‹ Organon de l'art de guérir (volume 2)Chapitre 3 sur 11 · Explication de ce phénomène · texte numérisé non relu

Explication de ce phénomène

41. Exemples de maladies chroniques guéries par la nature elle -même à l’occasion d’une autre maladie semblable survenue depuis.

42 — 44. La nature elle -même ne peut donc anéantir et guérir les maladies que par d’autres maladies, qui produisent des symptômes semblables à ceux de la maladie antérieure, mais jamais par des maladies dissemblables. Elle instruit par là le médecin des médicamens avec lesquels il peut guérir d’une manière certaine, c. à d. uniquement avec des remèdes homoeopathiques.

45. La nature n’a que peu de maladies qui puissent agir homoeopathiquement sur d’autres maladies, et encore ce secours est -il accompagné de beaucoup d’inconvéniens.

46. Le médecin, au contraire, possède une quantité innombrable de remèdes homoeopathiques, c. à d. dans les médicamens dont il a reconnu les effets spécifiques , et dont le mal artificiel , qu’ils produisent, s’évanouit de lui -même aussitôt après l’accomplissement de la guérison, et promptement à cause de la petitesse des doses, que le médecin peut diminuer à volonté.

47. L’exemple de la nature, qui d’elle -même ne peut guérir une maladie antérieure, que par une maladie postérieure semblable, doit apprendre au médecin, qu’il ne doit traiter et guérir les maladies qu’avec des remèdes homoeopathiques, mais jamais

avec des remèdes hétérogènes et allopathiques, qui ne peuvent guérir le malade et ne servent qu’à le tourmenter.

g. 48. Causes pour lesquelles les médecins ordinaires ont fait jusqu’à présent des cures allopathiques et par conséquent sans effets, c. à d. 1) par ignorance des véritables vertus des médicamens ;

49 — 59. et 2) par la fausse opinion, que ce sont des matières morbifiques, qui font la base des maladies.

60. Cause de la confiance que la médecine ordinaire accorde aux remèdes évacuatifs.

61 — 63. Nullité et qualité nuisible de semblables remèdes.

Note. Cures des maladies vermineuses.

64. Qu’on guérisse une maladie par la voie homoeopathique, qui est la plus convenable à la nature, et on détruira en même temps la source de ces matières dégénérées produites par la maladie dynamique, qui semble être pour le médecin ordinaire des matières, qui produisent et perpétuent la maladie.

Note. Les crises de la maladie abandonnée à ellemême ne nous indiquent pas , qu’il y ait des matières morbifiques à évacuer.

65 — 68. Il n’y a que trois méthodes possibles, pour employer les médicamens contre les maladies, savoir :

1) la méthode allopathique, qui reste toujours sans effets,

2) la méthode homoeopathique , qui est la seule salutaire, et

3) la méthode antipathique (palliative), la plus illusoire de toutes, selon laquelle on ordonne contre un seul symptôme de maladie un remède, qui produit un effet opposé (contraria contrariis). Exemples.

§. 69. Cette méthode antipathique est vicieuse, non -seulement parceque par elle on ne combat qu’un seul symptôme de maladie, mais encore, parceque après avoir diminué en apparence le mal pour peu de temps, elle le fait toujours réellement empirer bientôt après.

Note. Témoignages des auteurs.

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