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LES ORGANISATIONS CENTRALES

A. — SERVICES OFFICIELS Office National d'Hygiène sociale

L'Office national d'hygiène sociale, dirigée par M. Brrsac, fut créé par décret du 4 décembre 1924 et rattaché au Ministère du Travail, de l'Hygiène, de l’Assistance et de la Prévoyance sociale.

L'Office national d'Hygiène sociale fut créé dans le but:

1° de recueillir et de tenir à jour une documentation sur la situation sanitaire de la France ;

2° de centraliser et mettre à la disposilion des services publics, nationaux et locaux, du corps médical, des hygiénistes et du public, tous les documents français et étrangers et tous les renseignements relatifs à l'hygiène, aux maladies sociales et à leur prophylaxie ;

3° d'effectuer en France et aux colonies, une propagande continue et méthodique auprès du public, en vue

de lui faire connaître les mesures d'hygiène et de pro-

phylaxie nécessaires à la conservation de la santé, à la

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lutte contre les maladies sociales et la préservation de la race ;

4° d'assurer la liaison entre les pouvoirs publics et les œuvres privées, afin de coordonner tous les efforts faits : en vue de protéger la santé publique.

En ce qui concerne directement la lutte contre les maladies vénériennes, l'ôffice est chargé d'organiser la propagande. Il existe dans çe but une Commission de propa gande présidée par M. Georges RISLER.

Nous verrons plus loin le rôle joué par cette commission et les services qu'elle à rendus dans la lutte antivénérienne.

« Des services d'hygiène sociale qui fonctionnaient comme annexes des services ministériels ont été rapprochés des services généraux de l'Office, pour en constituer en quelque sorte des sections trouvant naturellement leur place dans le cadre général de son organisation » : le Bureau central des infirmières et le Service de prophylaxie des maladies vénériennes, Ce dernier relève du Ministère du‘fravail, de l'hygiène, de l'éssistance et de la Prévoyance sociale, Il est installé dans les locaux de l'Office National d'Hygiène sociale, ce qui permet une col-

laboration plus fructueuse entre les deux services.

Service central de prophylaxie des maladies vénériennes

Le Service central de prophylaxie des maladies vénériennes, de la direction de l'assistance et de l'hygiène publique dirigé par M. le docteur CAVAILLON, est pour ainsi dire, le centre de la lutte antivénérienne. En effet,

ce service est un organisme essentiellement technique,

dont le personnel est composé seulement d'un médecin chef de service et de trois secrétaires.

Le médecin est chargé du rôle d'aänimateur de la lutte anti-vénérienne dans toute la France, Il doit parcourir tout le territoire pour se rendre compte du fonctionnement des organisations existantes, Car s'il n’est pas chargé de gérer ces organisations, il provoque leur création et doit contrôler leur action.

Il doit s'entendre avec toutes les personnes qui prennent part à la lutte anti-vénérienne, pour étudier avec elles, les mesures susceptibles d'améliorer, autant que possible, le fonctionnement des organisations locales c'est ainsi qu'il doit s'entendre avec les préfets, les inspecteurs départementaux et les directeurs municipaux d'hygiène, de même qu'avec les professeurs de dermatosyphiligraphie, les Pole de l'assistance publique, les directeurs des dispensaires, les directeurs des hôpitaux, les médecins des maternités, les médecins et les dirigeants des œuvres de protection maternelle et infantile. Mais,

si l'influence du médecin chef du fervice Gentral est ma-

nifeste dans les départements ét localités éloignées, elle

n'est pas moindre dans le centre mème, à Paris, où il sert d'agent de liaison -entre les grandes organisations telle que : l'Institut prophylactique de Paris, la Ligue Nationale Française contre le péril vénérien, l'Assistance Publique, etc...

Il doit en outre, « étudier avec la Commission de prophylaxie des maladies vénériennes, les modalités générales de la lutte et les directives à donner aux autorités

locales, et proposer enfin, au directeur de l'hygiène, les

EP RDS

* mesures qu'il y a lieu de prendre » (1). Le Service deatral a aussi la charge d'étudier la répartition des crédits mis à la disposition du Ministère de l'Hygiène pour la lutte antivénérienne.

Comme on le voit, est une lourde tâche, que celle du médecin chef du Service Gentral, mais grâce à son activité, M. le docteur CAvaILLON a pu continuer d’une façon heureuse, l'œuvre commencée, dès 1916, par son prédé-

cesseur le docteur Paul FAIVRE.

Commission de Prophylaxie des Maladies Vénériennes

La première Gommission de prophylaxie des maladies vénériennes fut créée le 7 décembre 1901, sous la présidence de M. le professeur FOURNIER et « reçu mission d'étudier les questions relatives à la protection contre les maladies vénériennes et notamment à faire une enquête sur les institutions existant en France, pour leur traitement et sur les meilleurs moyens législatifs et administratifs d'en prévenir la propagation (2).

Les travaux de cette Commission aboutirent à la présentalion de deux rapports, l'un de M. Lépine, sur la réglementation de la prostitution à Paris et dans le département de la Seine ; l’autre de M. HENNEQUIN, sur la police

des mœurs en province.

Une deuxième ommission fut nommée le 18 juillet

(1) CavarLron. — L'état actuel de la lutte contre les maladies véné.

riennes, — Annales des maladis vénériennes, p. 903, n° du 12 décembre 1926.

(2) SicarD pr PLAUzOLES. — Résumé des travaux de la Commission de prophylaxie au ministère de lhygiène, p. 1.

cg»

1903, Commission extra-parlementaire du régime des mœurs, Les travaux de cette Gommission aboutirent à l'élaboration d'un projet de loi, dont une partie, celle concernant la police des mœurs, a servi de base à la loi du 11 avril 1908.

Une troisième ommission fut nommée en 1916, pendant la guerre. Elle étudia la prophylaxie par le traitement des malades, et la prophylaxie chez les prostituées. Cette Commission qui n'avait pas été convoquée depuis longtemps, fut réorganisée en 1920, lors de la création du Ministère de l'Hygiène. C'était la quatrième ommission, la dommission actuelle, dont le président est M. le professeur Pixanp, et le secrétaire général, un des plus actifs animateurs de la lutte anti-vénérienne, le docteur SICARD DE PLAUZOLES.

On a constitué quatre sous-commissions pour étudier : la propagande, la prostitution, la blennorragie et la syphilis : et on a travaillé constamment sur toutes les questions capables d'améliorer les conditions de la lutte anti-vénérienne.

La Commission a donné au Ministère les indications nécessaires : et les instructions générales qu'elle à préparées ont été ratifiées par le Ministère de l'Hygiène qui a indiqué aux préfets que ces instructions devaient dorénavant leur servir de directives.

La dommission, de même que l'Institut prophylactique de Paris, a contribué, en grande partie, à obtenir du parlement le relèvement des crédits destinés à la lutte contre

les maladies vénériennes.

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