‹ Organisation de l'Orientation ProfessionnelleChapitre 80 sur 98 · TUE · texte numérisé non relu

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après avoir subi diverses modifications, est encore en usage.

Bientôt l’attention fut attirée par l’importance des fonctions motrices au point de vue du succès dans les carrières manuelles. Des jeunes gens nombreux, la plupart sortis des quatrièmes degrés, se décidaient à faire l'apprentissage d’un métier. Questionnés sur les motifs de leur préférence pour une occupation bien spécifiée, beaucoup donnaient des réponses si peu satisfaisantes et dénotant une si grande légèreté qu’on hésitait à les placer suivant leur désir. Cette hésitation était justifiée par le fait qu’on les voyait bientôt revenir, se disant dégoûtés du métier choisi pour des raisons tout aussi peu sérieuses que celles qui avaient entraîné leur choix. On rapprocha ces faits d’autres révélés par la pratique, et qui montraient que la perfection de certaines fonctions motrices paraissait très favorable à l’adaptation à des professions déterminées. Les recherches, dans ce sens, furent systématisées et permirent d'entreprendre des examens spéciaux complémentaires.

Ainsi graduellement, sans plan préalable, sans même s'être doutée de la voie dans laquelle elle allait entrer, uniquement guidée par le besoin de se renseigner pour être en état de répondre à ce qu’on attendait d’elle, la section de placement et de surveillance des apprentis se transforma, en 1911, en office d'orientation professionnelle.

Le résultat de cette activité, aussi régulière que persévérante, fut l’éclosion de solutions qu’il suffit de réunir pour former une méthode d'orientation professionnelle, encore embryonnaire, mais fondée sur des principes sûrs. Il restait cependant à rassembler une documentation

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