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XIV. Or, il n’y a que trois rapports pos

N sibles entre les symptômes de l’une et de l'autre espece: L’opposition, la ressemblance et l’hétérogénéité. Il s'ensuit qu'il my a que trois méthodes principales pour traiter les maladies, savoir :

1) La méthode antipathique, ou celle qui emploie des médicamens produisant des effets primitifs contraires aux symptômes de la maladie (èværtior nadog, affection contraire);

2) La méthode homéopathique, ou celle qui se sert de remèdes excitant des effets primitifs semblables à ceux de la maladie en question (ouoioy ados, affection semblable);

3) La méthode allopathique, ou celle qui se sert de médicamens produisant des effets étrangers, €. à d. ni semblables, ni contraires | aux symptômes de la maladie naturelle (&220v rados, affection étrangère).

L'expérience décidera de la valeur de chacune de ces trois méthodes. Voici les résultats qu'elle nous offre.

XV. Quant au procédé allopathique il présente trois chances possibles. 1) Si les maux artificiels, produits par le remède, sont moins forts que les souffrances naturelles, la maladie reste la meıne. 2) Si les effets morbitiques du médicament sont également forts ou plus forts que ceux de la maladie, cette dernière est suspendue aussi longtemps que dure la cure allopathique; mais elle revient aussitôt qu'on a cessé d’administrer les remèdes, à moins qu’en attendant elle n'ait achevé son cours naturel. Ce ne sont dans la règle que les maladies aiguës legeres et moyennes, qui

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disparaissent durant les attaques allopathiques; mais jamais une maladie chronique n’en saurait être anéantie. 3) Si l'on continue longtemps d'employer des remèdes allopathiques violens contre une maladie chronique, il peut en résulter une complication de maladie, composée des symptômes spécifiques du medicament et des souffrances naturelles, de facon que chacune de ces deux maladies occupe une place différente dans l'organisme. — La methode allopathique n’opere donc en aucun cas une guérison véritable et directe. Car les effets primitifs d’un médicament allopathique, n'étant ni semblables, ni contraires aux symptômes de la maladie, ne touchent pas les parties affectées des souffrances naturelles et ne sauraient donc réellement combattre et vaincre ces dernières. Il peut les supprimer pour quelque temps d'une manière indirecte par des maux hétérogènes, excités en une autre sphère ou organe du corps, en donnant, pour ainsi dire, le change à la maladie. Mais cette suppression est bien différente d’un anéantissement direct et spécifique. XVI. Pour ce qui est du procédé antipathique, il semble d’abord que l'influence du remède ait opéré une neutralisation des maux naturels et qu’elle les ait parfaitement guéris. Mais des que le médicament antipathique à cessé d'agir sur le corps, nonseulement le mal naturel reparait, mais il s'ensuit encore un aggravement évident qui augmente en proportion de la grandeur des doses (à moins que la maladie n'ait achevé en attendant son cours naturel). La cause en est, que l'organisme a la tendance de réagir contre toute influence étrangère et de lui opposer un état justement contraire, si toutefois un tel peut exister dans un cas donné.

Or, quand le remède employé contre une maladie, produit des symptômes primitifs contraires à ceux de celle-ci, il s'ensuit que l’effet réactif de l’organisme, qui succède toujours à l'effet primitif du remède, ne saurait être autre chose qu'un état semblable à la maladie naturelle qui aggrave cette dernière, Voilà pourquoi il faut souvent répéter les remèdes antipathiques, pour maintenir l'organisme dans l’état propre à leur effet primitif. Le procédé antipathique n’est donc qu’une méthode palliative, qui, tout aussi peu que le procédé allopathique, ne produit pas un anéantissement direct et véritable, mais seulement une suppression provisoire de la 'maladie. Il est vrai que des souffrances aiguës légères et des fièvres pas trop violentes guérissent souvent durant l’emploi des remèdes antipathiques, parce que leur cours naturel s'était écoulé en attendant. Mais les maladies aiguës graves leur résistent pour, lordinaire, et les maladies chroniques n’en sont jamais guéries. C'est surtout dans ces dernières, que se montre l'effet nuisible des medicamens antipathiques, : parce qu'il faut toujours en augmenter la dose pour obtenir le meine résultat; mais cette augmentation des doses provoque aussi un plus fort aggravemient du mal dans l’effet réactif de l’organisme, jusqu'à ce qu’enfin le corps devienne insensible à l'influence du remède et que le mal primitif s'aggrave d’une manière incroyable, ou qu'il prenne une autre forme encore plus pernicieuse. — Il n’y a que peu de cas où lapplication de la méthode antipathique soit utile et même nécessaire, c. à d. 1) Quand par quelque accident subit la sensibilité et l’irritabilité de Yorganisme se trouvent entièrement supprimées, de facon qu'il

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s’agit avant tout de rétablir le jeu des organes vitaux; 2) Quand des empoisonnemens subits demandent l’emploi d’antidotes.

XVII. La méthode homéopathique est la seule; qui se montre toujours salutaire par l’expérience, supposé que les doses des médicamens soient toujours tempérées d’une manière convenable.

La méthode homéopathique convient: tout aussi bien aux maladies.aiguës qu'aux maladies chroniques,-et c'est surtout dans ces dernières. qu’elle manifeste sa supériorité sur les autres voies curatives, Le remède homéopathique opère pour l'ordinaire au commencementun petit aggravement du mal, mais cet effet primitif fait insensiblement place à l'effet secondaire qui ramène la santé d'une manière parfaite et durable. Des maladies aiguës légères sont guéries, dans la règle, par un seul remède en l’espace de quelques: jours, souvent même en quelques heures. Les maladies aiguës graves sont toujours gueries avant le terme de leur cours naturel, preuve que la dite méthode opère d’une manière directe et spécifique. Les maladies chroniques demandent naturellement plus de temps pour leur guérison; il arrive cependant parfois que même des souffrances de plusieurs années .cedent en quelques semaines à l'influence du remède homéopathique qui leur convient spécifiquement. Cette voie curative est donc la seule qui satisfasse à tous les désirs, d’amener une guérison directe, douce, certaine, durable, et relativement rapide. Or nous avons trouvé en elle le principe fondamental du traitement des maladies, c. à d.: Guérissez les maladies par des remèdes, capables de produire de leur

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