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sérieuse concernant les métiers locaux :; il fallait analyser ceux-ci suivant les mêmes principes. Pour obtenir cette documentation, on adressa un questionnaire aux industriels et aux artisans de la région, procédé qui apporta la preuve de son insuffisance. Questionné sur les aptitudes exigées des ouvriers qu’il employait, l'industriel citait un certain nombre de qualités dont on retrouvait l’énumération dans la plupart des réponses obtenues, quelle que fût la profession envisagée. Ces qualités sont incontestablement utiles et d’une grande importance, mais elles sont plutôt d’ordre moral, ou ont uniquement rapport aux connaissances indispensables dans la pratique ; il est beaucoup plus rare qu’elles concernent directement la technique du métier ou de la profession. On nous répondait notamnient, pour toute une série de métiers se rapportant à la construction mécanique, que Pouvrier doit être doué d’une intelligence moyenne, avoir une bonne santé, des poumons sains, un coup d'œil sûr, etc. ; qu’il doit avoir de l’ordre, de la méthode, de l'initiative, être endurant, capable de réflexion, de ténacité, être soigneux et économe de matières premières ; qu’il doit connaître le dessin, le calcul élémentaire, la lecture et posséder des notions de physique, de mécanique, de technique spéciale. Comparées entre elles, ces réponses, bien que parfaitement objectives, ne peuvent révéler les caractéristiques des professions, ni servir à établir une différenciation des travailleurs. On résolut alors de charger un médecin, un psychologue et un technicien d’observer les professionnels dans l’exercice de leurs fonctions. C’était le seul moyen permettant de découvrir quelles sont les qualités essentielles qui font le travailleur d’élite. Depuis cette époque, pourtant déjà