‹ Organisation de la Lutte contre la SyphilisChapitre 14 sur 36 · CN )ES · texte numérisé non relu

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que, Ligue de l'Hygiène mentale, Association générale de Médecins de France, Union des syndicats médicaux de France, Syndicat de Médecins de Paris, Association générale de syndicats pharmaceutiques de France, Conseil National de Fenimes Françaises, Institut colonial Fran- Çais.

La Ligue Nationale Française contre le péril vénérien « est placé sous le haut patronage de MM. les Ministres de l'Hygiène, de l'Instruction publique, de la Guerre, de la Marine et des Colonies. Elle compte dans son conseil d'administration les plus hautes personnalités médicales, telles que le président de l'Académie de Médecine et le Doyen de la Faculté de Médecine de Paris. Elle comprend dans son conseil presque tous les syphiligraphes français ». Son président actuel est le docteur Louis QUEYRAT

et son directeur général fe docteur Sicarb de PLAUZOLES.

La ligue a pour but de « poursuivre en France et dans les colonies la disparition progressive des maladies vénériennes. Elle se propose de grouper dans un même sens de réalisation pratique toutes les associations ou groupement similaires, officiels ou privés, ainsi que toutes Îles personnes voulant coopérer à la lutte contre les maladies

vénériennes » (Art. 1).

La Ligue fait appel au concours que l'initiative privée doit prêter aux pouvoirs publics, le nombre des services créés par ceux-ci étant insuffisant pour assurer la défense sanitaire de la nation.

La ligue a manifesté son activité par l'organisation de

la propagande, afin de faire l'éducation du publie, et par

la création de dispensaires et de laboratoires, dont te modèle est celui de Creil (Oise), le premier dispensaire créé par la Ligue, ouvert le 2 avril 1995.

Ces dispensaires sont pourvus d'un personnel d'élite recruté au concours, « seul moyen d'éviter le favoritisme ». Le dispensaire qu'organise la Ligue Nationale Française contre le péril vénérien » est, avant tout un centre de diagnostic, mis à la disposition des médecins de la région, et non un centre de traitement, sauf pour les indigents et les nécessiteux. » Ces dispensaires fonctionnent toute l’année avec deux consultations par semaine, dont une le samedi après-midi, afin de permettre aux ouvriers qui travaillent les autres jours, de se faire soigner sans préjudice.

I serait superflu d'insister sur les énormes services que ces centres rendent et sur le progrès que leur création représente dans la lutte contre les maladies vénériennes.

Par ailleurs la Ligue, de même que le Service Central, s'est préoccupée de stimuler les recherches relatives à la vénéréologie et vient de mettre au concours trois Prix :

1° Un prix de 5.000 francs à décerner à l’auteur du meilleur travail sur : les psychopathies hérédo-syphilitiques chez l'enfant et chez l'adolescent, et leur rôle dans la criminalité juvénile :

2° Un prix de 5.000 francs à décerner à l’auteur de la meilleure étude sur : l'Association de Ja syphilis et de la Tuberculose dans les affections ostéo-articulaires (pathogénie, diagnostic, traitement).

3° Un prix de 20.000 francs à décerner à l'auteur de la

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découverte la plus importante faite pendant les années

1926-1927, dans le domaine de la vénérologie (r). Les organisations départementales

En ce qui concerne l’organisation de la lutte anti-vénérienne dans les départements, nous ne ferons que rapporter ce qu'écrit à ce sujet M. le docteur CAVAILLON. D'après lui, conformément à la législation française, les modalités de cette organisation peuvent se ramener à trois types |

1° « En application de la circulaire du 16 août 1924, sur le fonctionnement des Inspections départementales d'hygiène, la lutte anti-vénérienne est fréquemment confiée, comme dans l'Aisne et dans l'Aveyron, à des services départementaux, dirigés sous l'autorité du préfet, par les médecins inspecteurs départementaux d'hygiène. La lutte anti-vénérienne rentre dans ce cas dans les attributions de l'inspection d'Hygiène, et elle fonctionne conformément à un arrêté préfectoral qui fixe ses modalités, et son budget, celui-ci étant assuré par des crédits votés par le conseil général, et par des crédits alloués par l'Administratjon Centrale.

Les services au cabinet du médecin praticien dont nous parlerons plus loin, fonctionnent toujours sous la forme de services départementaux et le décret du 4 août 1925 a prévu que des indemnités spéciales pouvaient être accordées aux médecins inspecteurs départementaux d'hygiène chargés de leur fonctionnement et de leur contrôle.

(1) Gouceror. — Rapport sur la propagande, de décembre 1925 à juin 1926. (Séance du Conseil de perfectionnement du 9 juin 1926).

2° La lutte est aussi fréquemment assurée par les Orga-

nisations d'hygiène sociale et de préservation anti-tuber-

culeuse, constituées elles-mêmes sous forme : soit d'offices publics départementaux d'hygiène sociale, conformément 4 à l’article 10 de la loi de 1916, soit de comités départe- 4 mentaux d'hygiène sociale fondés sous le régime de la loi Ê sur les associations du 1° juillet 1901 avec bénéfice de la Ë loi de 1916, dans ce cas la lutte anti-vénérienne reste j encore fréquemment confiée au médecin inspecteur dépar- | temental d'hygiène qui est très souvent comme on le sait, le secrétaire général des offices et des comités départementaux. ù La lutte anti-vénérienne est dans le sein de ces organi- j sations générales confiée à une section spéciale (Meuthe- : et-Moselle, Hérault, etc.). À 3° Dans certains départements, la lutte anti-vénérienne, À reste assurée par des organisations isolées, mais le minis- ; tère a désigné un délégué spécial chargé de jouer dans

le département le rôle d'animateur général de la lutte,

de contrôleur des services existant, et c'est à lui que par l'intermédiaire du préfet, le Ministère s'adresse pour réaliser les améliorations jugées indispensables. C’est ainsi \

u'ontk été désignés dans la Loire le docteur LAURENT, dans la Seine-Inférieure le docteur PAYENNEVILLE, dans les Bouches-du-Rhône le professeur GauJoux, dans la Haute-Garonne le -professeur Aupry, dans le Rhône, le professeur Nicoras, dans la Gironde le professeur PEz- GES, etc. Quelquefois même, le rôle de ces délégués n’est pas seulement départemental, mais en réalité régional.

Fréquemment, les délégués de l'administration centra-

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le, agissent au sein des organisations départementales, telles que les inspections d'hygiène (Aisne, Côtes-du-Nord} ou des Comités et Offices départementaux d'hygiène sociale (le professeur NSprLManx, à Nancy, docteur Au- BLADT, à Montpellier).

À l'heure actuelle, il existe 51 organisations départementales de l’un ou de l'autre de ces trois types ».

Les autres départements possèdent des services autonomes, il n'y à que quatre départements dépourvus de tous services, mais dans lesquels on est en train d'organiser, sinon des dispensaires, du moins des services ruraux, en collaboration avec les médecins praticiens, et des services de dépistage et de traitement de l'hérédo-syphilis.

En Algérie, la lutte est assurée par une commission de prophylaxie des Maladies Vénériennes, instaurée officiellement auprès du Gouvernement Général.

En Alsace-Lorraine, la lutte est confiée à la Ligue antivénérienne d'Alsace-Lorraine, dont le secrétaire général est le professeur PAUTRIER, assisté du docteur SCHMUTrz, directeur départemental d'hygiène du Bas-Rhin.

Cette ligue est née de l'obligation où on s'est trouvé en 1919 d'entreprendre une organisation autonome, pour lutter contre les maladies vénériennes, les trois nouveaux départements n'étant pas complètement rattachés à l'Administration intérieure.

La ligue a été placée sous le patronage de M. le Commissaire de la République à Strasbourg, dés trois préfets et des troïs maires de Strasbourg, Mulhouse et Metz.

On a organisé trois services annexes dans les trois vil-

les, Strasbourg, Mulhouse et Metz. A Strasbourg et à Mul-

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house, les Services sont installés dans les hôpitaux ; à Metz, dans l'impossibilité d'obtenir un local à l'hôpital, on à dù installer le service, dans un local indépendant.

La lutte anti-vénérienne assurée par les services annexes se trouve en Alsace et en Lorraine dans des condiüons particulières, et rencontre des difficultés méconnues dans le reste de la France, dû à la concurrence faite à ces services par les médecins -praticiens. L'organisation de l’assurance-maladie fait, qu'il n'y a pour ainsi dire pas d'indigents à traiter, les malades étant assurés, ce sont les caisses des malades qui paient les soins médicaux. Il n'y aurait aucun préjudice si les praticiens soignaient les malades comme on le fait dans les services spécialisés, et S'ils s'intéressaient à la prophylaxie sociale ; mais il nous faut reconnaître, que tous les praticiens ne sont pas assez préparés e{ par conséquent, le traitement assuré par eux, n'est pas toujours fait dans des bonnes conditions. La même siluation sera faite à tous les services par l’application à la France des assurances sociales « Le ministère étudie avec le professeur PAUrRIER, et les organisations que gèrent les caisses, les meilleurs moyens d'adapter le système alsacien à l'armement général anti-vénérien ».

La ligue anti-vénérienne d’Alsace-Lorraine s'est intéressée à la lutte éontre l'hérédo-syphilis. Des consultations pré-maternelles existant à Strasbourg, à Metz et à Mulhouse.

Pour le dépistage de l'hérédo-syphilis, on a organisé pour le Bas-Rhin, une inspection des enfants assistés. On s'est préoccupé et on a organisé en partie, le dépistage de

la syphilis dans les prisons: et le traitement de la syphilis

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rurale, par l'intermédiaire des médecins de campagne

sous la direction des services annexes.

La liaison entre les organisations départementales et le Service ntral est assuré par le médecin chef du £ervice qui, comme nous l'avons vu, doit « parcourir inlassablement la France pour visiter les organisations existantes », s'entendre avec toutes les personnes qui prennent part à la lutte et envisager avec elles les améliorations nécessaires.

L'Office national d'autre part, s'est préoccupé d'établir des rapports avec les préfets et, par leur intermédiaire, avec les assemblées départementales. On a fait de grands efforts auprès d'eux pour qu'ils organisent ou renforcent le service d'inspection départemental et d'hygiène et pour qu'ils obtiennent des Conseils généraux l'institution des infirmières sociales.

En outre, pour établir l'inventaire de l'armement sanitaire de la France, on s'est préoccupé d'enquêter dans les départements, Ces enquêtes ont été faites, soit par des personnes qualifiées, sur place, soit par des techniciens

envoyés par l'Office, [nous faut remarquer que l'intérêt

“de ces enquêtes n'est pas exclusivement statistique ; elles

ont un intérêt plus général, par l'influence qu'elles exercent sur le développement de l'hygiène dans les départements enquêtés. « I y a là un point qui mérite d'être signalé, et qui témoigne des résultats qui peuvent être obtenus par l'action directe d'un organisme, comme

l'Office national. Après avoir démontré la nécessité d'une’

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meilleure organisation de l’'Hygiène, il facilite les réalisations au moyen de sa documentation et de ses directives, tant techniques, qu'administratives, sans lesquelles, lés meilleures volontés restent souvent désorientées, rebu-

tées, et hors d'état d'agir » (1).

Les organisations internationales

Le Service de prophylaxie des maladies vénériennes se tient en liaison avec les organisations internationales qui prennent part à la lutte anti-vénérienne. C’est ainsi que sous les auspices de M. le professeur Léon BERNARD, l'Office National est entré en relation avec la section d'Hygiène de la société des Nations, ce qui lui a permis de se documenter sur toutes les questions d'ordre général intéressant l'hygiène dans le monde.

De même qu'avec la Société des Nations le service se ent en liaison avec le bureau international du travail, la Ligue des Sociétés des Croix-Rouges, l'Office International d'hygiène publique, la fondation Rockefeller et l'Union internationale contre le péril vénérien. Celle-ci groupe dès maintenant 34 nations : Allemagne, Argenline, Autriche, Bolivie, Brésil, Bulgarie, Cañada, Chili, Chine, Colombie, Costa-Rica, Danemark, Espagne, Esthonie, Etats-Unis, Equateur, France, Grande-Bretagne, Grèce, Guatemala, Hollande, Hongrie, Italie, Japon, Lettonie, Luxembourg, Norvège, Paraguay, Pologne, Suis-

se, TchécoSlovaquie, Venezuela, Yougo-Slavie.

(1) Rapport sur le fonctionnement et l’activité de l'Office National d'Hygiène sociale, depuis sa fondation, juin 1926,

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Pour la Ps Drailé Gouvernement, la Ligue ke tionale contre le péril vénérien est affiliée à l'Union et y est représentée par le Docteur CavarzLow, le représen-

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