J.-C. VAN MARK UN
Delft, .luin 1900.
de la
Fabrique Néerlandaise de Levure et d'Alcool
L'idée mère qui a présidé à l'organisation sociale suivante peut se résumer comme suit:
Dans la société actuelle l'existence de l' homme parcourt trois étapes.
D'abord il demande le pain quotidien, le moyen d' existence matérielle immédiat, pour soi-même et pour la famille qu'il a le droit de créer, selon la loi de la nature.
Ensuite il cherche à assurer le pain quotidien, l'existence matérielle de sa famille, dans toutes les circonstances normales comme dans toutes les crises imprévues de la vie humaine.
L' existence matérielle assurée, il exige et a le droit d'exiger davantage : l'embellissement de la vie, relèvement du niveau moral et intellectuel, la récréation .
Dans la société actuelle il est impossible pour la masse des hommes d' atteindre cette dernière, trop difficile d'arriver à la deuxième, souvent meme à la première étape.
Dans la situation actuelle réciproque du capital et dît travail, il me parait du devoir de celui qui a trouvé par des circonstances favorables ou qui a créé par sa propre énergie, autour de lui, une société d'hommes, de collaborateurs dans un but commercial ou industriel, — il me parait du devoir du patron d'aider ses subordonnés avec tous les moyens dont il dispose, son coeur, son intelligence , son argent, pour arriver jusqu'à cette étape suprême qui seule rend la vie humaine digne de vivre.
Ma conviction est que, ce faisant, le patron ne fera pas de sacrifice. Mais s'il faut en faire, soit au point de vice matériel, - soit au point de vue moral, - qu'il eu fasse dans les limites de ses forces. C'est son devoir sacré.
SALAIRE ET TRAVAIL
ans la grande industrie manufacturière, où plusieurs centaines, et même des milliers d'ouvriers travaillent dans une fabrique dirigée par quelques chefs, l'individualité de l'ouvrier, comme tel, se perd aisément. La possibilité d'améliorer son sort par un salaire plus élevé est pour la plupart des hommes un fort stimulant à un travail toujours plus perfectionné, un dévouement toujours plus complet. Dans l'usine où le taux des salaires est assez uniforme pour la grande majorité des ouvriers, ce stimulant n'existe pas ou s'il existe — s'endort.
D'un autre côté, le décernement de salaires et d'augmentations de salaires, non fondé sur une base quelconque rationnelle, conduit inévitablement à l'arbitraire, voire même à des injustices flagrantes, qui ouvrent la porte à la jalousie, au général dans les ateliers. Le système qui régit les salaires extrême importance, tant pour la famille ouvrière que pour la quantité et la qualité du travail que l'entreprise reçoit.
Quoique la question des salaires a été étudiée dès la fondation des établissements, leur organisation complète n'a pu mûrir qu'insensiblement et leur codification ne s'est réalisée qu'en 1889. Ces principes codifiés forment partie des Statuts du Travail, projetés par la Direction et mis en vigueur après ample délibération avec le Noyau. (Voir ci-après n°. 101).
La bannière de la Fabrique erlandaise de Levure et d'Alcool avec sa devise ,,La Fabrique pour Tous Tous pour la Fabrique''.
mécontentement est donc d'une