O&GU EIL ET PR ÉÏV
de la voir, et , avant qu'elle eût le temps de repondre , il ajouta :
- — Il y a environ huit mois. Nous ne nous sommes pas revus depuis le 26 Novembre, que nous dansions tous ensemble à Netherfield.
Elisabeth etoit ravie de ce souvenir ; il saisit ensuite l'occasion de lui demander , sans que personue l'entendît , si toutes ses sœurs éloient à Longbourn, Celte question et la remarque précédente, quoique presque insignifiantes par ellesmêmes, ne l'étoient plus par le ton avec lequel elles avoicnt été faites.
Elle osoit à peine jeter les yeux sur Mr. Darcy ; cependant elle s'assura que le changement qu'elle avoit observe' en lui la veille, n'avoit pas été l'affaire d'un moment. En le vovanl chercher à captiver la bienveillance de gens que quelques mois auparavant il auroil été' fâché de connohre ; en le voyant si poli, non-
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seulement avec elle , mais encore avec ses païens , qu'il àvoitsi ouveriement méprises: ei en se rappelant la scène qui s'etoit passée entre eux h Hunsford , elle pouvoit à peine cacher son étonnemeni. Jamais, ni dans la société de ses chers amis de. NeiherfieM , ni dans celle de ses nobles parent de Rosîng, elle ne l'avait vu anime d'un si vif désir de plaire , et si dépourvu d'importance et de réserve qu'en ce moment.
En prenant congé , Mr. Darcy engagea sa sœur à se joindre à lui pour exprimer ]e plaisir qu'ils an. oient à avoir Mistriss, Mr. Gardiner et MissBennet à dîner avant qu'ils quittassent le pays. Miss Darcy le fit avec une timidité qui prouvai* qu'elle avoil encore peu d'habitude de faire des invitations ; Mistriss Gardiner cherchmt à voir dans les veux de sa nièce, que cette invitation concernoit surtout , si elle éioit disposée à l'accepter; mais Elisabeth avait
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détourné la tète. Présumant que cette manière d'éviter ses regards prouvoit plutôt un peu d'embarras que de la répugnance ; et , voyant daus son mari , qui airaoit beaucoup le monde , la plus grande envie d'accepter, elle se hasarda à promettre qu'ils iroient. Le jour fut fixé au surlendemain.
Bingley témoigna le plus grand plaisir a l'idée de revoir Elisabeth, ayant beaucoup des détails à lui demander sur leurs amis du Hertfordshire. Elisabeth interpréta tout cela en faveur de Jane, et se sentit remplie d'espérances. Craignant les questions et les suppositions de son oucle et de sa tante sur ce qu'ils venoienl de voir et d'entendre , elle se bâta de les quitter pour aller s'habiliter.
Mais elle avoil tort de redouter l'indiscrétion de Mr. et Miss. Gardiner; ils n'auroient point cherché, à forcer sa contactée, il éfost clair pour eux qu'elle
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