‹ Orgueil et Préjugé, Volume 2Chapitre 29 sur 34 · IV · texte numérisé non relu

IV

orgue ri, et riu'ijuoi:

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II lui répondit avec calme : — Je ne veux point nier que je n'aie fait tout ce qm e'toii en mon pouvoir pour détacher mon ami de votre sœur, et que je ne me sois rejoui du succès de mes efforts. J'ai été plus sage pour lui que pour moi.

Elisabeth ne fit pas semblant d'avoir entendu cette réflexion peu polie, mais elle ne lui avoil point échappé, et il faut avouer qu'elle n'étoit pas faite pour J appaiser.

— Ce n'est point sur cela senî , répondit- elle, qu'est fondée mon aversion, mon opinion sur vous étoit fixée bien long-temps avant celte époque. Votre caractère me fut dévoile il y a quelques mois par Mr. Wikani. Que direz vous maintenant ! Q^iel acte d'héroïsme idéal pounez-vous imaginer pour vous excuser? et sous quelle forme pourrez- vous déguiser la cruauté de votre conduite

envers lui ?

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30^ OltGUEIL ET PRÉJUGÉ.

Vous prenez un intérêt bien vif à tout ce qui concerne ce jeune homme; dît Darcy d'un ton moins calme et en

rougissant.

— Ceux qui connoissent les infortunes qu'il a éprouvées ne peuvent s'empêcher <le sentir de l'intérêt pour lui !

Des infortunes ! répéta Darcy dédaigneusement ; ses infortunes ont été grandes en vérité !

Et c'est à vous qu'il les doit , s'écria Elisabeth avec chaleur. C'est vous qui l'avez réduit à l'état, de pauvreté où il est maintenant ; vous Favez. frustré-des

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avez privé les plus belles années de sa vie de cette indépendance qui lui étoit due, qu'il avoil méritée ! Auteur de toutes, ses infortunes, pouvez- vous en parler avec mépris et le couvrir de -ridicule ?

Ainsi donc , dit Darcy en se pro-

menant dans la chambre d'un pas agite, voilà l'opinion que vous avez de moi !

voilà l'estime que vous m'accordez l Je vous remercie de celle explication; mes fautes sont énormes; mais peut-être ajoutât il en se tournant vers elle, peutêtre auriez- vous pu me pardonner, si votre orgueil n'eût pas été blessé par l'aveu plein de franchise que je vous ai fait des scrupules qui m'ont empêché longtemps de former aucun dessein sérieux. Toutes ces terribles accusations auroienl peut-être été étouffées, si j'avais caché avec plus d'adresse les combats que j'ai soutenus, et si je vous avois flattée par l'aveu d'une passion que le monde et ma raison eussent approuvée ! Mais toute dissimulation m'est odieuse , et je ne rougis point des semimens que j'ai énoncés, ils tout justes et naturels. Devois-je vous assurer que l'infériorité de toire famille et de vos connoissances fus

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