de l’agglomération bruxelloise ». M. Christiaens en a raconté la curieuse genèse dans un article de la Revue internationale du travail”.
À Paris, un autre groupe de précurseurs ? se mettait à l’œuvre sous l'initiative de M. Chaintreau, directeur des études de la section d’arts et métiers à l’école J.-B. Say, et créait l’année suivante, avec l’appui du maire du XVIe arrondissement, un service d’information professionnelle au profit des élèves des associations et patronages laïques de l’arrondissement ÿ. Ce service devait être complété en 1912 par la création d’un comité de patropage des apprenties du XVI arrondissement. M. Chaintreau, l’animateur de ce mouvement, pria Alfred Binet
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de rédiger un questionnaire destiné à condenser les ren-
1. R. I. T., sept. 1923, p. 368-372. Ce passage est reproduit en appendice ci-dessous.
2. Mme Piéron, Les premiers efforts d'organisation en France de l'orientation professionnelle, Bull. I. N. O. P., avril 1930, p. 81.
3. Voici quels étaient les buts que se proposait ce service :
1° Aider les familles à reconnaître et à déterminer les aptitudes de leurs enfants;
2° Eclairer les parents sur les moyens de développer les aptitudes constatées;
3° Faciliter le choix du métier en rapport avec les dispositions que présentent les jeunes gens;
4° Fournir autant que possible les renseignements permettant de prévoir les conditions d'existence et les chances d'amélioration de la situation enviée;
5° Indiquer les moyens de se perfectionner dans le métier choisi ou de poursuivre la carrière adoptée;
6° Recueillir les statistiques utiles à consulter pour éviter l'inconvénient de rechercher des situations où la concurrence soit par {trop grande;
7° Uliliser pour le placement proprement dit en faveur des enfants leg relations offertes par les personnalités amies de l’école.
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seignements essentiels sur les écoliers en âge de choisir un métier ?, Lui-même établit un questionnaire à remplir par les chefs d'industrie. En se servant des réponses faites à ce questionnaire, il put établir d’intéressantes monographies de métiers.
L’Angleterre, dans le même temps, était émue par le chômage des jeunes gens ?. Deux rapports officiels * montrèrent les funestes conséquences de la négligence avec laquelle on poussait les jeunes gens vers des emplois ne leur offrant ni la possibilité d'acquérir une formation professionnelle, ni une situation stable, ni des chances d'avenir. Ces considérations provoquèrent l’adoption de la loi de 1909 sur les bureaux de placement, qui autorisait la création, sur l'initiative du ministère du commerce, de conseils consulta ifs locaux pour les jeunes travailleurs , composés de représentants des autorités scolaires locales, de l’industrie, des travailleurs, du corps enseignant et d’autres milier x intéressés au bien-être des jeunes gens. Ces conseils avaient pour mission de fournir des avis consultatifs « sur l’administration de tous les bureaux de placement situés dans leur district en s’inspirant des besoins de la main-d'œuvre juvénile ». Ils étaient qualifiés pour, « soit de leur propre chef, soit en
1. En raison de la personnalité de son auteur, ce questionnaire qui résume les trois fiches pédagogique, psychologique et médicale, présente un intérêt historique. Il est reproduit en apperdice ci-dessous,
2, Charles E. Clift, L'Orientalion professionnelle en Grande-Bretagne, PRIE SN Il 7 D 5942006
3. Report of the Royal Commission on the Poor Laws and Relief of Distress et Report on Boy Labour, 1909.((d. 499 et 4632).
4. Juvenile Advisory Committee. Ces comités consultatifs existaient, dès 1911, dans trente-cinq villes dont Londres, Bristol, Halifax, Leeds, Nottingham, Glascow, Belfast, Dublin, etc. D' Borremans Ponthière, etc., op. cit. p. 226-227.
5. Board of Trade, Special rules with regard to Registration of Juvenile Applicants in England and Wales mude in pursuance of Regulation N° IX of the General Regulations for Labour Exgchanges managed by the Board of Trade, 1910,
Cendrier D)