EU? S
iss
quelle espèce de femme est je saurais alors qu'eu penser.
Je crois que c'est une très-bonne
personnej je n'en ai entendu dire aucun
mal.
lais ne Tavoil-il jamais remarquée
avant que la mort de son graud père l'eût rendue maîtresse, de cette for?
tune?
— Non , pourquoi T'auroit-il remarquée , s'il ne lui e'toit pas permis de chercher, à obtenir ma tendresse? Parce que je n'avois pas assez d.è fortune ?
pourquoi auroit-il fait sa cour à une personne qui ne lui plaisoil pas , et qui éloit aussi pauvre que moi?
ORGUEIL
Tl5
— Mais M roc semble qu'il manque de délicatesse , en lui adressant se$ vœux si vite après cet événement?
— Un boni me rpii se trouve dans une position gênée n'a pas le temps d'observer le même décorum que les autres; d'ailleurs, si elle ne fait point d'objections elle-même, pourquoi en ferions»
nous ?
— Cela ne suffit pas pour le justifier 5 cela prouve seulement que Miss King a peu de jugement et de sensibilité.
— Et bien! s'écria Elisabeth., choisissez, puisque vous voulez absolument que Miss King, soit folle ou que Mr.
Wikam soit intéresse'..
Non, Lizzy, c'est une chose que je ne puis prononcer , puisque vous savez bien que je serois très-fâchée d'avoir une mauvaise opinion d'un homme que je regarde presque comme mon compatrioie ; il a vécu si longtemps dans I© Derbys h ire I
3 16 OKGUEIL ET
Oh ! si ce n'est que cela , j'ai pet*
bonne opinion des hommes qui ont vécu dans le Derhyshire , et de leurs amis, intimes qui ont demeuré dans le Hertfordshive. Je suis lasse d'eu* tous.... Dieu merci, je vais demain dans un pays où je trouverai un homme qui n'a pas une seule qualité agréable, et dont les manières et le jugement ne peuvent pas le rendre le moins du monde intéressant :
après tout, les hommes tout- à-fait stupides sont les seuls qu'on puisse connaître!
- Prenez garde , Lizzy , que ce discours ne décèle trop le désappointement!
Avant de terminer la journée , h\vsabeih eut le bonheur inespéré de recevoir de son oncle et de salante 1 inflation de tes accompagner dans un petit voyage de plaisir qu'ils se proposoient de faire dans le courant de Te lé.
— Nous ne sommes pas encore bien décidés où nous irons , dit Mistriss Gardinev , peut-être aux Iacs«
Aucune proposition ne pouvoit être plus agréable à Elisabeth , aussi l'accepta-t-eiie avec la reconnaissance •la plus vive et la plus espansive.
Ma chère , ma chère bonne tanie , s'écrioit-elle dans son transport, quels délices ! quelle félicité ! Vous me donnez une nouvelle vie ! Adieu les désappointemens , la mélancolie ! Que sont les hommes en comparaison des rochers, des montagnes ! Quelles heures de ravissement nous allons passer ! lorsque îîous reviendrons, je ne serai pas, comme les autres voyageurs, incapable de donner une idée exacte de ce que nous avons vu j nous connoîtrons à fond le pays que nous aurons parcouru, nous nous rappellerons tout; les lacs, les montagnes , les rivières ? ne seront pas confon-
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ORGUEIL ET PRÊnJGÉ.
.dus dans notre tête, quand nous voudrons raconter quelques scènes parti* culières^ nous ne commencerons pas par nous disputer sur le lieu où elle s'est -passe'e, el nos descriptions seront peutêtre motus ennuyeuses que celles de ■la plupart des vopgeurs.
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