SOCIÉTÉS DE SECOURS MUTUELS
Les sociétés de secoui's mutuels ont pour but, aux colonies comme en France, de venir en aide aux sociétaires malades, blessés ou inQrmes, de servir des pensions de retraite quand les ressources de l’association sont assez élevées pour le permettre et de couvrir les frais des obsèques des membres décédés. Ces sociétés sont fort nombi'euses aux colonies et, pour la plupart, approuvées par le gouverneur qui pi'end, à cet effet, des arrêtés. Beaucoup affectent un caractère religieux : c’est ainsi que la société de Saint-François-Xavier, à Saint-Denis (Réunion), autorisée par arrêté local du 22 janvier 1870, n’admet dans son sein que des catholiques et est dirigée par le curé de la paroisse, tandis que les frères de la doctrine chrétienne en sont les administrateurs. On peut encore citer, dans cet ordre d’idées, la société de secours mutuels approuvée par arrêté du gouverneur des établissements français de l’Inde le 20 mai 1890 et dans laquelle ne peuvent entrer que des musulmans.
Les statuts de ces sociétés d’initiative privée ne diffèrent guère de ceux des associations similaires de France. Pour citer un exemple, nous constaterons que la société de secours mutuels
OROAN. DES COLiONIES.