‹ Organisation du travail (volume 3)Chapitre 7 sur 19 · T^^^ ORGANISATION · texte numérisé non relu

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moralistes. Puis sont venus les calculateuH fiutrailles , et leur plainic a été plus vive d n Supprimez les tours, supprimez les (ours, ol altendez-vo«9 k voir le chiffre des enfants fi grossir de telle sorte , que tous nos budgets i n'y suffiront pas. » De fait, la progression en P fl été remarquable depuis l'établissement deS I Au 1" janvier 1784, le nombre des enfants trej était de 40,000; il était 102,103 en 1830.

122,981 en 1831 : il est à peu près aujoi de 130.000 (I). Le rapport des enfants Ironi population a presque triplé dans l'espace dé rante ans. Quelle borne poser à cette grande sion de la misère ? Et comment éeliapperez-vt Messieurs, au fardeau toujours croissant des mes additionnels? Je sais bien que les cbant mortalité sont grandes dans les ateliers de la moderne: je sais bien que, parmi ces enfants' fi In publique bîenfaisanre , il en est benucoi tne, au sortir du taudis natal , Pair vif de la l'épaisse atmosphère de l'hospico ; je sais qu'il d'autres qu'une nourritiu-e avare consume ment, car sur les 9,727 nourrices des enfanta'

tie Paris, n,264 seulement ont une vnclie rre ; je sais enfin qu'il en est qui, réi :

H Vob Im eurragM de MM. Hutmede PommeUK, 1 Mïlon de rhlteauntuf.

mm^^m

fiatme nourrice, meurent du lait rpie leurs cofn-

(gnoM, nés de la débauche , ont empoisonné [\].

Il biea t c^tte mortalité même ne coniititue pas,

Hasl une économie suFGsaute. l£t puisiju'il s'agit

Lc^otimes additionnels et de chifires , les dépen-

|, i|p 1815 à 1831, se sont élevées : dans In Qia-

Il.e,4ei5,ii32 fr. A Q2,*54 ;— dans les Landes,

fjfs.SSl ii 74,553 fr. ; — dans le Lot-et-Ga-

hife, de6(),579 fr. à l(6,98(i;— dans la Loire,

r50,07i> it 83,493 fr. — Ainsi du reste de la

jance. pu 1^25, les conseils généraux votent pour

Pïâ,?^"^ fr. d'allocations, et à la fin de l'année,

^éfleit constaté est de 23Q,418 fr. Pour comf)le

unalbeur, le régime hygiénique des hospices s'a-

HîjDre de jour en jour I Les progrès de l'hygiène

FSQant une ralamité I Quel état social , grand

al Que faire donc, encore une fois? On a Jma-

î de réduire toute mère qui irait déposer son

int à l'hospice à l'humiliante obligation de pren-

n commissaire de police pour confesseur. Belle

^tïon, vraiment I Qae peut donc gagner la so-

^ à ce que les femmes s'accoutument à ne plus

jçîrî Quand toute imprudence de jeunesse aura

EDQ son visa, ou que tout acte de libertinage

I pris son passavant, qu'arrivera-t-il7 Que |e

iblî par U nécessité de cette confession dou.

fphitdu hatiael. par M. EdcieBUndDun^ritu

loureuse sera bientAt brisé par l'habitude ; (fJH femmes feront ainsi leur éducation d'cffronte^H qu'après avoir consacré l'oubli de la chastet^jH torité publique aura scellé de son sceau la vioH de toutes les lois de la pudeur 1 Mieux vaudrait^| que supprimer les tours ; c'est ce que bea^J osent demander. Vœu impie! Ahl vous tronvéffl le cbifTre des centimes additionnels grossit , Me sieurs 1 c'est possible ; mais nous ne voulons pai nous, que le nombre des infanticides augmente. AI la cbarge qui pèse sur vos budgets vous épouvanli mais nous disons , nous , que puisque les filles t peuple ne trouvent pas dans leur salaire de qn vivre, il csl juste que ce que vous gagnez d'un < vous le perdiez fatnlement de l'autre. Mais l mille s'en va de la sorte ? Eh I sans doute . Â donc à ce que le travail soit réorganisé. Car, répète : avec la concurrence, l'exlrème misère ; Vestrèmo misère, la dissolution de la famille. ( singulière 1 les partisans de ce régime trembla vant l'ombre d'une innovation , et ils ne s'ape vent pas que le maintien de ce régime les p par une pente naturelle et irrésistible à la audacieuse des innovations modernes , au saii monisme 1

- U n des résultats les plus bideus du régime i I que nous combattons est l'cntassemcnl dt

faots dans les fabriques. « En France, lisons-noas dans une pétition adressée aux chambres par des philanthropes de Mulhouse, on admet dans les filatures de coton et dans les autres établissements industriels des enfants de tout âge ; nous y avons vu des enfants de cinq et de six ans. Le noDïbre d'heures de travail est le mÉme pour tous , grands et petits ; on ne travaille jamais moins de treize heures et demie par jour dans les filatures, sauf les cas de crise commerciale. Traversez une ville d'industrie à cinq heures du matin et regardez la population qui se presse à l'entrée des filatures ! vous verrez de malheureux enfants , pâles , chétifs , rabougris , à l'oei! terne, aux joues livides, ajant peine à respirer, marchant le dos voûté comme des vieillards. Écoutez les entretiens de ces enfants : leur voix est rauque , lourde et comme voilée par les miasmes impurs ira'ils respirent dans les établissements cotonniers. » Plût à Dieu que celte description fût exagérée I mais les faits qu'elle signale s'appuient sur des ob- 5W?ations consignées dans des pièces officielles et reeueillies par des hommes graves. Les preuves, d'ailleurs, ne sont que trop convaincantes. M. Charles Dnpio disait dernièrement à la chambre des pairs que. sur 10,000 jeunes gens appelés ù supporter les !S de la guerre, les dix départements les p lus tcturiers de France on présentaient 8,fl^H

rten^fl

infirmes ou dilTormes, tandis que les départei agricoles n'en présentaient que 4,029. En ; pour avoir 100 hommes valides, il fallut en repousser 170 11 Rouen, 157 h Ninjes , 168 ù E|beiif, 100 à Mulhouse [1) . F.t ce sont bien là les cflJB(ï naturels de la concurrence. En auptiuvrissaDt ontif mesure l'ouvrier , elle le force à chercher dnns Ji paternité un supplément de sajaire. Aussi, partotg où la concurrence a fégfié , elle a rendu uéces^ain l'emploi des enfants dans les manufactures. En ingletorrc, par csemple, les ateliers se composent m grandeparfied'enfants : k Monlhly HevieWjcité M. D'Haussez, porte à 1,078 le nombre dpsi vailleurs qui , dans les manufactures de Diu n'ont pas atteint leur 18" année ; la mujorit*^ e dessous de 1 4 ans ; une grande partie ou-i de 12; quelques-uns au-dessous do 9 ; il yl enfin qui n'ont que fi ou 7 ans. Or, on peut jugçf d'après VAusIand. cité par M. Edelesland Dm ril. des effets de cet affreui système d'impût ^ sur l'enfance : parmi 700 enfants des deux g pris au hasard h Manchester, on a trouvé :

Sur les 350 qui n'étaient pas employés dai fabriques, 21 malades, SS d'une santé fail parfaitement bien portants.

Sur les 350 qui y étaient employés, "TS 11

IkVuir la »taliBtii)uc iir^ci'iJe.

m T^VAfL. 3]

154 d'une santé Taible, 143 seulement ^'unc bonne santé.

C'est donc un régime homifide que celui qui force les pères à exploiter leurs propres curants. Et au point de vue moral, qu'imaginer de plus désastreux que cet accouplement des sexes dans les fabriques? C'est l'inoculation du vice à l'enfance. Corotnent lire sans horreur ce que dît le docteur Cumins de ces malades de onze ans qu'il a traités dans un hàpital de maladie.s syphilitiques ? et quelle conclusion tirer de ce fait qu'en Angleterre l'Age moyen dans les maisons de refuge est dix-huit ans î Nous pourrions multiplier ces désolantes preuves : à faris sur douze mille sis cent sept femmes inscrites au registre de la prostitution , les villes en fournis! huit mille six cent i[uaranle-une ; et toutes appi tieiment à lu classe des artisans. M- Loraïn , professenr nu collège I^uis le Grand, a composé un raWort tristement curieux sur l'état de toutes les écoles primaires du royaume. Après avoir longuement énuméré les odieuses victoires de l'industrie sur l'éducntion et leur iniluence sur la moralité des enfants, il ajoute que la France commence h fitre infectée des m/'mes usages qui ont pris racine en Angieterre, où il a été constaté, par uu tableau du tl of Education , qu'en quatre jours, quatorze itorze enfants avaient fréquenté qi

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