PAR LE
Dr. SAMUEL HAHNEMANN.
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Préface
de la quatrième édition.
S; cette nature, dont les secours spontanes furent regardés par l'ancienne école médicale comme le modèle des méthodes curatives, si cette nature, dis-je, était la voix de la sagesse infinie de l’Etre suprême qui gouverne l'univers, il faudrait suivre cette voix infaillible, ou plutôt il faudrait laisser agir cette nature toute seule dans les maladies des hommes; Car je ne sais trop, pourquoi nous autres médecins nous nous me&lerions alors de troubler par l'intervention de l'art les opéra-
tions dune puissance souverainement intel-
ligente. Mais le cas est bien different! Celte nature, dont les secours spontands étaient vantés par l'école comme la voie curative la plus excellente et la plus digne d'imitation, n'est que la nature individuelle de l'organisme humain, elle n'est, dis-je, que la faculté vitale, douée, non d'intelligence et de réflexion, mais seulement d'instinct, et liée aux lois organiques de notre corps. (Cette puissance merveilleuse est destinée à maintenir dans une harmonie parfaite toutes les fonctions et toutes les sensations de l'organisme, tant que celui-ci se trouve en un état de santé régulière, mais non pas à rétablir le mieux possible une santé troublée. Lorsque la faculté vitale est altérée par des influences nuisibles provenant du monde extérieur, elle s'efforce en vertu de son instinct et de son énergie automate, de se débarrasser de la maladie par des procédés révolutionnaires. Mais ses efforts sont un nouveau mal, qui se.substitue au premier; car, se réglant d'après les lois constitutives de l'organisme, elle excite une maladie hétérogène, pour chasser la
souf-
souffrance primitive, soit par des douleurs, soit par des métastases etc., soit enfin, ce qui est le cas le plus ordinaire, par des évacuations et par le sacrifice de bien des parties solides et liquides. Les résultats de ces opérations sont presque toujours .difficiles, souvent équivoques, et quelquefois funestes !
Si de tout temps les hommes n'avaient pas compris, combien sont imparfaits les efforts de cet instinct aveugle d'une puissance non-intelligente qui veut saider elle-même, certes ils ne se seraient pas donné tant de peines pour venir au secours de cette faculté vitale souffrante, pour abréger le cours des maladies et pour rétablir la santé d'une manière plus certaine; — en un mot ils ne se seraient pas efforcés d'inventer un art de guérir!
Cependant, comme la médecine s'est bornée jusqua présent à imiter les efforts spontanes de la faculté vitale, on m'accordera, qu'un art de guérir parfait et certain n'avait
pas encore élé trouvé, Les principes et les