‹ Organisation de la Lutte contre la SyphilisChapitre 11 sur 36 · RER LA · texte numérisé non relu

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tifs et les règles de leur fonctionnement, Pour les organes sexuels, rien de semblable, une pudeur déplacée, M difficulté incontestable du sujet à traiter, expliquent, mais ne justifient pas la désertion des parents et la carence des pédagogues ». (1).

Il est indiscutable que, pour traiter ce sujet, il faut beaucoup de tact et de doigté, pour ne pas blesser la sensibilité des jeunes et ne pas alarmer les familles. Ceux qui combattent l'éducation sexuelle de la jeunesse sont, comme nous le verrons plus loin, ceux qui n'ont pas compris le vrai caractère de cette éducation. Ignorer le danger des maladies vénériennes est plus dangereux que de le connaître. Il est vrai « que l'instinct génésique est si fort que — comme le fait remarquer le professeur JEANSELME — il fait souvent taire les conseils de la prudence ». La crainte de la contagion est incapable à elle seule, de retenir les jeunes gens dans la continence. Il est nécessaire de former le fond moral, qui doit être le fondement de la vrai prophylaxie antivénérienne, Mais il est nécessaire d'indiquer en même temps les moyens de se préserver de la contamination. L'instruction ne suffit pas à résoudre le problème de la prophylaxie. Le professeur JEANSELME fait remarquer, que les étudiants en médecine, pourtant bien informés, paient aux maladies vénériennes un tribut aussi lourd que le commun des hommes. « Mais l'imprudent instruit a sur l’ignorant, un

double avantage. Il sait recourir à temps à certaines me-

(1) Léon Brernarp. — Le rôle de l'éducation populaire dans la défense contre les maladies vénériennes, Manuel d'éducation prophylactique. — Maloine, éditeur, PuLE

dé

ER. Cats

sures prophylactiques qui diminuent les risques de contamination {lraitement préventif et abortif), et si elles échouent, il n'hésite pas à instituer le traitement curatif le plus tôt possible, ce qui est la condition du succès ».

est un résultat analogue qu'il faut chercher à obtenir dans le publie. Mais pour celà il faut l’instruire, il faut lui donner les notions élémentaires indispensables.

L'éducation antivénérienne du public doit tendre

1° à former le fond moral, car la moralité est la seule prophylaxie vraiment efficace.

2° à indiquer les moyens de prophylaxie physiques ct médicaux, en faisant comprendre que ces moyens ne donnent point une certitude absolue de se préserver de la contamination, mais qu'ils diminuent les risques.

3° à donner les notions élémentaires, sur le caractère des accidents primaires et secondaires de la syphilis, pour que le malade puisse arriver, sinon à diagnostiquer exactement la lésion qu'il présente, à soupçonner tout au moins, sa nature. 4

La campagne qu'on a menée contre le cancer, nous à fait voir ce qu'on peut attendre de la divulgation de certaines notions élémentaires. Les statistiques démontrent l'augmentation du pourcentage des bons résultats opératoires, dès que, en instruisant le public, on est arrivé à obtenir que les malades soupçonnent la nature de la lésion qu'ils présentent et se fassent examiner par un médecin tout au début de l'affection, quand les interventions peuvent encore donner de très beaux résultats.

Dans la lutte contre la syphilis il faut poursuivre un

but analogue, Pour arriver à celà, il faut instruire, mon-

St | QE

trer les conséquences désastreuses qu'une:syphilis négligée peut avoir non seulement pour l'individu, mais aussi pour sa famille, pour la société, pour l'avenir de la race et la prospérité de la nation. . À

L'ignorance est l'ennemi le plus dangereux de la prophylaxie sociale. La négligence fait le reste.

Les malades ne cherchent le médecin que quand ils se croient atteints d’une affection un peu sérieuse, et négli-

gent tout ce qu'ils considèrent léger. ou ne les fait pas

souffrir. L'accident primaire de la syphilis de même que

les manifestations secondaires, sont parfois si discrètes qu'on les laisse passer sans inquiétudes. Cela n'arriverait pas si l’on apprenait aux malades à se surveiller et si on leur montrait les conséquences d’une syphilis négligée. Alors, ils iraient comme le cancéreux, à la recherche du médecin dès qu'ils soupçonneraient la nature de la lésion qu'ils présentent si petite soit-elle. Ceci, en outre des avantages que présenterait pour le malad : lui-même, auraif une influence salutaire au point de vue social, car on pourrait stériliser les malades pendant la période première où secondaire, c'est-à-dire au moment où les risques de contamination sont les plus grands.

C'est donc par l'instruction, qu'on pourra s'assurer Ja

collaboration du public, troisième élément de la lutte

antivénérienne,

PR

s te

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