‹ Organisation du travail (volume 3)Chapitre 5 sur 19 · BO · texte numérisé non relu

BO

Teiniuriers en soie.

Imprévu

) Ta|>issiers.

tïl

Verni saeurs.

Nota. Nous devons ces renseignements, que nous avons mis

tj'awuser d'eiagéralion, a MM. Robert, teinturier, rue des Cra-

villiert, 60; Rosier, ouvrier en cannes, rue Sainte-Avoie, 33;

Landry. ébénUte. faubourg Saint-Marlln. 90-, Raraire. selUcft, 1

rue de Laborde. 17; Moreou, commis, rue du Caire, 10. ' ■

Que de larmes représente chacun de ces chiffres !

que de cris d'angoisse 1 que de mnlMictions violem-

ment refoulées dans les abîmes dn cœur 1 Voilà pour-

1 tant la condition dn (icnplc h Paris, la ville de la

k^He, la villc'des arts , la rnyonnaiile nipilnle âM

mm

monde civilisé ; ville , du reste, dont la physionomie ne reproduit que trop fidèlement tous les hideux contrastes d'une civilisation tant vantt!'e : les promenades superbes et les rues fangeuses, les bouti({ues étincelantes et les ateliers sombres , les théfltres où l'on chante et les réduits obscurs où l'on pleure, des monuments pour les triomphateurs et des salles pour les noyés, l'Arc de l'Etoile et la Morgue !

C'est assurément une chose bien remarquable que la puissance d'attraction qu'exercent sur les campagnes ces grandes villes où l'opulence des uns insulte à tout moment à la misère des autres. Le fait csisle pourtant, et il est trop vrai que l'industrie fait concurrence ù l'agriculture. Un journal dévoué à l'ordre social actuel reproduisait naguère ces tristes lignes tombées de la plume d'un prélat, l'évèquo de Strasbourg : « Autrefois, me disait !e maire d'une petite ville , avec trois cents francs je payais mes ouvriers ; maintenant mille francs me suffisent à peine. Si nous n'élevons très-haut le priv de leurs journées, ils nous menacent de nous quitter pour travailler dans les fabriques. Et cependant, combien l'agriculture, la véritable richesse de l'Ëlat, ne doitelle pas souffrir d'un pareil ordre de choses 1 Et remorquons «jue , si le crédit industriel s'ébranle , B de ces maisons de commerce vient à crouler, 1 quatre mille ouvriers languissent tout-^|

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